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- Style : Dream Theater, Redemption
- Membre : Threshold, Ozzy Osbourne , Snakecharmer, Maiden United, Landmarq
 

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HEADSPACE - I Am Anonymous (2012)
Par FREDOUILLE le 5 Novembre 2012          Consultée 5800 fois

Elisabeth Kübler-Ross a décrit le processus de "deuil" en cinq stades successifs : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation. Ce modèle processuel s'applique parfaitement à la bifurcation civilisationnelle que nous vivons et dont les "crises" ne sont que les manifestations superficielles. Notre problème ? Faire le deuil de la modernité et du paradigme qui la fonde.

Derrière cet artwork tout bonnement somptueux, se dissimule "I Am Anonymous", un concept album par excellence, particulièrement intelligent et ambitieux qui repose donc sur le processus de deuil selon E. Kübler Ross (psychiatre) et décrit en cinq stades successifs. Un concept qui s'adapte parfaitement bien au monde d’aujourd’hui et dans lequel nous, humains, vivons au travers des guerres, conflits, crises économiques et politiques.
Un concept murement réfléchi à l'image de cet album qui aura mis 4 années pour être pondu par ce que j'appelle la nouvelle sensation du Metal Progressif, j'ai nommé HEADSPACE. Fondé en 2006 par le claviériste d'OZZY OSBOURNE et de BLACK SABBATH, Adam Wakeman, qui n'est autre que le fils du claviériste Rick Wakeman (YES), HEADSPACE vient d'accoucher d'un des albums majeurs de Metal Progressif de l'année 2012, si ce n'est l'album de Metal Prog' de l'année. Mais oui, vous avez bien lu amis lecteurs !

Vous souhaitiez avoir un peu de Metal Prog' dans nos colonnes et bien vous allez être drôlement gâtés avec "I Am Anonymous". Croyez-en mon expérience ! Délectez-vous de cette offrande et savourez. C'est un véritable régal ! Car soyons clairs, nous n'avons pas à faire ici à je ne sais quel disque de seconde zone, non, il s'agit là, bel et bien de Metal Progressif haut de gamme dont on parle. Cela faisait d'ailleurs un petit moment que je n'avais plus écouté une nouveauté Prog' d'une telle qualité, d'un tel niveau, d'une telle maturité. C'est pour vous dire à quel point je me suis pris une bonne petite baffe à son écoute. Tout ici respire le professionnalisme, le talent à plein nez. Les mecs ont peaufiné leur affaire, consciencieusement, minutieusement, y a pas à dire tant ce disque, d'une grande diversité, regorge d'idées à n'en plus finir sans pour autant nous dérouter, voire même d'inventivité tout en restant pourtant sur des sentiers relativement bien balisés. Une prouesse qui mérite d'être soulignée !

Prenez votre respiration... 8 titres au menu et plus de 73 minutes au compteur. Un gros pavé me direz-vous ? Et bien non, n'ayez crainte ! "I Am Anonymous" passe comme une lettre à la poste. A aucun moment on ne sent l'ennui poindre à l'horizon bien au contraire. Le groupe arrive toujours à varier le propos entre titres littéralement pêchus et agressifs ("Stalled Armageddon", "Die With A Bullet", ou encore le monstrueux "Invasion") aux guitares pachydermiques (excellent point à ce niveau) et moments d'accalmie aux atmosphères splendides ("Soldier", l'intro de "In Hell's Name"). Mieux, HEADSPACE a cette capacité de nous pondre une merveille de trouvaille sur chacun des titres pour que l'on reste captivé de bout en bout, que ce soit une introduction de grande classe ("Stalled Armageddon", "Invasion"), une rythmique de feu ("Invasion", celles syncopées de "Daddy Fucking Loves You"), une mélodie marquante ("Fall Of America" et ses guitares Queensrÿchiennes, la ballade "Soldier"), un riff assassin (le moderne "Invasion"), une ambiance (le début poignant de "In Hell's Name", le touchant "Soldier" et son carillon), des tonalités orientales ("In Hell's Name"), un solo (celui de "Die With A Bullet" n'a rien à envier à un solo de Tore Ostby - feu-CONCEPTION - par exemple), un ou des passages acoustiques ("Daddy Fucking Loves You" et ses quelques relents flamenco, "In Hell's Name"), du violon ou de l'orgue agrémentés de chœurs grandioses ("In Hell's Name"), un break de folie ("Stalled Armageddon", "Invasion") ou je ne sais quoi encore. La liste est non exhaustive.

Du long de ses 73 minutes, "I Am Anonymous" nous promène donc de surprise en surprise. Mais que pouvions-nous donc attendre d'un disque qui dès les premières notes de "Stalled Armageddon", le titre d'ouverture, - quelle magnifique introduction mes aïeux ! (Jim Mathéos aurait très bien pu en composer une semblable avec FATES WARNING) -, nous captive sans coup férir ! On sait alors de suite qu'il va certainement se passer quelque chose de grandiose sur cet album. Une sorte d'arbre qui cache la forêt.

Car oui, ce disque est grandiose et...brillant. Non seulement les compositions sont d'une richesse absolument monumentale, jouées qui plus est par des musiciens hors pair et talentueux (la technique est également bien présente croyez-moi sans pour autant tomber systématiquement dans la démonstration), mais elles sont également portées voire transcendées par une interprétation sans faille d'un certain....d'un certain...cerise sur le gâteau...Damian Wilson (THRESHOLD) qui nous éclabousse ici de toute sa classe. D'ailleurs, je crois bien que je ne l'avais pas encore entendu chanter aussi bien que sur ce disque. Il n'y a qu'à écouter la triste ballade au piano qu'est "Soldier", ou encore "Daddy Fucking Loves You" et ses 15 minutes au compteur pour vous en persuader. Quelle démonstration dites-moi ! Sa voix est d'une justesse, d'une délicatesse incroyable ! Même sur le dernier THRESHOLD ("March Of Progress"), Damian ne chante pas aussi bien ou tout du moins n'exploite pas tout le potentiel dont il dispose ici.

"I am Anonymous" est par conséquent un album à ne manquer sous aucun prétexte. Fans de Prog', de DREAM THEATER, de REDEMPTION, de THRESHOLD aussi, vous saurez apprécier à n'en point douter cette petite merveille de Metal Progressif. "I Am Anonymous" est un album racé, de grande classe, qui vous subjuguera du début à la fin. De mon coté, je le trouve monstrueux! J'en reste encore tout soufflé.


Aujourd'hui, les humains - et leurs décideurs - se répartissent sur cinq stades (le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation) très diversement et très inégalement.
La grande majorité n'en est qu'au premier stade. Lorsque la colère éclatera, commenceront les crises sociales et politiques. Ensuite, les marchandages induiront des conflits majeurs et l'émiettement du tissu humain. Puis, la dépression conduira à des vagues de suicides et d'attentats, de misères et de mises-à-sac.
Enfin, s'il reste encore quelque chose de vivant, viendra le temps de la reconstruction. Atteindre ce stade peut prendre beaucoup (trop) de temps et, plus l'on traine, plus cette reconstruction sera difficile et douloureuse.

Marc Halévy, novembre 2009


Morceaux préférés : tous !

Note réelle : 4.5/5

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   FREDOUILLE

 
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- Damian Wilson (chant)
- Pete Rinaldi (guitares)
- Lee Pomeroy (basse)
- Richard Brook (batterie)
- Adam Wakeman (claviers)


1. Stalled Armageddon
2. Fall Of America
3. Soldier
4. Die With A Bullet
5. In Hell's Name
6. Daddy Fucking Loves You
7. Invasion
8. The Big Day



             



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