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ANGEL WITCH - Angel Witch (1980)
Par DARK SCHNEIDER le 26 Août 2006          Consultée 8277 fois

La NWOBHM : New wave of british heavy metal. Cette fameuse vague qui déferla sur l’Angleterre à la fin des 70’s, début des 80’s, reste à jamais un des plus grands moments de l’histoire de notre musique préférée. En effet, des centaines de groupes de heavy metal émergèrent des flots. Tous ces rejetons de JUDAS PRIEST et BLACK SABBATH étaient prêts à en découdre mais l’histoire n’en retint qu’une poignée. Un seul d’entre eux sortit vraiment son épingle du jeu : IRON MAIDEN (et dans une très moindre mesure SAXON, quant à DEF LEPPARD ils s’éloignèrent rapidement de cette scène).
Le combo de Steve Harris a grandi au sein de cette NWOBHM et a donné de nombreux concerts en compagnie d’autres représentants de cette vague, parmi eux : ANGEL WITCH. Steve Harris lui-même considérait que ce groupe avait un très gros potentiel. A l’écoute de ce premier album, on se rend vite compte de la pertinence des propos du célèbre bassiste.

ANGEL WITCH officiait en tant que trio, mené par Kevin Heybourne, chanteur-guitariste, l’âme damnée du groupe, leader et principal compositeur. Le groupe se forgea très vite une solide réputation, notamment grâce à son imagerie occulte inspirée de BLACK SABBATH, avec en plus une tendance assez poussée vers l’imagerie satanique. Dès 1979, le grand cornu apparaît sur les singles d’ANGEL WITCH (il en fut de même chez leurs comparses de WITCHFYNDE), et ce bien avant un certain VENOM. En 1980, ils sortent leur 1er album éponyme qui reste à ce jour l’œuvre principale du groupe. Ce 1er album est remarquable à plus d’un titre, certains le considèrent comme un ersatz de BLACK SABBATH, c’est une affirmation tout à fait injuste. Certes, la musique des quatre de Birmingham a influencé ANGEL WITCH, mais la musique de ces derniers se veut moins lourde, moins oppressante, plus mélodique. La voix de Kevin Heybourne peut montrer quelques similitudes avec celle d’Ozzy : pas vraiment puissante, juvénile et manquant de justesse, le chant de Heybourne est pourtant fort attachant. Certes il ne peut rivaliser avec les meilleurs chanteurs de la NWOBHM, mais il a suffisamment de charisme pour susciter de l'interêt. Le vocaliste parvient même à convaincre dans un registre sombre et inquiétant sur le morceau « Sorcerers ». D’ailleurs voila un véritable morceau de bravoure : commençant sur un rythme lourd, presque doom, et s’achevant sur une redoutable accélération qui finit par laisser la place à des sonorités d’orgues appuyant une atmosphère empreinte de folie.

Le morceau « Angel Witch » qui ouvre l’album, reste à ce jour LE classique du groupe, celui qui clôturera systématiquement les concerts. C’est le genre de morceau qui une fois écouté reste en tête pendant des heures, et ce grâce à un refrain d’une simplicité extrême (« You’re an angel witch, youuu’re an angel witch », à répéter en chœur) et d’une intro hyper accrocheuse. Le reste de l’album n’est pas aussi direct et accrocheur mais l’intérêt que l’auditeur aura pour le disque ne faiblira pas pour autant. « «Atlantis » et « Confused » sont deux très bons morceaux aux riffs bien puissants et assez lourds. La simplicité de ces morceaux n’est qu’apparente, la musique d’ANGEL WITCH fait preuve d’un véritable souci de composition, on ne se contente pas ici d’un riff et d’un refrain qui tue. Des breaks tout en douceur viennent parsemer ces morceaux, cela ayant pour effet de varier les ambiances et de renforcer la puissance des riffs qui explosent littéralement après ces moments d’accalmie. « White witch » est sans aucun doute l’autre grand classique de cet album, avec son riff de guitare qui distille une ambiance particulière, éthérée. Le groupe propose également une ballade, « Freeman », de facture plutôt classique mais doté d’un refrain une fois de plus très heavy; et un instrumental « Devils tower », sorte d’outro après un « Angel of death » qui est le morceau le plus heavy et agressif de l’album.

Certes, la musique d’ANGEL WITCH sonne plus datée que celle des premiers IRON MAIDEN ou du JUDAS PRIEST de la même époque. Mais pour peu que l’on fasse abstraction de la production et que l’on se concentre sur la finesse des compositions il parait difficile après les 10 morceaux de cet album de ne pas se dire qu’on ait passé un très bon moment. Ce n’est pas pour rien que des morceaux comme « Angel Witch » et « Confused » ont été repris maintes et maintes fois par d’autres combos de Heavy metal.

Malgré les très bons suffrages remportés par cet opus, la suite de la carrière d’ANGEL WITCH fut loin d’être rose. Il fallut attendre 1985 pour que le groupe publie un second album, un opus moins marquant qui ne put tirer son épingle du jeu face à une concurrence bien trop importante. ANGEL WITCH (ou plutôt Kevin Heybourne) réapparaîtra à plusieurs reprises pour des concerts et des albums lives, mais ces reformations n’aboutiront à rien de concret, un beau gâchis ! Steve Harris expliqua ce qui a coulé ANGEL WITCH (comme de nombreux autres groupes de cet époque) : l’amateurisme du management et des maisons de disques peu conciliantes, ce que Kevin Heybourne reconnaît lui-même. Qui sait ce qu’aurait pu nous offrir ANGEL WITCH s'ils avaient été managés par un Rod Smallwood en lieu et place du père de Kevin Heybourne?

Il est également important de préciser que cet album vient d’être une fois de plus réédité cette année, comme quoi il y a toujours de la demande. Il faut dire que le groupe est archi culte chez les fans de heavy metal traditionnel. Cette réédition est fort intéressante puisqu’elle propose plusieurs autres morceaux comme le très bon single « Loser » ainsi que le morceau « Baphomet » qui figurait sur la fameuse compilation « Metal for Mutha ». Bref il n’y a pas d’excuse : on peut facilement se procurer cet album !

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   DARK SCHNEIDER

 
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- Kevin Heybourne (chant/guitare)
- Kevin Riddles (bass)
- Dave Hogg (batterie)


1. Angel Witch
2. Atlantis
3. White Witch
4. Confused
5. Sorcerers
6. Gorgon
7. Sweet Danger
8. Free Man
9. Angel Of Death
10. Devil’s Tower



             



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