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1990 Bezerk
1991 Banzai !
2006 Bezerk 2.
 

- Style : MÖtley CrÜe, Poison, Twisted Sister, CrashdÏet
- Membre : Msg

TIGERTAILZ - Bezerk 2.0 (2006)
Par THE MARGINAL le 15 Octobre 2006          Consultée 2541 fois

Encore un groupe des 80's qui, après s'être reformé, revient sur le devant de la scène avec un nouvel album studio. C'est le quartette originaire du Pays de Galles Tigertailz qui est concerné, ici. 1 an après les rééditions de "Bezerk" et "Banzai", Tigertailz arrive avec quelque chose de nouveau. Et attention: sa nouvelle livraison s'intitule "Bezerk 2.0", qu'on aura vite fait d'assimiler à une suite de "Bezerk", qui fut le plus gros succès du groupe, tant au niveau commercial qu'artistique, et qui a marqué de nombreux fans à l'époque.

La démarche est quand même risquée, voire casse-gueule car donner une suite à un chef-d'oeuvre n'a jamais été une garantie de succès. D'autre part, on remarque que la pochette de l'album est quasiment identique à celle de "Bezerk". Certains ne manqueront pas d'y voir-là une démarche opportuniste.

Lorsqu'on jette un coup d'oeil à la track-list, on constate qu'il y a comme une couille dans le potage: en effet, on retrouve 2 titres tirés de l'album "Wazbones"(sorti en 1995), un autre titre tiré du pressage japonais de ce même "Wazbones" et 2 vieilles démos datant d'une dizaine d'années déjà(et que les fans connaissent par coeur). Si on ajoute à tout ça l'intro de l'album, il ne reste que 6 véritables nouvelles chansons. "Bezerk 2.0" n'est donc pas un véritable nouvel album. Il y a de quoi l'avoir mauvaise, surtout ceux qui possèdent déjà "Wazbones". Autre point qui fâche sensiblement: la production. Tigertailz avait jusque-là l'habitude de proposer des albums bénéficiant d'une production solide, d'où ce sentiment d'incompréhension. L'album n'est pas spécialement sous-produit. Non, la production est bâclée car elle varie d'un titre à l'autre, et c'est très désagréable: il faut systématiquement ajuster le son. Il y a donc de quoi râler, être déçu.

Et le contenu de l'album lui-même, dans tout ça ? Et bien, tout n'est pas à jeter, pour être franc. L'intro "Bezerk" est du meilleur effet: on y trouve des arrangements symphoniques, des riffs heavy mordants, un petit speech d'entrée et une excellente production, ce qui laisse augurer du meilleur. C'est lorsque le titre suivant, "Do it up", apparait que ça se gâte car le son est faiblard et ne met pas en évidence ce titre fun, très party-rock dans l'esprit. Ce titre est sympa, mais il est sous-produit, on n'entend pas assez le son de la guitare. Dans le même esprit, et en plus efficace, arrive heureusement "One beat of your heart", plus travaillé avec des cuivres et des sonorités indus. Tirée du pressage japonais de "Wazbones," la power-ballad "I believe" est splendide, très "Queen-esque" dans l'esprit, merveilleusement arrangée. On signale en passant que par rapport à l'original, des choeurs gospels ont été ajoutés. "TVOD" et "For hate'z sake" sont ces fameuses vieilles démos. La première nommée est à connotation hard groovy avec des influences funkysantes et fait penser à Winger période "In the heart of the young". Il est dommage que ce titre soit partiellement gâché par un court intermède rap de mauvais goût. L'autre démo("For hate'z sake") est en fait la chanson la plus marquante de l'album avec sa basse ronronnante, ses choeurs tapageurs répondant fort bien aux vocaux, son refrain ultra-entêtant, son rythme qui s'emballe à la fin, son long solo de tueur qui parachève l'ensemble brillamment. Comme autres bons titres, on mentionnera "Sugar fever", bien dans l'esprit glam des 80's, avec des choeurs joyeux respirant le fun, l'anti-prise de tête, sans oublier les titres de "Wazbones" que sont "Make me bleed"(dont l'intro a été retouchée), très heavy, très mordant et qui est le genre de titre qu'on attend de la part de Metallica depuis une quinzaine d'années, et "Dirty needlez", lui aussi heavy et sur lequel la voix de Kim Hooker rappelle celle de Dave Mustaine(sur les couplets, je précise).

Par contre, on ne conservera pas un souvenir mémorable de "Falling down", un titre bizarre qui diffère totalement du reste de l'album avec son intro tribale, ses choeurs indigènes, son refrain aérien, ou encore "Get real", une chanson bâclée, répétitive.

Au final, cet album est quand même une déception. Pas spécialement d'un point de vue musical, car il n'y a quasiment pas de mauvaise chanson (même si certaines laissent à désirer), mais plutôt parce qu'on a l'impression que ce disque part dans tous les sens. On a ici affaire à un assemblage de vieilles démos, de vieux titres un peu réarrangés et de nouvelles chansons, d'où ce sentiment que l'album manque d'unité, sonne de façon inégale (la production évoquée plus haut renforce cette impression). D'autre part, appeler cet album "Bezerk 2.0" est une grossière erreur car on est bien loin du chef-d'oeuvre "Bezerk". Alors bien sûr, ceux qui découvrent Tigertailz avec cet album risquent d'adorer et de trouver ce disque génial, original. Mais si on connait bien ce groupe, on peut légitimement être déçu car il ne correspond pas aux attentes des fans et, en plus, on est bien loin de la magie et de l'efficacité que dégageaient "Bezerk".

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- Kim Hooker (chant)
- Jay Pepper (guitare)
- Pepsi Tate (basse)
- Matthew Blakout (batterie)


1. Bezerk
2. Do It Up
3. One Beat Of Your Heart
4. I Believe
5. Tvod
6. Falling Down
7. Make Me Bleed
8. Get Real
9. Annie'z Gone
10. For Hate'z Sake
11. Sugar Fever
12. Dirty Needlez



             



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