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TWO-BIT THIEF - Another Sad Story... In The Big City (1990)
Par THE MARGINAL le 2 Janvier 2005          Consultée 1880 fois

Voilà un album sorti il y a des années et que j'ai découvert il y a très peu de temps. "Another sad story... in the big city" est le titre de cet opus de Two-Bit Thief, un groupe obscur de hard-rock américain qui a sévi à la fin des 80's et au début des 90's. A l'époque, "Another sad story..." était sorti chez We Bite Records, un label indépendant; ce qui expliquerait sans doute pourquoi ce combo américain est resté dans l'anonymat.

Musicalement parlant, Two-Bit Thief pratique un hard rock à l'arraché mâtiné de relents punkysants et, parfois, de quelques clins d'œil empruntés à l'énergie du thrash. D'ailleurs, ce n'est pas surprenant car le chanteur Andy A. Andersen avait auparavant officié dans un groupe de thrash répondant au nom de Attitude Adjustment. Qui plus est, dans les crédits de cet album, les 5 gars de Two-Bit Thief remercient Metallica, Suicidal Tendencies, Death Angel, Anthrax, Slayer, Megadeth, Nuclear Assault. Avouez qu'il y a pires, comme références !

Le signe particulier de cet album, en outre, ce sont les textes des chansons, très engagés, réactionnaires. Ici, on ne parle pas de gonzesses et de boissons, mais plutôt des problèmes de la vie quotidienne, des travers de la société. Imaginez un peu un Guns N' Roses avec des velléités révolutionnaires (un peu dans le style de Trust, quoi) fusionnant avec Motorhead, Anthrax et Junkyard, et vous aurez une idée plus précise de la teneur de cet album.

Les titres de cet opus sont de véritables missiles dévastant tout sur leurs passages. J'en veux pour preuve : "City boys", "Love/Hate" (toutefois nuancé au milieu du titre), "Modern revolution" dont les paroles sont au vitriol, et "Crime" avec son break mélodique impromptu, révèlent la facette punk dans toute sa splendeur de Two-Bit Thief. Dans un style plus hard-rock n'roll (mais toujours virulent) rapprochant ce quintette de groupes comme Junkyard, Dangerous Toys, voire Rose Tattoo, on a droit à des brûlots tels que "Industry", "Hard times" qui commence par une douce intro avant de basculer vers des sphères heavy-rock n'rolliennes plus grasses, "Desperado" qui voit au milieu de la chanson le tempo ralentir, les mélodies plus subtiles et le chant plus clair, "one sad day" dont les lignes de basse sont entêtantes.

Dans un registre différent, on peut aussi citer "Broke again" qui voit ce combo flirter avec le thrash et dont le petit pont mélodique est emprunt de mélancolie, sans oublier "Broken hearts" ; seul titre dépassant la barre des 4 minutes (5'24 précisément), celui-ci est mis sur orbite par une intro acoustique qui laisse croire à une ballade, avant que les guitares électriques durcissent le ton. Ce titre, foncièrement différent du reste de l'album, se distingue par son côté sensibilité à fleur de peau, son refrain renforcé par des chœurs catchys, et on remarquera le bon travail vocal du chanteur Andy A.Andersen. D'autre part, 2 reprises viennent compléter le tableau : "Folsom prison blues" de Johnny Cash et "Remedy", en hommage à Rose Tattoo.

Au final, ce groupe a sorti un excellent album de hard rock sans concession, à la production brute. Car il n'y a pas le moindre titre un tant soit peu radiophonique, ni aucune ballade. C'est du "Pan, dans ta face !". A bien y réfléchir, Two-Bit Thief est le genre de groupe qui aurait pu réconcilier à l'époque les fans de hard US et de thrash. En comparaison, la musique de Nirvana s'apparente à du bal-musette et si vous faîtes écouter ce skeud à un fan du groupe de feu-Kurt Cobain, il y a fort à parier que ledit fan soit traumatisé à vie. En effet, on n'y trouve pas le moindre titre aux lyrics caca-pipi comme sur "Smells like teen spirit" et il n'y a pas la moindre trace de mélodies pop "gnan-gnan" accessibles au grand public.

Two-Bit Thief, c'était de la dynamite et c'est dommage que ce groupe soit resté dans l'anonymat car il proposait des solutions intéressantes pour faire évoluer le hard US.

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- Andy A. Andersen (chant)
- Rick Strahl (basse)
- Ron Shipes (guitare)
- Chris Scarparro (guitare)
- Eric Brecht (batterie)


1. City Boys
2. Industry
3. Love/hate
4. Hard Times
5. Broken Hearts
6. Folsom Prison Blues
7. Desperado
8. Broke Again
9. One Sad Day
10. Modern Revolution
11. Crime
12. Remedy



             



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