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WITCHERY - Don't Fear The Reaper (2006)
Par POWERSYLV le 26 Février 2006          Consultée 3789 fois

Une telle équipe de choc ne pourrait que donner du bon. Pour ce nouvel album, WITCHERY est bien évidemment encore composé de sa dream team de rêve, à savoir le trio Patrick Jansen à la guitare (THE HAUNTED), Sharlee D’Angelo à la basse (ARCH ENEMY, MERCYFUL FATE), ainsi que le batteur d’OPETH, Martin Axenrot. Accompagnés de l’énigmatique Toxine au chant (ex-SATANIC SLAUGHTER, la première mouture historique de WITCHERY) et d’un second gratteux (Richard Corpse), il en aura fallu du temps pour que le quintet puisse pondre un successeur au bon Symphony For The Devil (2001). Il faut dire que les tournées respectives de leurs groupes principaux ainsi que les problèmes de labels n’ont pas favorisé les choses. Mais ils y sont arrivés quand même. Placé désormais sous l’égide de Century Media, WITCHERY compte bien confirmer les bonnes impressions de ses premiers opus avec ce Don’t Fear The Reaper qui a quand même été enregistré en … fin 2004, et qui ne sort qu’aujourd’hui.

Don’t Fear The Reaper présente un groupe maître de son sujet. Comme de coutume, les textes font la part belle à des histoires d’horreur et autres sombres comptines pour se faire peur au coin du feu lors des longues soirées d’hiver. Jensen qui est plus particulièrement au cœur du projet car il en est le principal auteur et compositeur peut ainsi ici donner libre cour à ses goûts musicaux de prédilection et laisser un temps de côté les véleités thrash modernes de THE HAUNTED. Des idées, une musique, une philosophie et une iconographie qu’il puise dans l’héritage des années 80 même si le son est résolument actuel et si la voix death/black de Toxine (à laquelle j’ai un peu de mal à adhérer complètement) se rapproche des critères modernes. En fait, je vois WITCHERY comme une version plus moderne et plus thrash/extrême de MERCYFUL FATE (écoutez un peu « Crossfixation »), un croisement entre les groupes principaux auquels contribuent ses géniteurs. Qu’on ne s’y trompe pas cependant, on retrouve chez WITCHERY un sens de la composition et des mélodies. On aura pu reprocher par le passé le côté « cliché » que l’on entrevoyait dans les artworks des précédents opus. Aussi WITCHERY a visé plus sobre cette fois (cf. la pochette qui ressemble cette fois à une gravure du Moyen-Age, beaucoup moins colorée que les précédentes) afin que l’accent soit mis davantage sur la musique que sur l’imagerie.

La chasse aux sorcières peut donc démarrer de nouveau : l’album débute sur un petit instrumental qui font penser à ces soldats, tambours battants qui accompagnaient les condamnés voués à l’échafaud. Le rythme est très vite accompagné des autres instruments qui instaurent un climat inquiétant. Puis après une rupture à la fin de ce premier morceau, ça démarre véritablement en trombe avec « Stigmatized » sur une rythmique précise et béton accompagnée de guitares grinçantes et de la voix vicieuse du vocaliste. Tout est carré ici et le côté technique des musiciens resort bien. Une bonne illustration de l’ensemble de l’album en fait. Le heavy/thrash très dark de WITCHERY est souvent oppressant (« Draw blood ») et fait surtout la part belle aux mid-tempos et aux rythmiques qui pillonnent (« The Ritual »). Les 5 mercenaires nous rappellent également qu’il y a eu un « avant-WITCHERY » en réinterprétant un titre de SATANIC SLAUGHTER (on en parlait plus haut), « Immortal Death » : là c’est du méchant ! Avec blasts et tout le toutim. Pour les autres moments speed, il n’y en a guère que 2 : la plage 6 avec le redoutable « Plague Rider » et … le final sur « Cannonfodder ». On trouve parfois des orchestrations qui contribuent à rendre les atmosphères plus sombres encore (l’introduction de « Ashes », titre bien délétère) et aussi 2 instrumentaux sympathiques, « The Wait Of The Pyramids » et « War Pieces ».

Avec ce Don’t Fear The Reaper assez inquiétant, WITCHERY comblera ses fans les plus exigeants. Pour ma part, même si ce disque n’est pas désagréable et si je reconnais volontiers que les titres sont fort bien exécutés, l’écoute ne suscite pas un enthousiasme débordant chez moi. Il faut attendre « Plague Rider » et son tempo plus rapide pour que mon oreille se dresse enfin, ou alors la reprise de SATANIC SLAUGHTER qui casse tout avec ses blasts. A côté de cela, j’ai l’impression que l’ensemble ne décolle jamais réellement, le sentiment qu’à vrai dire aucun titre et aucun passage ne se démarque véritablement. J’attendais plus de surprises peut-être. Don’t Fear The Reaper n’est pas mauvais en soi mais il s’agit d’un disque qui manque singulièrement de relief, la petite étincelle pour que ça le fasse. Après plusieurs écoutes, ce skeud risque fort bien de prendre un peu la poussière chez moi (faudrait que je fasse le ménage soit dit en passant). Cependant, si vous êtes adeptes de heavy/thrash aux tonalités dark et que vous n’êtes pas rebutés par les voix extrêmes, testez-le car la qualité intrinsèque est là et peut-être que vous y trouverez votre bonheur.

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   POWERSYLV

 
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- Toxine (chant)
- Patrick Jensen (guitare)
- Richard Corpse (guitare)
- Sharlee D'angelo (basse)
- Martin Axe (batterie)


1. Disturbing The Beast
2. Stigmatized
3. Draw Blood
4. The Ritual
5. Ashes
6. Plague Rider
7. Damned In Hell
8. Crossfixation
9. The Wait Of The Pyramids
10. Immortal Death
11. Styx
12. War Piece
13. Cannonfodder



             



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