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OLD MAN'S CHILD - Slaves Of The World (2009)
Par MEFISTO le 11 Juin 2009          Consultée 2867 fois

Galder n’a plus besoin de se dérouler le tapis rouge, les fans le font pour lui. Homme-orchestre, machine de création métallique, gratteur hors pair et bourreau de travail, on le compte parmi les artistes scandinaves ténébreux les plus prolifiques. Surtout depuis qu’il a joint les rangs de DIMMU BORGIR en 2000 et que son enfant terrible, OLD MAN’S CHILD, se retrouve ainsi avec un petit frère. Sans dire que le petit frère a permis au grand de s’améliorer grandement, on pourra dire que son caractère s’est élevé d’une coche, s’est raffermi.

Galder n’a plus besoin de présentation, car son nom est déjà synonyme d’excellence, son curriculum Black est passablement chargé (sept albums « solo » en 14 ans), bourré de réussites imposant le respect immédiat. Il est déjà membre, à mon sens, du club des valeurs sûres ; chacun de ses albums plaît à l’unanimité et peut s’écouter sans crainte. Ce qui enlève un peu de surprise et de défi au scrutateur puriste qui se cache chez certains d’entre nous. Une maîtrise légendaire et un jeu expérimenté qui ne cesse de se renouveler sans réinventer l’Art, voilà ce qu’OLD MAN’S CHILD procure. Eh bien, rangez vos pancartes de manifestation virulente mais légale, car "Slaves Of The World" entrera lui aussi au panthéon des quatre étoiles. Et c’est exactement pourquoi je ne les lui donnerai pas. On ne veut pas d’une pantoufle, on veut une botte d’armée doublée.

"Saviours Of Doom" et ses élans mélodiques, "The Crimson Meadows" et son air apocalyptique, "Path Of Destruction" et son intro guerrière et son clavier scintillant, "On The Devil's Throne" et ses envolées cinglantes et sa trame diabolique, "Ferden Mot Fienden's Land" et son solo et son riff bourdonnant ainsi que "Servants Of Satan's Monastery" et son intro à la guitare sèche colorent une fois de plus la palette du maestro chauve à la peau laiteuse et au rictus démoniaque. Restait seulement les fûts à déléguer. La tâche revient cette fois à Peter Wildoer, batteur de DARKANE et PESTILENCE, qui abat un savant et inventif boulot. Qu’il entame la marche militaire ou défonce le mur du son, il est un allié de qualité et rend justice à sa réputation.

Ceci étant dit, l’album est juste bon. Il comporte de grandioses moments auxquels Galder, très en voix, nous a habitués avec les années (son sens inné de la mélodie est remarquable et saisissant, il arrive à assoir des ambiances lugubres en quelques secondes) mais ce cru ne se distingue pas des autres. Il est de goût égal et malgré plusieurs coups de cœur évidents, difficile de se résoudre à le mettre sur un piédestal. Ce serait manquer de jugement et ignorer ses méfaits passés. Ce serait lui dire « continue sur cette piste et ne t’améliore surtout pas ! »

Venant d’un laboureur de la trempe de Galder, "Slaves Of The World" est un peu décevant. Surtout qu’on aurait aimé l’encenser sur toute la ligne pour la première fois de son illustre carrière, mais les morceaux comme la pièce-titre, "Ferden Mot Fienden's Land" et "Unholy Foreign Crusade" sont trop rares sur cet opus 2009. La plupart des plages écartent les jambes sans résistance et se font ensemencer bêtement. Ouf, jamais je n’aurais pensé écrire ce genre de truc un jour… surtout pas sur OLD MAN’S CHILD !

Mais il faut se rendre à l’évidence : le professionnalisme, le doigté parfait et la célébrité ne sont pas garants de toutes les victoires. "Slaves Of The World" est une perle technique (merci à Fredrik Nordström) dont le son n’est pas entièrement et heureusement net, ce qui diffuse un léger côté bourbeux à l’ensemble. C’est sur la planche à dessin que Galder a laissé traîner quelques trucs. La fureur est là, mais pas la haine, ça s’écoute trop facilement, ça manque de « revenez-y » et de profondeur. Pourtant, les climats, frottes et pianotages sont agréables. Peut-être trop à la longue. Ce qui aurait pu égratigner flatte plutôt la bête…

La sentence sera donc « sévère » pour cet énergumène sympathique. J’espère qu’elle ne sera pas mal perçue, car ce n’est nullement une vendetta immature et facile. Je dirais plutôt une déception mélangée à un bonheur évident à l’écoute de ces neufs grêlons. Une joie, je le répète, renouvelée, mais pas réinventée. Le bât blesse à cet endroit et il fait saigner. Peut-être que l’attachement à Galder permettra de colmater la fuite… Je parie que oui.

Note « sévère » : 3,5/5.

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   MEFISTO

 
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- Galder (tout)
- Peter Wildoer (batterie)


1. Slaves Of The World
2. Saviours Of Doom
3. The Crimson Meadows
4. Unholy Foreign Crusade
5. Path Of Destruction
6. The Spawn Of Lost Creation
7. On The Devil's Throne
8. Ferden Mot Fienden's Land
9. Servants Of Satan's Monastery



             



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