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DOOMSWORD - My Name Will Live On (2007)
Par DARK SCHNEIDER le 13 Août 2007          Consultée 4341 fois
Le metal épique a toujours été un genre underground. Il était déjà à part dans les 80's, et il avait quasiment disparu dans les 90's, comme si le split de MANILLA ROAD au début de cette décennie avait été le testament du genre. Mais depuis la fin des 90's le metal épique semble refaire surface, peut-être une conséquence logique du revival true metal qui avait remis au goût du jour les histoires de guerriers et de dragons. On ne change pas les habitudes cependant : le genre est toujours aussi confidentiel. Mais cette indifférence quasi-général n'empêche pas nos adeptes des fresques héroïques à proposer contre vents et marées une musique résolument peu accessible, mais oh combien jouissive! C'est en italie que la résurrection du genre va d'abord s'affirmer, et le principal représentant en est DOOMSWORD.

En trois albums, DOOMSWORD a déjà fait largement ses preuves dans le domaine du metal épique, s'imposant comme le nouveau leader du genre. La musique des italiens avait également su faire preuve d'évolution : le précédent album, Let battle commence (2003), fut même abusivement qualifié de viking metal. Certes, si sur cet album les récits des italiens évoquaient essentiellement des légendes nordiques, la musique consistait avant tout en un heavy-doom encore assez éloigné des groupes de viking metal. Il aura donc fallu un certain temps pour DOOMSWORD afin de donner un successeur à Let battle commence. Une des raisons de cette lenteur est le projet viking du leader Deathmaster, Gjallarhorn, mis en oeuvre il y a 2 ans, l'autre raison étant l'installation en Irlande de ce même Deathmaster. L'attente aura été longue, mais en valait largement la peine. La migration de Deathmaster semble avoir été plus que bénéfique, tant celui-ci a su tirer parti des légendes celtiques qui imprègnent la terre irlandaise. En témoigne le morceau d'ouverture, le superbe « Death of Ferdia », qui raconte justement une légende irlandaise. Tous les éléments qui avaient fait la qualité des opus précédents se retrouve ici, en décuplé : riff épique, break acoustique médiévale, refrain guerrier transcendé par la voix ample, puissante et lyrique de Deathmaster. DOOMSWORD a encore progressé.

La différence entre My name will live on et son prédécesseur c'est la bien plus grande variété de cette nouvelle fresque. Désormais, les tempi se font beaucoup plus variés, les rythmiques sont moins doom, les fameux tagada ressurgissent de toute part, DOOMSWORD se permet même un morceau rapide : « Steel of my axe », un titre dont l'influence Manowarienne est plus qu'évidente, ce que le groupe assume totalement d'ailleurs. On tient là un titre excellent qui ravira sans problème tous les amateurs du combo américain. Mais ce n'est qu'une facette de cet opus. Un morceau comme « Gergovia » (qui évoque évidemment notre Vercingétorix bien de chez nous) est bluffant de par sa subtilité. Intro acoustique somptueuse, ambiance celtique des plus appropriées et texte fichtrement bien écrit. Et des moments aussi forts, DOOMSWORD en a d'autres en réserve. Notamment le titre final, « The great horn », autre chef d'oeuvre de metal épique, véritable appel aux armes auquel n'importe quel métalleux répondra présent, l'épée ou la bière à la main. Impossible non plus de ne pas citer « Days of high adventure » et son riff heavy metal beaucoup plus traditionnel qui n'enlève rien à une ambiance toujours aussi épique (quel refrain!!). Il faut également souligner les paroles de ce morceau, qui touchera n'importe quel amateur de romans d'héroïc fantasy.

Et que dire du chant de Deathmaster? Ce dernier s'impose tout simplement comme un digne héritier de Messiah Marcolin, tout en étant capable de se rapprocher d'un Eric Adams quand le besoin s'en fait sentir (c'est à dire quand le tempo augmente). Chanteur à la personnalité très marquée, il impose son empreinte vocale tout au long de l'album. A noter que sur quelques morceaux il laisse sa place à des invités le temps d'un couplet (Vittorio Ballerio d'ADRAMELCH sur « Once glorious » et Vanni Ceni de WOTAN sur « Luni »).
Non content d'être un chanteur hors pair, ses lyrics sont de toute beauté. A l'instar d'un Mark Shelton, il sait parfaitement nous transporter dans des contrées légendaires.
Du charisme, DOOMSWORD en a à revendre. Il faut dire qu'avec cet album d'une richesse étonnante les italiens réussissent une synthèse improbable entre CANDLEMASS, MANILLA ROAD et MANOWAR. Des groupes pourtant très atypiques, aux côtés desquels les italiens n'ont pas à se faire petit.

Alors ce My name will live on, ne mérite t-il pas la note maximale? Et bien non, car il faut bien admettre que l'album contient un léger ventre mou, un brin longuet. Les titres « Thundercult » et le très viking « Luni » ne resterons pas dans les annales romaines. Il est un peu dommage que l'inspiration n'ait pas su se maintenir au même niveau tout au long de l'album. Néanmoins, ce passage à vide ne remettra pas en cause les grands moments de l'album, qui sont d'ailleurs au final bien plus nombreux.

Avec un album d'une telle qualité, j'ai bien du mal à comprendre que DOOMSWORD puisse encore évoluer dans l'underground. My name will live on est certainement leur meilleur opus à ce jour, le plus abouti, mais aussi le plus accessible.




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   DARK SCHNEIDER

 
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- Deathmaster (chant, guitare acoustique)
- Sacred Heart (lead guitare)
- The Forger (guitare rhytmique)
- Geilt (basse)
- Wrathlord (batterie)


1. Death Of Ferdia
2. Gergovia
3. Days Of High Adventure
4. Steel Of My Axe
5. Claidheamh Solais (sword Of Light)
6. Thundercult
7. Luni
8. Once Glorious
9. The Great Horn



             



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