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DAMAGE CONTROL - Damage Control (2007)
Par THE MARGINAL le 23 Juin 2007          Consultée 1933 fois
En regardant bien la pochette de cet opus, on ne peut deviner du premier coup à quel genre de disque on a affaire. Par contre, lorsqu'on jette un coup d'oeil sur les noms des musiciens qui y sont impliqués, on commence à se faire une petite idée. Le chanteur Spike (Quireboys), le bassiste Pete Way (UFO), le batteur Chris Slade (Uriah Heep, Asia, AC/DC) et le guitariste Robin George (connu notamment pour ses albums solo dans les 80's et pour avoir travaillé avec Robert Plant, Glenn Hughes) ont décidé d'unir leurs forces au sein du super-groupe Damage Control et de sortir un disque pour se faire plaisir.

Sur le plan musical, Damage Control propose un hard rock n'roll vintage, sans fioriture, éloigné du modernisme, de ce qui est susceptible d'être radiophonique de nos jours. On sent bien, à l'écoute de ce disque, que les musiciens ont le rock n'roll dans le sang et se font plaisir.

Un titre comme "Dead man walking", qui ouvre les hostilités, nous renvoie directement aux racines du hard rock n'roll vintage et le son, brut, met bien en valeur ce mid-tempo gorgé de guitares juteuses qui fait taper du pied. Les adeptes de ce type de musique, qui semble résister gaillardement à l'usure du temps, trouveront eux plusieurs motifs de satisfaction avec, notamment, le rythmé et remuant "Savage songs" et son refrain à reprendre en choeur dans n'importe quel pub du Royaume Uni, la power-ballade électrique, subtile et pleine de mélancolie "Selfish" (le genre de ballade, justement, qu'on ne fait quasiment plus de nos jours), le cool "C'mon down", bien dans l'esprit des Rolling Stones, d'AC/DC et dont le refrain est terriblement accrocheur, l'ensorceleur "Raw" avec ses riffs particulièrement envoûtants, le très roots et très 70's dans l'esprit "One step closer", assez travaillé (ce titre dure 6'39), ainsi que le hard boogie délicieusement rétro "Bitching blues", dont les relents bluesy, roots (ah, cette slide et cet harmonica bien crade !!) sont diablement jouissifs (il s'agit peut-être du meilleur moment de l'album). D'ailleurs, le dernier titre cité a de fortes chances de faire un tabac monstrueux dans les bars et clubs rock rétro.

Si tous ces titres mentionnés sont les plus convaincants, les plus inspirés, on ne perdra pas de vue que cette galette contient également quelques titres moins efficaces, qui ne laisseront pas de souvenirs impérissables. Le mid-tempo mi-grungy, mi-heavy "Alice" (l'ombre de Black Sabbath plâne sur ce titre), qui est totalement différent du reste de l'album et dont les idées semblent inexploitées ici, l'autre ballade "Victim", ennuyeuse et sans relief, ou encore "Redundant" qui laisse un gôut d'inachevé car il donne l'impression qu'il aurait pu être davantage amélioré, sont dans ce cas précis.

Globalement, ce premier album éponyme de Damage Control laisse une impression positive, d'autant que les 4 musiciens prennent leur pied sur l'ensemble des compos. Ce n'est certes pas le genre d'album qui va bouleverser le monde musical, mais il s'agit d'un disque sympa, sans prise de tête, ni pretention démesurée. C'est ainsi que cet opus doit être conçu. Puis, rien que pour le fabuleux "Bitching blues" (rhaaa, il me rend dingue, ce titre !) et, à un degré moindre, "Savage songs", cet album a de quoi ravir certaines personnes (dont je fais partie).




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- Spike (chant)
- Robin George (guitare)
- Pete Way (basse)
- Chris Slade (batterie)


1. Dead Man Walking
2. Savage Songs
3. Alice
4. Selfish
5. C’mon Down
6. Damage Control
7. Victim
8. Raw
9. One Step Closer
10. Redundant
11. Seven Golden Daffodils
12. Bitching Blues



             



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