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HARD ROCK  |  STUDIO

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- Membre : Adrian Smith And Project , Iron Maiden

PSYCHO MOTEL - State Of Mind (1996)
Par DAVID le 19 Avril 2008          Consultée 1831 fois
Quand un musicien quitte IRON MAIDEN, il lui vient souvent à l'idée de monter un groupe de hard FM, on l'a vu pour Paul Di'Anno avec son premier album solo, Dennis Stratton avec PRAYING MANTIS ou Adrian Smith avec ASAP (ADRIAN SMITH AND PROJECT). Difficile dans ces conditions de fidéliser les métalleux fans de MAIDEN à leurs nouvelles aventures. Après la soupe FM Silver And Gold, hybride maladroit entre BON JOVI et MARILLION, Adrian Smith se séparera de son groupe ASAP, composé en partie des musiciens de son ancien groupe URCHIN. Il passera ensuite quelques années à se reposer un peu et prendre du recul, avec au passage un petit détour aux Monsters Of Rock de Donington en 1992, le temps de monter sur scène avec IRON MAIDEN (premier test en public de la formule à trois guitares). Il auditionnera aussi pour DEF LEPPARD mais cette expérience n'aura pas de suite ; Adrian n'étant pas trop motivé pour rejouer dans un grand groupe, avec le circuit infernal des grosses tournées.

Conscient de devoir s'adapter à son époque, Adrian Smith ne tient pas à monter un groupe jouant un vieux heavy dépassé. Comme Bruce Dickinson, il voit bien la « ringardisation » que prend son ancien groupe IRON MAIDEN ; les années 90 ne leur feront pas de cadeau. Il forme alors PSYCHO MOTEL, un groupe qu'il décrit lui même comme un mélange intéressant entre le metal et le grunge ; l'efficace "Sins Of Your Father" en ouverture annonce bien la couleur. Pour son deuxième album, PSYCHO MOTEL puise dans la lourdeur du Sab, avec une bonne louche de grunge (flagrant sur "Excuse Me" qu'on pourrait confondre avec du SILVERCHAIR) et des musiciens issus de la scène hard rock, surtout le chanteur Solli, chaudement recommandé par Steve Harris.

Adrian Smith ne tient pas à jouer les guitar-heroes, son jeu demeure très simple avec le minimum syndical question soli. Place à son saturé, gras, avec des riffs souvent lourds ; les fans de MAIDEN qui espéraient retrouver le Smith « virtuose » des années 80 en seront pour leur frais. Il gardera ce son lourd et épais sur Accident Of Birth et surtout sur The Chemical Wedding, avec notamment "Killing Floor" et "Machine Men", les deux compos signées Smith, les moins bonnes de l'album. Avec PSYCHO MOTEL, il ne met absolument pas son jeu en avant et laisse au contraire beaucoup d'espace pour la voix éraillée de Solli, qui s'en donne à coeur joie. Quelques harmonies de rigueur, plutôt discrètes, permettent d'appuyer les refrains entêtants – peut-être pas assez nombreux - des meilleurs titres de State Of Mind ("Killing Time", "Rage", "City Of Light").

Difficile de ne pas faire le parallèle avec Skunkworks, sorti la même année, sur la même maison de disque (Castle Communications, le label qui servait de refuge pour les losers des années 90 dont Bruce Dickinson et MARILLION), avec le même manager (Rod Smallwood, qui sera le principal artisan du retour « à la maison » des deux démissionnaires quelques années plus tard), Skunkworks aussi pour la démarche de mélanger ce qui se faisait dans les années 90 en matière de hard rock. Mais State Of Mind s'avère au final moins original, moins ambitieux et moins atmosphérique que le projet de Bruce Dickinson. En effet, Adrian Smith n'échappe pas à certains écueils, avec quelques plans bluesy un peu bateaux ("Psycho Motel", "Time Is A Hunter"), la ballade folklo-acoustico-sudiste vue et revue ("Western Shore") ou du hard rock très classique ("Money To Burn"), comme on pouvait en trouver à l'époque chez les groupes réduits à l'anonymat.

Il serait maladroit d'affirmer que State Of Mind surpasse la production grunge et hard rock de l'année 1996 juste parce qu'Adrian Smith joue là dedans. A croire qu'il ait du mal à exister en dehors d'IRON MAIDEN car ce n'est ni la musique d'URCHIN, très peu originale et largement influencée par le hard rock des années 70, ni celle d'ASAP qui lui ont apporté une quelconque reconnaissance. Il est sûrement plus convainquant quand il s'agit de proposer plusieurs compos béton dans des groupes dont il n'est pas le leader (IRON MAIDEN, Bruce Dickinson) que pour composer à lui seul un album qui se tienne sur la longueur. Adrian Smith ne réussira jamais à devenir le leader d'un groupe stable et établi et State Of Mind, aussi sympathique soit-il, se retrouvera vite éclipsé l'année suivante par la sortie d'Accident Of Birth.




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   DAVID

 
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- Solli (chant)
- Adrian Smith (guitare)
- Gary Leideman (basse)
- Mike Sturgis (batterie)


1. Sins Of Your Father
2. World's On Fire
3. Psycho Motel
4. Western Shore
5. Rage
6. Killing Time
7. Time Is A Hunter
8. Money To Burn
9. City Of Light
10. Excuse Me



             



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