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ELEMENTS OF FRICTION - Elements Of Friction (2001)
Par THE MARGINAL le 3 Juillet 2010          Consultée 2045 fois

Il y a des albums comme ça dont on n'attend pas grand-chose car ils n'inspirent rien à première vue. Prenons l'album éponyme de ELEMENTS OF FRICTION, sorti en 2001, par exemple. Très franchement, quand on regarde sa pochette, on se dit: "Ben, ça ne mange pas de pain !". Et c'est vrai qu'il ne paie pas de mine comme ça, à première vue. Personnellement, j'étais hyper-sceptique lorsque j'ai eu cet album sous la main pour la première fois.

Pourtant, l'air de ne pas y toucher, ce ELEMENTS OF FRICTION aurait dû attirer un peu plus mon attention. En effet, ce projet a été fondé autour de Robin McAuley (MSG), Ricky Philips (THE BABYS, BAD ENGLISH) et Tommy Aldridge (de Ted NUGENT à Ozzy OSBOURNE en passant par WHITESNAKE, Pat TRAVERS, Gary MOORE, HOUSE OF LORDS). Pas n'importe qui, là on a carrément affaire à des pointures. Malgré tout, j'étais toujours sceptique car des additions de talents au sein de super-groupes ont parfois donné des résultats franchement décevants, l'Histoire du rock l'a souvent prouvé.

Et pourtant... Derrière cet album en apparence sans prétention, les musiciens impliqués dans le projet ELEMENTS OF FRICTION ont bien caché leur jeu. Comme on dit, il faut se mefier de l'eau qui dort. Et l'écoute de cet album m'a mis sur le cul, pardonnez-moi cette expression vulgaire. Car si on se doutait bien que le niveau des musiciens était très élevé, on est agréablement surpris d'être en présence de compos excellentes, inspirées, avec un énorme potentiel pour frapper les esprits. On soulignera l'excellent travail fourni au niveau du chant, des arrangements, ainsi que toutes ces mélodies léchées, aux petits oignons. Prenez, par exemple, "One Man, One Heart": il nous emmène dans les sphères du Hard FM. OK, c'est du classique jusqu'ici. Mais la présence de quelques mélodies de guitares flamenco apporte un plus, transcende considérablement le morceau. "Read My Mind", un mid-tempo heavy-rock de haute volée, est monstrueux de puissance, de surcroit bien mis sur orbite par la voix chaude et intense de Robin McAuley. Et quand ELEMENTS OF FRICTION décide de se faire catchy, il parvient à éviter de tomber dans les gimmicks trop faciles, trop prévisibles comme l'attestent "Havana", à la fois puissant et intense, avec son refrain entêtant, ou encore "Light At The End Of The Tunnel", qui nous expédie dans l'univers d'un big-rock hyper-entraînant. Le mid-tempo bluesy "Who Is This Talkin'" avec ses riffs tranchants n'est pas, lui, sans évoquer ce que faisait WHITESNAKE en 1987. Quant à "If Your Tomorrow Never Comes", voilà un titre qui ravira à merveille les nostalgiques de ce qu'on appelle le classic-rock tant il dégage une conviction et une détermination hors du commun.

Quel dommage, toutefois, que les ballades, qui sont au nombre de 3, n'aient pas été réussies. "Forever" et "One fatal Word" sont trop quelconques, trop prévisibles, pour mériter qu'on s'y attarde davantage. Quand à "King Of Fools", c'est une ballade armée d'un bon refrain, mais totalement desservie par des couplets franchement ratés. Pour le coup, ELEMENTS OF FRICTION aurait peut-être dû se limiter à une seule ballade car les 3 présentes manquent singulièrement de personnalité, d'envergure. Il n'y a pas l'étincelle qui permettrait à l'une d'entre elle de convaincre.

Ce disque reste quand même, en fin de compte, une bien bonne surprise, en tout cas pour moi. Il faut dire que je n'attendais absolument rien de celui-ci. Je pensais (à tort !) qu'il faisait partie de ces albums qu'on n'a plus du tout envie d'écouter après l'avoir testé pour la première fois. Au contraire, certains titres rivalisent avec ce qui se faisait de mieux entre 1975 et 1990, ce qui est incroyable. Le contenu de cet album est par instants dévastateur, si bien qu'il aurait pu cartonner s'il était sorti durant la période 1987-1989. Et même si la fin de l'album est un peu moins marquante, on retiendra surtout que ce groupe éphémère a placé la barre très haut en première partie du disque. Comme quoi, les apparences peuvent parfois être agréablement trompeuses.

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   THE MARGINAL

 
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- Robin Mcauley (chant)
- Marcus Nand (guitare)
- Ricky Phillips (basse, claviers)
- Tommy Aldridge (batterie)


1. One Man One Heart
2. Havana
3. King Of Fools
4. Read My Mind
5. I Got Loaded
6. Forever
7. Who Is Talking
8. Light At The End Of The Tunnel
9. One Fatal Word
10. If Your Tommorrow Never Comes
11. Innocent Touch



             



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