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SONIC REIGN - Raw Dark Pure (2007)
Par POWERSYLV le 4 Avril 2007          Consultée 1824 fois

La fin des années 90 aura vu l’exposition médiatique du black metal via le succès des plus mélodiques DIMMU BORGIR et CRADLE OF FILTH, ou des plus guerriers tels MARDUK. Dans leur sillage, les initiateurs du genre tels IMMORTAL, MAYHEM ou DARKTHRONE eurent droit aux aussi à un début de reconnaissance plus important qu’auparavant. Dans cette conjoncture, 2 musiciens friands du black metal du début des années 90, Benjamin Borucki (chant, guitare) et Sebastian Schneider (batterie) décident de s’associer en 1997 dans un projet appelé MEGIDDO. Une première démo sortie début 1999 (The Journey) permet à MEGIDDO de présenter un black plus mélodique (avec claviers) que ce que les 2 musiciens allaient présenter par la suite. Par ailleurs, Benjamin et Sebastian décident de rester en duo, suivant ainsi une formule qui fait école entre autres chez SATYRICON et DARKTHRONE.

Car fin 1999, MEGIDDO devient SONIC REIGN et radicalise son style : tout sera désormais plus fort et plus sombre. En 2001 un mini 4 titres, The Decline Portrait pose les bases de la musique des 2 protagonistes. En 2004, le duo sonique signe chez le label Supreme Chaos Records qui sort à nouveau The Decline Portrait agrémenté d’une version ancienne de la chanson « Raw Dark Pure ». Le groupe continue de travailler sur des morceaux en vue d’un premier album mais quitte Supreme Chaos Records pour créer son propre label, Sovereignty Productions en 2006. Dès lors, des sonorités brutales, un son lourd et de sombres atmosphères se font entendre depuis le propre studio du duo (Sonic Room Studio) : le mastering se fait au Markus Stock studio et l’album sort à l’été 2006. La presse spécialisée se montre intéressée (excellentes réactions de Metal Hammer). Le groupe alors en quête d’un distributeur se voit proposer un contrat avec Metal Blade à l’automne 2006, pour une sortie européenne en avril 2007.

Voici donc ce Raw Dark Pure qui se veut le porte étendard d’un « Modern Black Metal » dont le duo se targue d’avoir inventé. Un gros, SONIC REIGN a pour ambition de créer un « black metal qui reprend la tradition des groupes old-school du début des années 90 mais avec un son et une approche modernes ». Alors déjà, quand je lis ça, y a un truc qui colle pas, un truc qui me gène. Vous savez, comme quand un candidat à l’élection veut prendre des gens d’un parti, mais ne pas oublier d’y inclure aussi des gens ayant des idées radicalement différentes pour qu’ils bossent ensemble. Ou alors prétendre imposer une rupture alors qu’on compte continuer ce qui a été fait avant. Bref, 2 métaphores politiques d’actualité pour illustrer dans cette chronique (et revenons en à la musique et à SONIC REIGN) une démarche d’ores et déjà placée sous le signe de l’ambiguité.

En décorticant la bête, on découvre quoi ? Ben du black metal plutôt traditionnel, avec des rythmiques brulantes et rapides (aye aye aye, les blasts) pour faire evil mais qui ménagent quelques moments plus mid tempo pour se reposer et essayer de se détendre un peu le slip. Ca lorgne du côté de chez IMMORTAL (en moins bon), ça emprunte chez SATYRICON, ça pulse et les vocaux sont black et méchants. Bref, SONIC REIGN n’innove pas vraiment dans le genre, même si certains passages sont sympathiques. Là où ça a du mal à passer, franchement … je sais bien qu’ils veulent faire du old school mais quand ils parlent de moyens modernes, ils repasseront. Parce que le son de la batterie est franchement mauvais. Sans dec, j’irais dans ma cave taper sur des barils de lessive que ça sonnerait pareil (même si je suis loin d’égaler Sebastian en rythmique, mais là je parle de son). Bon, en gros, le son de batterie est dégueulasse, ça sonne sourd et l’instrument écrase tout, j’ai même du mal à distinguer parfois les guitares.

Raw Dark Pure est donc un disque qui aurait pu le faire peut-être il y a 12/13 ans mais qui aujourd’hui, en plus de sa production médiocre n’apporte pas grand chose à la galaxie black metal, alors que le territoire a été défriché depuis longtemps, et les limites repoussées depuis belles lurettes. Messieurs, il ne suffit pas de s’aventurer à défendre un « Modern Black Metal » (qui n’a finalement pas grand chose de « Modern »), d’avoir 5 marteaux dans le Metal Hammer du mois (j’ai du mal à comprendre) et de signer sur un label prestigieux pour séduire un auditoire plus à la pointe que cet album en demi-teinte. Bon allez, je suis un peu sévère, y a quand même quelques choses sympathiques là-dedans mais trop peu. Peut-être qu’avec un poil plus de personnalité, des titres plus accrocheurs et surtout une meilleure production, SONIC REIGN réussira à convaincre davantage à l’avenir. Tant pis, ça sera – peut-être - pour la prochaine fois.

www.sonicreign.de

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   POWERSYLV

 
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- Benjamin Borucki (chant, guitare)
- Sebastian Schneider (batterie)


1. Deceit Doctrine
2. Fucked Up But Glorious
3. Reminiscence Of Imperial Wrath
4. The Martyr Urge
5. Salt
6. Tyrant Blessed
7. To Rebel And To Fail
8. Raw Dark Pure



             



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