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- Style : Kyuss, Black Sabbath

PSYCHEDELIC WITCHCRAFT - Magick Rites And Spells (2017)
Par DARK BEAGLE le 7 Mars 2017          Consultée 347 fois

Après un premier album qui avait le cul coincé entre deux chaises, l’une soutenant le séant de BLACK SABBATH et l’autre celui plus délicat de BLUES PILLS, PSYCHEDELIC WITCHCRAFT nous revient déjà avec un nouvel album. Aujourd’hui, il est rare de proposer un disque tous les ans, peu de groupes s’y risquent. Mais annoncé comme un Long Play, "Magick Rites And Spells" est en réalité bien plus bâtard que cela. Imaginez un restaurant où le chef de cuisine décongèle une viande en sauce datant de plusieurs mois et qui l’agrémente avec une garniture de la semaine précédente avant de vous la servir. Vous fronceriez un peu le nez et protesteriez, pas que pour la forme. C’est un peu ce que propose PSYCHEDELIC WITCHCRAFT avec cet EP.

Heureusement pour le restaurant que la serveuse est avenante. Enfin, vous aurez compris que Virginia Monti sauve les derniers meubles. Mais avant de s’attarder sur elle, penchons-nous sur ce qui compose ce "Magick Rites And Spells". Les trois premiers morceaux sont des chutes de studio de l’album "The Vision", et il y a de quoi grogner. Ils sont plutôt bons, ils sont surtout différents de ce qui a été proposé précédemment.

Les morceaux sont plus lisses, plus propres aussi. Fini les grésillements et l’impression d’amateurisme assez agaçant de "The Vision". Pour le coup, PSYCHELEDIC WITCHCRAFT tend à ressembler énormément à BLUES PILLS, plus harmonieux, plus mélodique. Il y a définitivement plus d’accroche dans ces trois titres que sur quasiment l’intégralité de l’album précédent et c’est frustrant. Des choix deviennent discutables quand on nous montre ce à quoi on aurait eu droit. Mais ce qui est fait est fait.

Notons aussi que parmi ces trois titres se trouve une reprise de BLUE ÖYSTER CULT, "Godzilla" et ça fait plaisir. Déjà, parce que BÖC reste une de ces formations marquantes des années 70, qui maniaient avec brio l’occulte à leur musique, aujourd’hui malheureusement un peu oublié. Ensuite, parce que la reprise, assez fidèle dans l’esprit, possède tout de même une personnalité qui est propre aux Italiens, à savoir cette touche psychédélique qui ne les quitte pas, que ce soit sur les sillons ou dans le nom du groupe.

Les six autres titres concernent l’EP "Black Magic Man", paru en 2015 et qui marque les débuts discographiques de PSYCHEDELIC WITCHCRAFT. Ici, on est dans un registre plus Heavy, plus sombre, qui tend à aller dans la direction de "The Vision", à la différence que le groupe semblait bien plus aventureux ! Il s’autorisait des choses différentes, comme des vocaux désincarnés, des accélérations qui voient la rythmique s’emballer pour sortir de la zone de sécurité… Saluons l’initiative du groupe d’avoir réenregistré un de ces morceaux, "Wicked Dream", avec une certaine réussite. Cela tendrait à indiquer une direction possible quant au nouvel album. Une question réside : pourquoi n’avoir porté son attention que sur un seul titre, et non pas les six ?

Virginia Monti était évoqué au début de cette chronique. Comme promis, nous repassons la voir. Il ne faut pas chercher plus loin, la force du groupe, c’est elle. Si derrière ça joue relativement convenablement (rien de bien fou non plus, malheureusement), la voix de la belle Italienne fait la différence. Oscillant entre celui de Janis Joplin et celui de Elin Larsson (BLUES PILLS – on y revient encore), le chant de Virginia a quelque chose de séduisant, de presque hypnotique, qui accroche l’oreille. Elle est la dépositaire de ce qu’est PSYCHEDELIC WITCHCRAFT et de ce que peut espérer devenir le groupe. Il ne reste aux musiciens que de se mettre au niveau de leur chanteuse.

"Magick Rites And Spell" est frustrant tout en étant un brin décevant. En effet, il manque un peu de liant, de ligne directrice à travers ces neuf morceaux qui ne se marient pas toujours très bien ensemble (ceux qui n’ont pas été réenregistrés sonnent de façon grossiers, trop Heavy par rapport au reste, provoquant un déséquilibre assez déplaisant). Quant à la frustration, elle naît de cette constatation terrible que le groupe pourrait être capable de hisser son niveau et proposer quelque chose de plus fort, de plus riche. Peut-être pour le prochain album ?

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   DARK BEAGLE

 
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- Virginia Monti (chant)
- Jacopo Fallai (guitare)
- Riccardo Giuffrè (basse)
- Daniele Parrella (batterie)


1. Come A Little Closer
2. Godzilla
3. Set Me Free
4. Wicked Dream
5. The Dark Lord
6. Angela
7. Lying On Iron
8. Black Magic Man
9. Slave Of Grief



             



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