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ENDEVERAFTER - Kiss Or Kill (2007)
Par THE MARGINAL le 6 Décembre 2007          Consultée 3497 fois
On sait que du côté du Vieux Continent, un fort revival hard/heavy souffle depuis quelques années, en particulier du côté de la Scandinavie où prolifèrent de très nombreux combos de qualité. Mais de l'autre côté de l'Atlantique, plus précisèment les Etats Unis, qu'en est-il exactement ? Et bien, pour être franc, l'engouement pour le hard rock est moindre par rapport à l'Europe. Toutefois, on constate que les tournées des groupes majeurs les plus anciens marchent bien et que de nombreux jeunes combos tentent de percer.

Les bons chiffres de vente de Buckcherry permettent d'espérer des lendemains meilleurs aux USA. Et parmi les jeunes groupes de hard rock, il y a Endeverafter qui pointe le bout de son nez. Ce groupe a eu le privilège d'accompagner Poison et Cinderella à travers les USA en 2006, ce qui lui a permis de créer un petit buzz autour de lui.

La sortie de son premier album, "Kiss or kill", arrive à point nommé pour faire plus ample connaissance avec Endeverafter. Ce quartette, drivé par le chanteur/guitariste Michael Grant (la tête pensante du groupe), propose un hard rock americain parsemé d'influences heavy (à certains endroits de l'album, on perçoit un peu les influences de Iron Maiden et Saxon) et de très discrètes touches modern-rock. Comme influences majeures, on peut citer AC/DC, Aerosmith, Guns N' Roses, Mötley Crüe, Crashdiet, Buckcherry, en plus des clins d'oeil heavy et modern-rock cités un peu plus haut.

A l'écoute du premier tiers de l'album, on se croirait en plein rêve tant Endeverafter flirte avec la perfection. Un démarrage à 2000 à l'heure et l'auditeur n'a pas le temps de dire ouf car "I wanna be your man" est une tuerie heavy-rock speedée qui dépote, renforcée par des choeurs pimpants, tapageurs qui accompagnent le chant de Michael Grant (l'homme à tout bien faire du groupe), un hymne headbanguant avec duel de guitares à l'appui. Et que dire de "Baby baby baby", un morceau à la fois punchy, survolté et mélodique servi par un refrain accrocheur et dont la video a été la plus vue sur Youtube en un seul jour (+ de 500000 visites), du mid-tempo roots "Gotta get out", envoûtant, qui perpétue la tradition du hard rock americain et, à l'instar des Black Stone Cherry, Silvertide, contribue à lui redonner ses lettres de noblesse, du catchy "Poison", avec ses riffs heavy, qui évoque les heures de gloire du Hard US (on pense à Mötley Crüe, Skid Row) et se voit furieusement appuyé par une rythmique déchainée, turbulente... On se met alors à rêver d'avoir entre le main le digne successeur de "Appetite for destruction", soit 20 ans après la sortie de celui-ci (eh oui, déjà !).

La suite de l'album incitera plutôt l'auditeur à plus de nuance car si l'ensemble reste de qualité, il ne place quand même pas la barre aussi haut. Bien sûr, on pourra toujours prendre son pied en écoutant le groovy "Tip of my tongue", oscillant entre hard et heavy (avec en prime quelques relents modern-rock) et susceptible de faire un malheur sur les ondes radiophoniques (ce n'est toutefois pas le titre le plus imparable de l'album), "Road to destruction", un morceau progressant crescendo (par sa structure), alternant passages mélodiques, tempérés et moments plus survoltés, plus furibards, et qu'on peut considérer comme le parfait croisement entre Guns N' Roses et Iron Maiden (si, si, c'est possible !). Ou encore "Slave", une compo catchy, passe-partout, à cheval entre les 70's et le modern-rock, et marquée par un final plus tapageur, plus musclé.

Quel dommage que les 2 ballades de l'album ne soient pas à la hauteur du reste ! En effet, "Next best thing" est une ballade mélancolique, typique de ce qu'on peut entendre dans les séries TV americaines actuelles, pas terrible, mais idéale pour faire craquer les djeunzes ricains. Quand à "Long way home", c'est une ballade parsemée de violon ennuyeuse, soporifique et trop longue.

Dans l'ensemble, on est quand même en présence d'un très bon album de hard rock exécuté par un groupe au potentiel prometteur. Les solos de gratte sont de très haut calibre (ce qui n'est pas monnaie courante dans l'actuel hard rock americain), l'album est varié à souhait, assez musclé et on ne peut ignorer que le début de l'album est fantastique (je pense même que c'est LE temps fort de l'album). Il est juste dommage que les 2 ballades ne soient pas suffisamment inspirées et soient considérées comme le maillon faible de l'album car celui-ci s'avère frais, enthousiasmant. Quoi qu'il en soit, Endeverafter apparait comme l'un des plus solides espoirs du hard rock americain (qui en a bien besoin) et, vu le potentiel de cet album, ce ne serait pas surprenant que celui-ci se hisse dans les charts US à l'avenir...




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   THE MARGINAL

 
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- Michael Grant (chant, guitare)
- Kristan Mallory (guitare)
- Tommi Andrews (basse)
- Eric Humbert (batterie)


1. I Wanna Be Your Man
2. Baby, Baby, Baby
3. Gotta Get Out
4. Poison
5. Next Best Thing
6. Tip Of My Tongue
7. Road To Destruction
8. All Night
9. Slave
10. From The Ashes Of Sin
11. Long Way Home



             



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