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- Style : Inquisition, Immortal, Satyricon
 

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COBALT - Eaters Of Birds (2007)
Par ONCLEGUUD le 11 Septembre 2008          Consultée 4575 fois

MONS-TRU-EUX, il n'y a pas d'autres mots pour définir ce chef-d'oeuvre... Sortez les blindages, sortez les armes, préparez-vous pour la guerre, car COBALT l'Américain est arrivé. Dans son genre, "Eater of Birds" est tout bonnement écrasant, surprenant, gigantesque. L'un des meilleurs disques de cette décennie dans ce style. Je n'ai pas fini d'éructer de plaisir et de mouiller mon slip, sans contrôle. A chaque écoute, même quand je le laisse de côté dix jours pour chroniquer d'autres choses. Attention, les superlatifs ne pourront que pleuvoir. Mais comment peut-on créer de si bons disques et rester inconnu ?

S'élevant facilement au niveau des meilleures formations de Norvège – COBALT rappellera ainsi le meilleur de la Norvège : DARKTHRONE, SATYRICON, TSJUDER, IMMORTAL, GORGOROTH & ENSLAVED – avec des sonorités et une puissance évoquant aussi fortement INQUISITION, COBALT puise son immense force dans sa capacité incroyable à digérer les genres extrêmes. Il nous propose un metal archi-couillu et épique, très puissant (quelle production !!!), au poil carré et quelque peu expérimental et progressif sur certaines parties. Vous avez bien lu : s'il a de grosses racines de Black Metal, le son qu'il renvoie n'a pas grand chose d'abrasif. Les loups sont donc lâchés dans la bergerie. Et COBALT a de la personnalité, de celles qui sont forgées dans les forges de Vulcain : COBALT est sacrément bien membré. Il va plaire aux dames. Il est aussi un concurrent tout à fait sérieux pour les seigneurs allemands de SECRETS OF THE MOON, tant ces tueurs font preuve d'ingéniosité pour nous surprendre.

Après un premier "War Metal" plus brut et corrosif en 2005 qui disait bien où le duo voulait en venir – et dont COBALT n'a pas oublié qu'il pouvait y puiser toute son explosivité et ses rythmiques catchy – voici que nos loustics du Colorado nous pondent un magnifique, magistral et monumental "Eater of Birds" aux accents "sudistes", lourd, souvent mid-tempo parfois bourrin, avec de gros côtés tribaux mettant en exergue la dimension rituelle, tribale et chamanique développée en filigrane de l'Oeuvre.

Mais mes amis, quel disque, quel disque, quel putain de disque ! ai-je envie de vous hurler aux oreilles à chaque écoute ! Quel génie dans la composition ! Quel fucking feeling ! Soixante-dix minutes de metal extrême de folie !!! "Eater of Birds" fait d'ores-et-déjà partie des découvertes que je n'abandonnerai pas de sitôt. "Eater of Birds", sorti en juillet 2007 chez Profund Lore Records, est sans aucun doute possible l'un des meilleurs disques que j'ai écouté en 2008. Il entre d'emblée dans mon top 20.

Mon ami Wikipedia me dit : le cobalt est un ferromagnétique de numéro atomique 27 et de masse atomique 59. Le mot Cobalt viendrait de Kobold, l'esprit malin qui hantait les mines allemandes. Le Cobalt est utilisé dans toute l'industrie métallurgique pour renforcer les alliages. Ce metal donne un bleu très noir, le Bleu Colbalt. Le Cobalt est aussi un metal lourd et toxique. Et assurément, nos Etasuniens sont lourds, très lourds - et toxiques c'est certain, car aussitôt posée l'oreille sur "Eater of Birds", je ne l'ai plus lâché comme je vous le répète (faites vous une idée : http://www.myspace.com/eaterofbirds).

Par où commencer ? Comment vais-je me débrouiller tant l'excitation me fait bondir de mon fauteuil chaque fois que je fous le cd dans le lecteur ? Comment vous communiquer toute l'énergie, la noirceur, l'ingéniosité renfermées dans ce superbe album ? Comment décortiquer ces huit pistes, ces huit longues, lourdes et tonitruantes salves de metal (trois autres sont de superbes interludes à la guitare qui me rappellent étrangement VELES) ? Comment vous détailler comme ces bonhommes ont un feeling royalement Metal ??? Et que les ambiances dépeintes sont archi méga trippantes et folles - avec ces putains de putains de putains de parties tribales et hypnotiques qui vous plongent dans un univers que n'aurait pas renié Carlos Castenada ? Que ça bouge dans tous les sens, que l'on n'en finit pas d'être surpris, que "Eater of Birds" est une putain de leçon de metal tout court (oui « putain » est LE mot qui convient, cette éruc(ta)tion qui te fait dire « mais merde ça tue !!! ») ??? Perso, "Eater of Birds" me fout sur les rotules, je ne tiens plus à son écoute comme si j'allais tout exploser et je prie bien fort le Seigneur des Sept Enfers en le remerciant de nous avoir donner le metal sacré que Ses Enfants font vivre avec le feu de l'Enfer, et avec comme on le constate ici, tant de génie... Amen.

"Eater of Birds" opus de Black Metal donc ? On aura du mal à y croire. Même moi j'ai du mal à y croire. Seule la voix de corbeau de Phil McSorley rappelle le Black Metal tel qu'on le connait - des cordes vocales fichtrement excellentes et rappelant tant celle de Hat (premier album de GORGOROTH) que celle de Satyr... Non, COBALT ne fait pas dans le Black Metal. Enfin : il n'y est pas circonscrit. Sa personnalité est trop affirmée, elle est trop vaste et imposante. Il absorbe le Black Metal sans le remiser mais en y apportant une foultitude d'autres caractères extrêmes. Dans cette bombe étasunienne, rien n'est définissable et les amoureux du Thrash (typé SLAYER), du Black/Thrash particulièrement, du Death Metal, du Metalcore même y trouveront leur compte. A défaut, comme pour 50 contre 1 de SA MEUTE, on rangera COBALT dans la catégorie des formations jouant du War Metal, autrement dit : jouant du Metal extrême brassant tous les genres avec génie. Un génie qui les fait rejoindre le Panthéon... Même les fans du second CHIMAIRA risquent d'aimer "Eater of Birds". Même ceux qui jubilent sur WOLVES IN THE THRONE ROOM. Et même les mordus de NEUROSIS et de SWANS pourront y jeter une oreille, pour les parties hypnotiques et la pesanteur générale de la Chose... (Et je n'ai pas insisté sur le caractère éminemment chamanique et présent de cette Oeuvre : vous le découvrirez j'en suis certain). Enfin, les "sniffeurs" de came expérimentale ne devront pas négliger l'écoute de "Eater of Birds", car ce second chapitre des originaires du Colorado en contient une bonne dose. Une heure de bonheur total. Quelle claque. Je n'en reviens pas.

"Eater of Birds" est MAMMOUTHESQUE. Perdu dans le désert, COBALT est destiné à entrer dans l'Olympe des meilleurs groupes du monde et "Eater of Birds" parmi les plus grands disques du metal extrême. COBALT est également destiné à conquérir le monde. Vous ne pouvez pas passer à côté.

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- Phil Mcsorley (vocaux, guitares, basse)
- Erik Wunder (batterie, vocaux)


1. When Serpents Return
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3. Ritual Use Of Fire I
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10. Ritual Use Of Fire Iii
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