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SWINGIN' THING - Keep On Swingin' (2005)
Par THE MARGINAL le 29 Août 2006          Consultée 1801 fois

Avant de chroniquer le contenu de ce disque, il serait bon de faire un petit rappel historique sur le groupe Swingin' Thing. Celui-çi, originaire de Californie, s'est formé en 1985 et avait commencé sa carrière en jouant du heavy dans la lignée de Metallica. Puis Swingin' Thing a fini par trouver sa voie dans le hard rock à tendance glam. Dans ce style, le groupe a construit sa réputation de groupe culte par le biais de concerts marquants, mais aucun label ne l'a signé. Au début des 90's, Swingin' Thing enregistre un EP 5 titres sur un label japonais(Monster Records). En 92, le groupe Aaméricain signe un deal avec Hollywood Records, mais se rebaptise The Things et doit patienter 6 ans avant de voir son premier album publié... sur un label indépendant Bombastic Plastic, les changements dans le paysage musical américain ayant laissé ce groupe sur le carreau.

Mais rien n'est complètement perdu: en effet, le label Suncity Records a ressorti les vieilles bandes enregistrées à l'époque par Swingin' Thing. "Keep on swingin' " regroupe des titres que ce groupe avait composés à cette époque, plus 8 bonus-tracks(certains d'entre eux figurant sur l'album éponyme de The Things), ce qui permet d'avoir un aperçu de ce dont était capable de faire Swingin' Thing.

Et force est de constater que Swingin' Thing avait des arguments à faire valoir sur le plan musical, que le look glam que les musiciens arboraient n'était pas un cache-misère, mais un complément à la musique. Le très rock n'roll "Hazy, lazy, crazy daze of summer", qui swingue méchamment, le glammisant "I want your body" qui s'achève sur une accélération foudroyante, le groovy et rude "Pump !", "Coconut cream (rigolo, ce titre) et "Groove of love" mettent bien en valeur les qualités de ce groupe, son talent de composition. Et dans l'exercice des ballades, force est de constater que Swingin' Thing s'en sortait remarquablement. "Better left unsaid", une sorte de power-ballade à la Buckcherry avant l'heure, et "No one but myself to blame", pleine d'intensité, révèlent la facette plus mélancolique, plus subtile du groupe qui, dans ce domaine, n'avait rien à envier aux tenors de l'époque.

Les 8 titres bonus présents sur cette galette valent également le détour, et pas qu'un peu ! Je dirai même que je les aime encore plus que les autres titres, pourtant bien ficelés. Certains de ces titres voient Swingin' Thing lorgner davantage du côté des 70's, comme l'attestent "precious", "Underground" et ses guitares tranchantes, acérées, "Do you feel alright ?", "Cat's got your tongue"(le genre de compos que n'aurait pas renié Aerosmith à l'époque de "Draw the line"). D'autres titres, tels que "Hey kidd", "Generation" tendent vers le sleaze, mais démontrent que Swingin' Thing était un groupe inspiré lorsqu'il était actif.

A l'écoute de ces 17 titres, on peut vraiment dire que Swingin' Thing n'avait vraiment pas eu de chance. On peut se demander comment les majors ont fait pour passer à côté d'un tel groupe à la fin des 80's et au tout début des 90's, d'autant que de nombreux groupes moins impressionnants ont pu, eux, décrocher des contrats... Swingin' Thing avait, de toute évidence, un sacré potentiel pour casser la baraque. Son hard rock n'roll teinté glam était certes typiquement californien, mais Swingin' Thing n'était le clone de personne et avait ce petit truc personnel qui aurait pu lui permettre de concurrencer les Mötley Crüe, Ratt, Poison et Warrant si la chance avait été au rendez-vous.

Swingin' Thing, un des plus gros gâchis de l'industrie musicale américaine ? C'est fort probable. En attendant, le label Suncity Records offre à ceux qui le souhaitent l'opportunité de redécouvrir ce groupe. Et s'il y a au moins une chose positive à retenir des années 2000(du moins, depuis 4-5 ans), c'est qu'elles ont permis à certains groupes, certains albums des 80's/début 90's de refaire surface, d'être dépoussiérés.

Highlights de l'album: "I want your body", "Pump !", "Groove of love", "No one but myself to blame", "Underground", "Sugar shock"

Véritable note: 4,5/5

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- Paul E. Bardot (chant)
- Chris Penketh (guitare)
- Sunny Philips (guitare)
- Henry Kelly (basse)
- Michael Penketh (batterie)


1. Hazy, Lazy, Crazy Daze Of Summer
2. I Want Your Body
3. Pump!
4. Better Left Unsaid
5. Coconut Cream
6. Groove Of Love
7. No One But Myself To Blame
8. Hook, Line & Sink Her
9. Cowboy On The Run
10. Precious
11. Underground
12. Hey Kidd
13. Do You Feel Alright?
14. Generation
15. Cat's Got Your Tongue
16. Sugar Shock
17. For You



             



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