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PSYCHEDELIC WITCHCRAFT - Sound Of The Wind (2017)
Par DARK BEAGLE le 13 Décembre 2017          Consultée 1142 fois

Et de trois ! Virginia Monti semble infatigable et ce n’est que parce que 2017 tire à sa fin que la belle italienne ne va pas poser sa voix sur un quatrième album. Si elle s’est fait remarquer sur le "Ouija" de DEAD WITCHES, formation pensée par Mark Greening d’ELECTRIC WIZARD, dont elle ne fait déjà plus partie, c’est surtout sur PSYCHEDELIC WITCHCRAFT que se sont portés la plus grosse partie de ses efforts. Après un EP en début d’année, le groupe a mis en boîte son nouvel opus cet été, pour une sortie en ce froid mois de novembre. Virginia nous apparaît sur la pochette comme une Néfertiti moderne aux portes d’un temple égyptien perdu dans la campagne – campagne un rien trop européenne pour faire vraiment illusion, certes ! – et semble nous mettre au défi d’écouter ce nouvel album. Ce que nous allons faire de suite !

Et force est de constater qu’après 38 petites minutes, on en ressort satisfait mais peut-être pas entièrement rassasié. On en aurait volontiers pris plus, un petit rab de dessert par exemple. Si le premier essai des Italiens était plutôt moyen, pour ne pas dire banal dans le genre, celui-ci dégage un petit quelque chose qui le rend irrémédiablement séduisant. La formule n’a pas beaucoup changé pourtant, on se retrouve toujours face à une musique qui puise son inspiration dans la fin des années 60 et le début des années 70, hantée par quelques spectres de renom qui ne gâchent rien à l’ensemble.

Si l’ombre de BLACK SABBATH plane toujours sur PSYCHEDELIC WITCHCRAFT (écoutez donc le très bon "Lords Of The War" et son final apocalyptique pour vous en rendre compte, on pourrait aisément imaginer Ozzy posant sa voix dessus), on remarquera aussi que l’approche psychédélique, qui a toujours été présente, est ici un peu plus marquée et qu’elle tire vers le JEFFERSON AIRPLANE, avec beaucoup de délicatesse, Virginia nous faisant parfois songer à Grace Slick autant qu’à Janis Joplin dans un style plus abrasif.

Et comme d’habitude, c’est elle qui va faire le show, qui va briller de mille feux, qui va tirer l’ensemble vers le haut, même si… Même si les musiciens derrière elle vont commencer à lui faire de l’ombre. L’arrivée de Mirko Buia à la batterie va donner une impulsion différente à la musique de PSYCHEDELOC WITCHCRAFT, moins balourd dans son approche, avec un groove plus subtil, qui permet à Jacopo Fallai de s’exprimer à la guitare avec des idées nouvelles. Ce dernier est d’ailleurs coupable de belles prestations, comme sur les endiablés "Lords Of The War" ou "Wild We Go", sans oublier le title-track qui nous replonge avec délice dans un passé musical planant et doucement enfumé. La prod se veut également plus propre, ce qui forcément rend l’écoute plus agréable que celle de "The Vision", qui péchait de ce point de vue-là.

Et aussi, le groupe a gagné en subtilité. Le côté occulte est toujours présent, mais il se montre plus dilué, se faisant caméléon, afin que nous succombions un peu plus facilement à la tentation et force est d’avouer que cela fonctionne et même plutôt bien. On se laisse facilement entraîner dans le groupe, répondant lâchement à toutes les avances (et celles-ci sont nombreuses), comme ces notes d’orgue Hammond dans "The Warrens" qui appuient clairement sur les faiblesses des amateurs de ces années-là, ou durant la ballade "Let Me Be Myself" d’une justesse terrible, qui nous touche, malgré une simplicité qui ne semble que feinte tant elle nous accroche l’oreille.

Cependant, PSYCHEDELIC WITCHCRAFT n’est toujours pas dénué de défauts et on peut pointer une certaine linéarité, un ensemble qui sonne de façon trop homogène pour avoir toutes les clés en mains pour s’ouvrir les portes du succès. De ce fait, l’instrumental final, "Horizons", débutant par un piano léger fait presque figure d’ovni dans l’ensemble, avec sa guitare qui se veut plus limpide, explosive dans ses envolées. On reste quand même loin des expérimentations parfois un peu douteuses de Tony Iommi et c’est tant mieux ! Et on peut aussi regretter que la formation semble vivre à travers ses inspirations sans pour autant se dégager une réelle personnalité, se reposant encore trop sur la voix de Virginia pour cela.

"Sound Of The Wind" est une très agréable surprise, vu qu’on était légitimement en droit de se dire que PSYCHEDELIC WITCHCRAFT n’avait pas l’étoffe pour produire ce genre de disque. En espérant quand même que ce ne soit pas simplement un coup de bol, du genre « on garde cette prise, c’est ce qui se rapproche le plus de la partition, faudra s’en contenter », mais qu’on assiste bel et bien à l’éclosion du talent d’un groupe auquel on ne croyait pas, mais qu’on avait tout de même envie de voir percer. Un bien bel album donc, qui mérite que l’on s’attarde dessus, quand on aime ces années, la fin des sixties et le début des seventies, où la musique vivait le vent libertaire du psychédélisme et les premiers assauts du Heavy Metal. Ici, on y est, l’ambiance est posée, à vous de la vivre à présent (et faut que j’arrête d’écrire des trucs comme ça, on va finir par croire que j’ai 70 balais…).


Note réelle : 3,5/5, poussé à 4.

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Par DARK BEAGLE




 
   DARK BEAGLE

 
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- Virginia Monti (chant)
- Jacopo Fallai (guitare)
- Riccardo Giuffre (basse, claviers)
- Mirko Buia (batterie)


1. Maat
2. Lords Of The War
3. Wild We Go
4. Sound Of The Wind
5. Turn Me On
6. Rising On The Edge
7. The Warrens
8. Sin Of Mine
9. Let Me Be Myself
10. Horizons



             



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