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DOMINICI - O3 A Trilogy, Part 2 (2007)
Par SPHERIAN le 15 Septembre 2007          Consultée 2512 fois
Mais où était donc passé Charlie ? Non pas Charlie Oleg mais Charlie Dominici bien sûr ! Car après avoir été poussé vers la sortie de DREAM THEATER suite à l’enregistrement de When Dream And Day Unite, Charlie disparut complètement de la circulation. Pendant ce temps, James LaBrie propulsa DREAM THEATER à la mega-stardom et ce n’est que le 6 Mars 2004 que le nom de Charlie Dominici refit son apparition. DREAM THEATER jouait alors le concert qui célébrait les 15 ans de la sortie du sus-dit album et quelle ne fut notre surprise de voir apparaître un petit bonhomme tout rond sur la scène de Los Angeles. Les superbes interprétations de « To Live Forever » et « Metropolis Part I » démontrèrent que la voix atypique de Charlie Dominici était inaffectée par le poids des années et un rêve fou me traversa l’esprit. Et si DREAM THEATER virait Labrie pour réintégrer Dominici (hé hé)?

Bien que James LaBrie fasse toujours partie de la machine DREAM THEATER, l’expérience avait semble-t-il redonné le virus de la musique à mon (second) nain chantant favori. L’année 2005 vit un Charlie bardé de cuir promouvoir O3 A Trilogy Part 1, nouvel album de son nouveau groupe (inventivement) nommé DOMINICI. Deux ans plus tard (et une signature chez Inside Out), nous voilà avec la suite des aventures du combo italo-americano-suisse (!).

Le récent retour réussi de John Arch (ex-FATES WARNING) avec son (court) E.P. A Twist Of Fate a-t-il été une quelconque inspiration pour Charlie Dominici ? Je n’en suis pas sûr car sa démarche est un peu différente. Là où Arch s’est contenté de refaire du FATES WARNING (période Arch), DOMINICI n’est aucunement un clone de DREAM THEATER. Bien sûr, la musique étant un prog metal assez classique, on citera les américains en influence (comme pour chaque nouveau groupe de prog) mais DOMINICI possède un son beaucoup plus brut et heavy, se rapprochant ainsi de VANDEN PLAS, THRESHOLD ou encore EMPTY TREMOR.

Les musiciens qui épaulent Charlie sont absolument irréprochables et le démontrent d’entrée avec le phénoménal « The Monster » qui ouvre l’album. Un titre instrumental de près de 9 minutes ne paraît pas être la meilleure idée pour accrocher l’auditeur. Une seule écoute de « The Monster » nous démontre le contraire. L’influence LIQUID TENSION EXPERIMENT est très présente (des relents d’ « Universal Mind » ?) et on prend d’emblée une grosse claque melodico-technique de meilleure augure. La puissante intro de « Nowhere To Hide » laisse enfin place à la voix de Charlie version 2007. Surprise, celle-ci n’est plus aussi haute perchée et moins Geddy Leeesque (RUSH) qu’il y a 15 ans mais les atonations atypiques sont toujours présentes (« If I Had My Way [..] »). Le titre est superbe de bout en bout laissant une large section solo aussi technique qu’entraînante. On remarquera (et ce tout au long de l’album) la similarité entre le jeu de Americo Rigoldi et celui de Jordan Rudess qui est indéniablement plus qu’une influence du clavier italien. De même Yan Maillard (batterie) est le fils spirituel de Portnoy (et ses fameux breaks 2x pieds/2x mains) et Brian Maillard (guitares) se situe pile-poil entre John Petrucci et Stefan Lill (VANDEN PLAS).

Le reste de l’album défile à toute allure. Les superbes ballades (« Captured », « The Real Life ») donnent la part belle à Charlie qui officie toujours dans un registre assez éloigné de When Dream And Day Unite. Il m’a fallu attendre « Greed, The Evil Seed » pour que le « vrai » Charlie Dominici se décide à montrer le bout de son nez. Les intonations vocales si particulières (« Only A Matter Of Time ») réapparaissent petit à petit (refrain de « Greed, The Evil Seed », « School Of Pain ») même si Charlie module beaucoup plus sa voix que par le passé, n’hésitant pas à donner dans le rugueux (« The Calling »). Un bémol tout de même, j’ai trouvé la deuxième moitié du disque légèrement plus faible que les cinq premiers titres. « The Cop » et « A New Hope » ne resteront pas dans les annales du prog.

Je fus donc agréablement surpris par les nombreuses qualités de ce disque qui est très facile d’accès pour un disque de prog. On mémorise facilement les refrains/couplets de chaque titre (même « The Monster ») et ce dès la première écoute. Ceci m’a d’ailleurs tout de suite inquiété car l’expérience m’a souvent montré qu’en matière de prog, disque rapidement assimilé est souvent synonyme de disque rapidement oublié. Et bien ce n’est pas le cas ici, O3 A Trilogy Part 2 passe très bien l’épreuve du temps et ce grâce à la virtuosité de tous les musiciens (et plus particulièrement des frères Maillard) qui insufflent une créativité incessante aux titres. J’ai aussi apprécié le concept de la trilogie qui possède un petit parfum de Operation : Mindcrime et ses machinations politico-terroristes.

Un bon album de prog donc qui gagnerait à être plus égal dans la qualité des titres mais qui a le mérite de 1/ faire justice au talent vocal de Charlie Dominici et 2/ nous faire découvrir des musiciens au futur prometteur. A noter que DOMINICI sera en première partie de la tournée de DREAM THEATER sur certaines dates cet automne. Une bonne occasion de se faire une idée de la musique du groupe.




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   SPHERIAN

 
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- Charlie Dominici (chant)
- Brian Maillard (guitares)
- Yan Maillard (batterie)
- Americo Rigoldi (claviers)
- Riccardo Atzeni (basse)


- O3 A Trilogy Part 2
1. The Monster
2. Nowhere To Hide
3. Captured
4. Greed
5. School Of Pain
6. The Calling
7. The Real Life
8. The Cop
9. A New Hope



             



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