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ICARUS WITCH - Draw Down The Moon (2010)
Par WILD ONE le 7 Mai 2010          Consultée 2052 fois

Présenté comme, je cite, « le groupe le plus capable de reprendre le flambeau du Heavy Metal » ou encore « un des meilleurs groupes actuels à reprendre les standards de la NWOBHM et les porter dans le futur », ICARUS WITCH a de quoi avoir la pression. Armé de son Heavy Metal un peu sombre, ce jeune groupe pennsylvanien (daté au carbone de 2005) dont la renommée commence à s'étendre sur le vieux continent a déjà fait ses preuves aux USA avec deux albums devant lesquels se sont prosternés les critiques undergrounds. "Draw Down The Moon" vient achever la trilogie cette année, mais en ce qui me concerne je pencherai pour un autre sens du verbe « achever ». Explications.

"Black Candle" démarre pourtant assez bien la machine : assez plaisant, ces « In the Night ! » tranchants ! Mais si on sort de l'aspect musical, c'est là que le bât blesse : qui a produit cet album ? Je veux un nom !!! Non pas que les guitares soient spécialement mauvaises, même si elles sont assez plates par moments (notamment pour les rythmiques), mais avec cette batterie enregistrée dans une boîte de conserve (effet probablement du à cette caisse claire trop peu étouffée), on a plus l'impression de se trouver face à une sorte de démo qu'à la troisième galette d'un groupe ! Il m'est déjà arrivé d'entendre des disques enregistrés dans un local de répétition qui avaient un meilleur son ! Cela s'ajoute malheureusement à la qualité des chansons suivantes, qui laissent franchement à désirer : "Aquarius Rising", avec ses chœurs agaçants et insipides, "Reap What You Sow" est sacrément poussive, "Draw Down The Moon" est bien peu originale... Les chansons défilent et c'est un peu toujours le même constat : mauvais son, moyennes compositions !

"Dying Eyes" est cependant une bonne surprise. Dotée de plusieurs passages calme, elle alterne sombre et électrique de manière plutôt aisée. "Funeral Wines" est plutôt réussie, elle aussi. Il faut dire qu'ici, les chansons où les riffs sont moins présents offrent une subtilité de plus et mettent justement moins en avant ce problème récurrent de son. Et la voix de Matthew Bizilia est moins agaçante en calme qu'en excitée, avec ces petites touches qui rappellent parfois une certaine demoiselle de fer ou quelque prêtre Iscariote...

Pour clôturer cet album loin d'être percutant, le groupe s'offre justement une petite reprise de JUDAS PRIEST ! Chouette alors, quelle chanson vont-ils bien pouvoir reprendre ? "Dissident Aggressor" ? "The Green Manalishi" ? "Diamonds And Rust" ? Eh bien non, c'est une fois de plus ce vieux classique usité jusqu'à la moelle par environ la moitié des groupes de Heavy Metal de la planète : "The Ripper". Belle prestation vocale, mais niveau originalité c'est zéro pointé. Dommage, quand on sait que quelques années auparavant on avait eu le droit à "S.A.T.O." d'OZZY OSBOURNE...

ICARUS WITCH, vous l'avez compris, se brûle les ailes. Il n'y a pas ici album qui pourrait faire de l'ombre à ses confrères, et encore moins de quoi les éclipser comme je l'ai lu un peu partout. Répétitif, mal produit, on fait beaucoup mieux de nos jours et ce n'est pas la baffe « maidenienne » attendue, malgré quelques passages plutôt sympathiques. A force de toujours vouloir trouver un équivalant moderne à n'importe quel autre dinosaure, on en oublierait presque qu'un groupe inspiré par un autre n'a pas forcément pour objectif de l'imiter lorsqu'il joue de la musique... ICARUS WITCH a encore du chemin à faire, qu'il demande à Dédale comment s'en sortir !

2,5/5, qui penche plus vers le 2/5.

PS : A noter que le groupe vient de se séparer de leur chanteur au profit d'un certain Christopher Shaner. Saura-t-il apporter quelque chose à la formation qui leur permettra de frapper un (plus) grand coup ? Il faudrait.

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   (2 chroniques)



- Matthew Bizilia (chant)
- Ed Skero (guitare)
- Quinn Lukas (guitare)
- Jason Myers (basse)
- Steve Johnson (batterie)


1. Black Candles
2. Aquarius Rising
3. Reap What You Sow
4. Dying Eyes
5. Draw Down The Moon
6. Serpent In The Garden
7. Funeral Wine
8. Haunting Visions
9. The Ripper



             



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