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ANCESTRAL - The Ancient Curse (2007)
Par BAST le 6 Février 2008          Consultée 2549 fois

Ca sent franchement mauvais pour Underground Symphony. Le label spécialisé dans le heavy épique à broderies est en pleine phase de régurgitation. A force d’avoir consacré son appétit à la même pizzeria, il fallait s’y attendre. Le relent du jour, c’est ANCESTRAL et son heavy épique martelé au rythme des cavalcades. Côté savoir-faire, effectivement, l’école italienne sait dispenser des cours rodés et facilement assimilables. Côté personnalité, autant s’échiner à distinguer une chèvre d’une autre dans un troupeau. Découvrir ANCESTRAL revient à s’engager sur un chemin dont on connait la moindre sinuosité. On pourrait fermer les yeux qu’on saurait de mémoire éviter les nids de poule, les branches mortes et les pièges disposés par le temps. Et forcément, une excursion flâneuse quand on espère d’un genre une évasion agitée, l’ennui pointe rapidement le bout de son nez, incitant à rebrousser chemin après quelques pas.

Pour autant, tout italien qu’il est, ANCESTRAL a bien saisi sa leçon et propose un premier album au calibre sans accroc. Une rythmique montée sur ressorts, des giboulées de soli, des chœurs à faire se fendre la poitrine et un chant presque doom pour bien insister sur la saveur épique chère à l’Italie chevelue, les ingrédients mêlés répondent présents. Et leur agencement se montre plutôt adroit. Classique, redondant, litanique, mais adroit.

« Lord Of Terror », ce sont les velléités de conquête d’HELLOWEEN et de GRAVE DIGGER cristallisées avec ce qu’il faut de jugeote, surtout sur le refrain qui gonfle en intensité à force d’interventions. « Sanctuary Of The Kings », c’est l’once de prog dispensée ça et là comme aux plus belles heures de la scène underground italienne, ou un refrain fédérateur uni comme un seul homme. « Achilles Fury (In Hector’s Death) », c’est un power teuton à l’acception édulcorée dans sa lourdeur, soutenue dans sa saveur martiale. Enfin, « The Walls Of Troy », ce sont les clichés italiens dans toute leur splendeur. Chant enorgueilli du champion retrouvant ses terres après divers exploits, pour la version « j’achète ». Simagrées grotesques de lutins facétieux qui expliquent que le méchant est franchement vilain dans la version « je fuie ».

« The Ancient Curse » titille l’attention sur les premières écoutes, les lignes de chant, intenses et percutantes, constituant probablement l’élément déclencheur. Mais le disque décroche sur la longueur. Peu de riffs marquants, pas de soli réellement mémorables, des refrains aussi agréables que conventionnels. Bien fait, parfois prenant, « The Ancient Curse » pêche avant tout par son manque de surprise. Timorés, les titres s’installent tranquillement, comme répondant à un rituel connu sur le bout des doigts. On peut toujours se prendre au jeu, pas évident, pourtant, de contenir les bouffées d’ennui ou de lassitude. Le premier essai des italiens ne fera date nulle part et pour personne. Il finira comme nombre de ses congénères, aux oubliettes. Des oubliettes nichées au fin fond d’un château fort, histoire que les italiens aient au moins l’occasion d’approcher leurs rêveries d’aventures médiévales.

Note : 1,5 / 5

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- Mirko Olivo (chant)
- Alessandro Olivo (guitare)
- Domiziano Mendolia (basse)
- Massimiliano Mendolia (batterie)
- Giovan Battista Ferrantello (guitare)


1. Free Born
2. Lord Of Terror
3. The Ancient Curse
4. Sanctuary Of The Kings
5. Achilles Fury (in Hector’s Death)
6. Time Has Gone By
7. Jalwink’s Fall
8. The Walls Of Troy
9. Eleanore Rigby (beatles Cover)



             



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