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DIABOLICUM - The Grandeur Of Hell (1999)
Par LESOMBRE le 22 Juin 2008          Consultée 1060 fois
Son nom, le titre de ce premier album, sa pochette… de prime abord, Diabolicum augurait du meilleur ; et une fois le CD inséré dans le lecteur, les compos n’ont pas démenti cette impression. The Grandeur of Hell est la première production de ce groupe suédois méconnu, qui a signé un autre album en 2005 (The Dark Blood Rising). Si vous pensez avoir affaire à un groupe de black métal de plus, brouillon et sans intérêt, détrompez-vous : Diabolicum détient de forts arguments pour se distinguer de la masse des formations qui encombre actuellement le marché du métal extrême.

Et tout d’abord, parce que leur musique est possédée : l’intro, très malsaine évoque le « Silvester Anfang » du Deathcrush de Mayhem, qui se continuerait par un rituel en appelant aux forces du Mal. Puis, sans transition, commence le voyage pour les Enfers. « Chained on demonwings » enchaîne de façon très brutale : un cri ouvre le titre, suivi par une batterie très violente (une boîte à rythmes, hélas, mais bon ça passe à peu près et colle plutôt bien avec l’intensité recherchée). Tout d’abord, on ne distingue rien d’autre, puis par saccades, les autres instruments se font entendre, dont les guitares, avec un riff bien accrocheur qui rappelle Satyricon. Alors que chaque musicien est à fond dans sa partie, Kvarforth hurle le nom de Satan.
Difficile de ne pas se laisser prendre d’emblée au black hypnotique de Diabolicum. Ce premier morceau est en effet exemplaire à plusieurs titres : il se compose d’au moins cinq ou six riffs excellents, alterne des passages rapides et plus lents, pose des atmosphères complètement différentes, et est marqué par un fort souci de musicalité. Bref, un grand moment de black metal.

Le titre suivant utilise la même formule : batterie intense, guitares ultra-sombres (on sent l’influence des premiers Darkthrone) et des chants, diversifiés et incantatoires, imparables. L’élan donné est toutefois brutalement interrompu par un passage mid-tempo de toute beauté rappelant les meilleurs moments de Summoning (en plus énervé et plus noir quand même), avant de regagner en intensité pour la fin. Diabolicum choisit ensuite d’intercaler un titre samplé, qui s’il permet à l’auditeur de reprendre son souffle, traîne un peu en longueur. Mais on pardonne vite ce léger écart tant « Infernalord », avec sa brutalité inouïe et ses paroles glorifiant le Malin, nous remettent rapidement sur la route de l’Enfer.

La manière de composer de Diabolicum n’est pas sans évoquer par moment The Legion, autre excellent groupe de black suédois injustement méconnu. Il s’en distingue toutefois par de plus nombreux moments très sombres (durant lesquels on a vraiment l’impression d’assister à quelque noir rituel), au rythme alangui, qui diffusent les effets du Mal.

« Perished », constitue la merveille de l’album : un curieux début à la Septic Flesh, qui bascule ensuite dans un black sympho que n’aurait pas renié Obtained Enslavement. Puis, tout se calme, laissant juste les guitares s’exprimer. Elles ouvrent la voie à un moment de pure beauté métallique : batterie apaisée, quelques notes légères de synthés préparant l’arrivée du chant, râpeux et déclamatoire, qui annonce le passage définitif aux Enfers par le suicide.
Si vous avez survécu à cette déferlante de noirceur, peut-être pourrez-vous alors écouter les deux instrumentaux suivants, dispensables musicalement mais qui permettront à ceux pour qui cet album aura été un voyage, d’arriver à bon port.
4,5/5




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- Sasrof (guitare, basse)
- Dd Executioner (guitare)
- Kvarforth (chant)


1. The Grandeur Of Hell (moloch)
2. Chained On Demonwings
3. The Wind Shall Say
4. Serenade Of The Imperial Darkn Ess
5. Infernalord (the Pray Of Black Souls)
6. The Moon With Thousand Shapes
7. Reaper Of The Orb
8. Perished (the Manifestation Of Suicide)
9. Her Divine Hatred (tiamat)
10. Evocation (longing For Armageddon)



             



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