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THRASH PROTOBLACK/DEATH  |  STUDIO

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Lexique black metal
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- Style + Membre : Cogumelo Records

SARCÓFAGO - I.n.r.i. (1987)
Par POSSOPO le 4 Octobre 2007          Consultée 4861 fois

Nouvelle chronique, nouveau voyage au fin fond de la préhistoire du black metal, nouvel orchestre culte. Et dans cet univers absolument pas bigarré (perfecto noir, moule-bite et clous font figure de tenue de combat régie par la loi), le talent côtoie souvent le médiocre, pardon le lamentable. D'où une difficulté certaine pour l'amateur de nouvelles sensations underground de s'y retrouver. Une difficulté d'autant plus importante qu'il arrive que les noms les mieux établis baignent parfois dans l'auge la plus pitoyable (SEPULTURA et MAYHEM et leurs débuts calamiteux) alors que d'autres nettement moins connus des foules parviennent à tailler des véritables petits joyaux, parfois aussi brillants que les plus grandes réussites de POSSESSED, HELLHAMMER ou BATHORY. Parmi eux, SARCÓFAGO, troupe bronzée provenant de Belo Horizonte, véritable berceau d'une scène thrash brésilienne très active au milieu des années 80 (le groupe y fréquentait évidemment SEPULTURA, mais aussi HOLOCAUSTO et autres MUTILATOR ou OVERDOSE).
SARCÓFAGO, "I.N.R.I.", 1987. Un son en avance sur son temps, une ambiance black très aiguisée, quelques lourdeurs naturelles et une touche d'humour.

Le mouvement thrash s'est assez vite répandu de par le monde, certes, mais en choisissant une politique d'élargissement étendu. Avec, aux deux bouts de l'univers, l'expansion mélodique d'un METALLICA (option "Fade To Black", "Welcome Home (Sanitarium)") et la plongée tête en avant vers le caveau le plus insalubre. Très vite, cette lointaine partie du cosmos entre en collision avec de nouvelles galaxies, plus jeunes mais appelées à grandir rapidement. SARCÓFAGO fait partie de ces entités qui, toujours assises sur un parterre thrash régulier (celui inventé par METALLICA et SLAYER), partent à la découverte du tréfonds des abîmes et heurtent rapidement les planètes death et black. Ne débattons pas inutilement sur la naissance de ces nouveaux mondes, sur le poids de leur attachement originel au mouvement thrash et sur le pourquoi ou le comment de leur genèse, contentons-nous de parler d'"I.N.R.I.", point de jonction certain entre les trois genres évoqués.

Wagner "Antichrist" Lamounier hurle sa rage en chargeant son organe de scories ténébreuses et perverses, intensément protoblack, agrémentées d'une pointe caverneuse, grand classique de l'époque. La production est à l'avenant, fière de ses quelques années d'avance sur le reste de la meute noire. Ca grésille, ça crache, et le spectre sonore se laisse envahir par cet effet de souffle dont on se demandera toujours s'il était volontaire ou la simple conséquence d'un manque de moyens. Peu importe, vingt ans plus tard, on qualifie ce brouillon d'esthétique. Brouillon, et du pour et du contre. Le pour, je viens d'en parler, l'odeur de crasse diabolique envoûte les nez qui raffolent de cet excès de naturel immonde et de cette surenchère dans la provocation. Le contre, ce sont quelques compositions mal ajustées et deux, trois idées de bac à sable. Le pour, j'en reparle pour évoquer la maîtrise instrumentale et une approximation absente, et tellement prégnante chez les collègues de l'époque (qui a dit SEPULTURA ?).

Et puis, il y a les gadgets. Cet arpège de cadavre psycholeptique (j'hallucine, Word ne m'a même pas souligné le mot en rouge, celui qui me donne la définition du terme gagne un Bubble Head Jean-Pierre Pernaut) sur "Christ's Death", une fête foraine du temps de Jean Renoir et des problèmes gastriques sur "The Last Slaughter". Des gadgets qui n'attestent musicalement de rien, qui démontrent simplement la capabilité (là, j'ai eu mon soulignage en rouge) parodique du combo. Un plus toujours appréciable lorsque d'autres préfèrent se suicider ou se faire suicider.

Œuvre majeure de l'underground black/thrash/death (40%, 40%, 20% sont les proportions), il serait bien bête de ne pas faire reposer I.N.R.I. dans sa discothèque aux côtés des premiers BATHORY, le "Anno Domini" de TORMENTOR et les débuts de CELTIC FROST. Et arrêtez votre collec' des débuts de SEPULTURA, elle ne sert vraiment à rien !

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- Antichrist (chant)
- Incubus (basse)
- Butcher (guitares)
- D.d. Crazy (batterie)


1. Satanic Lust
2. Desecration Of Virgin
3. Nightmare
4. Inri
5. Christ's Death
6. Satanas
7. Ready To Fuck
8. Deathrash
9. The Last Slaughter



             



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