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BLACK METAL  |  STUDIO

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LORD BELIAL - The Unholy Crusade (1999)
Par BAST le 21 Décembre 2009          Consultée 1839 fois

— "Enter The Moonlight Gate" ?
— Oui.
— Faut qu’on parle.
— Hein ?
— Faut qu’on parle, te dis-je.
— Mais… Encore ? Comme tu y vas. On a déjà parlé il y a moins de trois mois.
— C’est vrai. Mais là, faut qu’on parle sérieusement.
— Très bien, je t’écoute. Qu'y a-t-il ?
— Je t’ai trompée.
— Aaaaah ce n’est que ça, mon chou. Tu commençais presque à me faire peur. Mais tu me l’as déjà avoué. Et je t’ai pardonné, voyons. Aucun risque que je sois jalouse du deuxième album de DERDIAN, je te le répète. C’est du speed mélo, tu as le droit d’aller voir des prostituées de temps en temps. Tant que c’est sexuel et que tu ne me ramènes pas de MST. Allez, va trier tes disques.
— Ce n'est pas DERDIAN. C'est…
— Oui ?
— Voila. Je… Je t'ai trompée avec "The Unholy Crusade" !
— Quoi ? C’te salope ? Tu te fous de moi, j’espère ? Tu as toujours affirmé que j’étais le seul album de LORD BELIAL que tu chérissais. Je ne te crois pas ; c’est une blague, une mauvaise blague.
— Malheureusement non…
— Remarque, je sentais que tu tramais quelque chose. Depuis que tu as indiqué à tes lecteurs que "The Black Curse" était un bon album, pour être précise. Mais tout de même, "The Unholy Crusade" ; quel affront ! Ça fait dix ans que tu la côtoies et tu m’as toujours affirmé ne rien ressentir pour elle.
— Je ne t'ai pas menti. Mais… mais j’ai fini par craquer.
— J’imagine qu’elle t’a fait du rentre-dedans ?
— Même pas. Je comptais juste l'allonger sur une kro-express, toute simple, rien de bien méchant. Et puis en la réécoutant, je suis tombé sous son charme.
— Ce sont les deux riffs dont tu m’avais parlé ? Une paire de gros riffs et tu tombes dans le panneau ?
— Ne la résume pas à ça, s’il te plaît. Il y a plus, chez elle. Beaucoup plus.
— Je suis curieuse de savoir quoi…
— Toi, par exemple ; toi, c’est la ballade romantique sous la lune à arpenter un cimetière main dans la main, à faire l’amour sur une tombe et à mêler nos cris au hululement des chouettes. Attention, c’est génial, hein. Je ne reviens pas là-dessus.
— Encoure heureux. Parce ce que tu ne te privais pas d’ouvrir grand mon boîtier, d’effeuiller mon livret et de tripoter ma rondelle, si je peux me permettre de te rafraîchir la mémoire. Et je ne parle pas des tournantes dans ta platine. Tu en redemandais, il me semble.
— Et j’en redemanderai, crois-moi.
— Alors quoi ?
— "The Unholy Crusade", au départ, c’est le champ de bataille, la chair transpercée et le sang qui bouillonne, les glaives au clair et leur acier reflétant les rayons du soleil, le rictus d’agonie des ennemis comme l'illustrent la pochette et l’introduction "Summon The Legions".
— Merci pour cette description mais je connaissais ma sœur bien avant toi. Et après, c’est ton truc ? Il suffit de retrousser son fourreau et de trémousser son glaive pour t'aguicher ?
— Eh bien oui. Parce que "The Unholy Crusade" a les gestes qu'il faut. Vous n’êtes pas sœurs pour rien.
— Pfff. Elle est aussi gracieuse qu’une vache à traire !
— Vraiment ? Écoute "War Of Hate". La guitare acoustique et la basse en avant : avoue qu’elle se débrouille aussi bien que toi pour retranscrire des ambiances avec peu d’éléments. Et le solo, simple et touchant, il… il m’a transpercé le cœur.
— Du calme. Je sais que tu as l’émotivité facile, évite la crise d’hypertension.
— "Lord Of Evil Spirits", c’est un hymne. La rythmique me somme de me mettre en marche et j’obéis. Avec en prime, un autre solo à faire pleurer.
— Rien que ça.
— "Death Is The Gate — Mors Innua Bitae"….
— Ah ah ah ! Quelle poésie ! Et alors, elle a fini par te la mordre ta bitae ?
— N’importe quoi. Révise ton latin avant de te moquer.
— Merci de me rappeler que je ne suis jamais allé à l’école ! C’est de ma faute si l’éducation nationale nous impose de retirer notre boitier avant de rentrer, chose que j'ai toujours refusé de faire ?
— Pardonne ma maladresse. Pour en revenir à "Death Is The Gate — Mors Innua Bitae", le refrain est digne de DISSECTION et…
— Je t’interdis de mêler ma mère à tes délires libertins.
— Pardon. T’as pensé à fleurir sa tombe, au fait ? Bref. C’est sur ce titre qu’il y a une série de riffs à tomber par terre.
— Tu as fini par te relever.
— C’est grâce au final martial, il ferait se dresser un mort.
— Et autre chose, apparemment.
— "Divide Et Impera" me rappelle tes plus beaux atours.
— Si j’avais su, je n’aurais jamais prêté à cette effrontée mes robes de sabbat.
— L’ambiance est profonde, le chant pénétrant et la guitare acoustique hypnotise. Le pont atmosphérique au milieu me met dans tous mes états.
— Tu tombes, tu te relèves, tu te fais pénétrer et transpercer, tu es hypnotisé. Cette garce te fait plus de mal que de bien, on dirait. Bon, on va peut-être arrêter là cette délicate déclaration d’amour histoire de garder sauf le peu de dignité qui me reste. Heureusement, tu m’as épargné d’éventuelles louanges sur "And Heaven Eternally Burns" qui n’est que la suite de ce que j’avais admirablement proposé sur ma première partie de "Realm Of A Thousand Burning Souls".
— Puisque tu en parles. J’aurais bien deux ou trois choses à dire.
— Une autre fois.
— Ne crains rien. La version de ta sœur est moins bonne que la tienne.
— Enfin une note d’espoir. Comme quoi, tout arrive.
— Mais elle reste de bonne tenue. Ça joue vite et bien, les variations de rythme sont présentes et le chant féminin de Marielle Andersson est un délice.
— Marielle ? Elle ne chante pas, elle fredonne.
— Comme elle le faisait avec toi.
— Oui, pardon d’avoir osé critiquer.
— Je comprends ton amertume. Tu vas partir ?
— Je ne peux pas. Je suis trop haut sur ton étagère et rien que l’idée de descendre j’ai le vertige.
— Merci de ta compréhension.
— Ne te réjouis pas trop vite. Parce que je te préviens : si tu me prêtes, je ne reviens plus !

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- Thomas « Dark » Backelin (chant, guitare)
- Niclas « Vassago » Andersson (guitare, chant)
- Anders « Bloodlord » Backelin (basse)
- Micke « Sin » Backelin (batterie)


1. Summon The Legions
2. Unholy Crusade
3. War Of Hate
4. Lord Of Evil Spirits
5. Death Is The Gate
6. Bleed On The Cross
7. Divide Et Impera
8. Master Of Destruction
9. Night Divine
10. And Heaven Eternally Burns (realm Of A Thousand Bu



             



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