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IMPERIAL SODOMY - Demolished (2004)
Par MOX le 4 Janvier 2005          Consultée 2236 fois

Il n’est pas interdit de considérer ce genre de CD comme l’archétype de ce que peut être le brutal death. Absolument tous les clichés y sont présents, à commencer par le nom du groupe : Imperial Sodomy (amis de la poésie…). Diamond Productions nous sort donc leur deuxième album, 3 ans après leur premier méfait « Tormenting the Pacifist ». Intitulé « Demolished » (je vous avais prévenus concernant les clichés), nos français n’ont pas cherché à renouveler le genre, mais plutôt à perpétuer la tradition.

Bon, on s’attarde un peu sur les pseudos. Les « Bleuargh » et autres « Orifist » ne sont finalement pas pires que « Lord Belzébuth » après tout. Maintenant, regardez tout en bas le nom des morceaux. Pas quoi de sauter au plafond hein ? Détrompez-vous, et intéressez-vous aux paroles. J’ai immédiatement envie de croire qu’il s’agit alors d’autodérision ou de second degré parce que, vraiment, les textes sont d’une pauvreté et d’un anglais déplorables. Je laisse tomber définitivement l’intérêt visuel pour me consacrer uniquement à la masse de musique qui m’attend. En clair, un bloc de brutalité de A à Z, plutôt bien mené par un chanteur polyvalent qui mêle voix stridentes, voix gutturales et cris en tous genres. Si l’on peut regretter que les guitares ne soient pas davantage mises en avant, on se réjouit de la maîtrise du batteur qui, non content de servir sur un plateau les blast-beats si classiques, crée un réel intérêt pendant certains breaks ou certaines accélérations.

J’imagine que vous l’aviez déjà deviné mais je me dois toutefois de le préciser : enchaînement de riffs, de breaks et de blast-beats, voilà l’entité Imperial Sodomy. Et rien d’autre. Blaster du début à la fin. Si l’on apprécie les premiers morceaux, notamment ces guitares cracheuses et cette poussée de brutalité bien retranscrite, on décroche sur la fin tant les morceaux se ressemblent et n’arrivent pas à proposer CE riff qui démarquera ledit morceau des autres. On le rencontre, certes, au détour d’un break bienvenu mais on l’attend impatiemment dans « Mortal Unleashed » par exemple. On se délectera quand même de ces mélodies très particulières de « Suicidation », des guitares chaotiques de « Death is All » précédant un solo de boucher du même acabit. Imperial Sodomy n’offense pas l’auditeur au point de balancer ces soli incompréhensibles à tout bout de champ. En effet, l’ambiance apocalyptique que l’on est en droit d’attendre pendant ces courts instants se crée peu de fois. Il faut attendre ces énormes accélérations classiques du genre où cymbales, peaux et saturation guitaristique se mélangent pour former un ensemble dont on dit souvent que « ça décoiffe mais j’y comprends rien », tel qu’on pourrait le dire de GORGASM.

Ces pures folies sont heureusement là, qui plus est dans « Disfigured Lacerator », où les rythmes désaxés sont bien mis à profit pour mettre en valeur le bassiste et le batteur, réellement impressionnant. Le fameux triptyque entrain / brutalité / lourdeur présent dans évidemment toutes les compos n’a pas le même intérêt partout. Et quitte à me répéter, ceci est essentiellement du à une faible palette de riffs. Le break s’accepte tel qu’il est au début du CD mais très vite il passe inaperçu s’il n’est pas relayé par deux ou trois notes bien senties. Bien que le sens du rythme et surtout du changement de rythme soit indéniable, la musique d’Imperial Sodomy pêche par simplicité. Ainsi on n’accroche pas tout le temps.

Ceci est d’autant plus dommage que le groupe aurait pu se rattraper sur un concept un poil plus attrayant. Basique n’est pas forcément un défaut, mais on ne peut tout simplement pas lire les paroles pendant l’écoute, sans quoi on explose de rire (« I pray for war, you pray for peace / i want to die you want to live »). J’en viens à me demander quel en est l’intérêt si l’effet voulu était de titiller les zygomatiques. Un album moyen somme toute, la balance présentant un penchant équivalent entre les morceaux prenants et les autres sans saveur.

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- Bleuargh (guitare)
- Orifist (batterie)
- Mordred (chant)
- Blasphomet (basse)
- Mordrir (guitare)


1. Cool Shit
2. Castrated
3. Suicidation
4. I Hate Humans
5. Disfigured Lacerator
6. Flesh Corruption
7. Mortal Unleashed
8. Chaos And Muscles
9. Death Forge
10. Death Is All



             



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