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DEATH METAL / INDUS  |  STUDIO

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- Style : Ad Inferna, Cradle Of Filth

ANOREXIA NERVOSA - Exile (1997)
Par NEBEL le 16 Octobre 2009          Consultée 3519 fois

Connaissez-vous "Mate. Feed. Kill. Repeat." de SLIPKNOT ? Non ? C’est normal, le groupe le passe sous silence. Connaissez-vous "Exile" d’ANOREXIA NERVOSA ? Non ? C’est normal, le groupe le passe sous silence. La seule différence réside dans le fait que le premier est indisponible et jouit d’un statut culte, tandis que le second se trouve facilement, mais gît dans un relatif oubli. Il faut parfois se secouer pour se rappeler que "Drudenhaus" n’est pas le premier album des Français. Voilà pour la comparaison tirée par les cheveux, passons au rappel historique : ANOREXIA NERVOSA a été fondé en 1995 par les membres de l’obscur NECROMANCIA, qui avaient déjà produit une démo, "Garden Of Delight", en 1993. Le groupe sort sa seconde démo, "Nihil Negativum", en 1995. Pour les intéressés, les deux objets ont été réunis en un seul dans la compilation "Suicide Is Sexy", parue en 2007.

"Exile" voit le jour en 1997, conçu par un groupe différent de celui qui a enfanté "Sodomizing The Archedangel". Ici, point de Hreidmarr ni de Xort. Donc pas de chant apocalyptique ni d’orchestre synthétique. On peut donc s’y attendre, ce premier album est très différent de ses successeurs. Selon une formule qui revient sans cesse sur le net, « Assez éloigné du Metal, "Exile" est un concept-album basé sur le thème de la névrose et du refus de l'existence. Construit sur un texte découpé en trois cycles, eux-mêmes divisés en séquences, il comporte des parties rituelles auto-érotiques et d'autres à la frontière de l'Indus, du Metal et du Gothique ». Je ne connais pas la source de ce texte, probablement la biographie officielle du groupe, en tout cas elle résume assez bien l’album. Plus Metal qu’il ne voudrait l’avouer, plutôt Indus, plutôt Gothique, sans exceller dans un seul domaine. Quant au concept qui a l’air si émoustillant sur le papier, on ne le ressent pas vraiment à l’écoute de l’album. Et merci de ne pas me demander ce que qu’est une partie rituelle auto-érotique, je n’en ai aucune idée et je n’ai pas envie de le savoir.

Bon, j’ai écrit environ la moitié de ma chronique, je tiens le bon bout. Je vous l’accorde, c’en est triste d’en arriver à faire du remplissage, mais force est de constater qu’il n’y a pas grand-chose à dire au sujet d’"Exile". L’introduction est plutôt sympathique, mélange de sons glauques qui pourraient figurer dans un film d’horreur. Puis intervient un passage rapide et violent, typé Death Metal industriel. L’ambiance très sombre et oppressante n’est pas mauvaise, bref, un début encourageant. Ensuite, les choses se gâtent : toutes les chansons se ressemblent. L’album se résume ainsi : des parties agressives faites de guitares distordues et malsaines et d’une batterie véloce, ma foi, plutôt bien pensée, puis des passages ambiants faits de nappes de clavier. La même formule est réemployée à chaque fois, ce qui donne l’impression d’écouter en boucle un seul et même titre de qualité assez moyenne. Si certaines cavalcades parviennent à installer une atmosphère pesante, le reste est plutôt famélique. Le chant passe assez inaperçu lorsqu’il se fait brutal, mais devient vite insupportable lorsqu’il se transforme en lamentations censées être torturées. Les passages où le chanteur fait la chèvre sont d’ailleurs les plus grands moments du disque, l’idée de singer FORBIDDEN SITE se tient, mais le résultat est catastrophique. En bref, on s’ennuie ferme et on rigole bien, parfois. En tout cas, pas question de retenir ne serait-ce qu’une seule chanson, tant elles sont semblables et tant leurs titres donnent dans le prétentieux-charabia.

Difficile d’être loquace au sujet d’"Exile", vraiment. Ou alors je peux vous témoigner ma joie d’avoir bientôt terminé ma chronique et de ne plus avoir à écouter cet album, mais je ne suis pas sûr que cela vous intéresse. Une chronique vide pour un album vide, difficile de faire plus adéquat. Il profite cependant de la popularité du groupe, ce qui lui a valu une réédition en 2005 et pourquoi pas une place dans la discothèque du fan, mais sans ces conditions favorables, il aurait inévitablement sombré dans l’oubli.
La suite de l’histoire est bien connue, quelques membres, davantage attirés par les expérimentations, ont mis les voiles, l’appel d’air a permis l’arrivée de Hreidmarr et de Xort, ce qui a mené à "Sodomizing The Archedangel". Une histoire qui commence mal mais se finit bien, en somme.

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   NEBEL

 
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- Stefan Bayle (guitare)
- Nilcas Vant (batterie)
- Pier Couquet (basse)
- Marc Zabé (guitare, clavier)
- Stéphane Gerbaut (chant)


1. Prologue - To Exclude From The Cycle Of Generation
2. Sequence 1 - Spiritu Fornicationis / Action 1 - Di
3. Sequence 2 - Say The World That Fall In The Sky /
4. Sequence 3 - The Unveiled Mirror / Action 3 - Othe
5. Sequence 4 - Divert The Necessities Of The Body /
6. Sequence 1 - Against The Sail / Action 1 - Vertebr
7. Sequence 2 - Faith / Action 2 - Discordant Effects
8. Sequence 3 - Acclaim New Master / Action 3 - Slave
9. Sequence 4 - First Tasting Of Faecal Matter / Cycl
10. Sequence 1 - Some Miracles Of Entrails / Action 1
11. Sequence 2 - Spirit Of The Valley / Action 2 - Enc
12. Sequence 3 - Flesh Goes Out Without Grace
13. Epilogue - Running Of Mental Fluids



             



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