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DEATH/ROCK  |  STUDIO

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- Style : Dimmu Borgir

TALIANDOROGD - The Parting (2004)
Par MOX le 14 Octobre 2004          Consultée 1968 fois

Là haut, sur les côtes bretonnes, un petit groupe français avait laissé une bonne impression à la sortie de leur premier MCD, « Progeny », en 2002. Ce groupe, c’était Taliandörögd. Aujourd’hui, les choses ont évolué. La disparition des trémas sur le nom du groupe fut le premier indice qui me poussa à croire, du haut de mes a priori, que j’allais y découvrir une nouvelle musique. Certes je ne fus pas étonné d’avoir raison, mais Taliandorogd m’a tout de même surpris. Leur black/death mélodique s’est subitement transformé en death/rock lourd (la plupart du temps) aux idées intéressantes.

Pas de réalisation minime pour la première production du jeune label AL4AS : « The Parting » bénéficie d’un son excellent et d’un packaging soigné. Arrêtons-nous un peu là-dessus. En feuilletant l’ensemble du livret et du cd, les connotations au monde de la nature y sont nombreuses, à commencer par les inévitables « session photos » : une simple main de chaque membre du groupe sur un décor vert et quasi-enchanteur. Précisons mon adhésion totale à ce genre de clichés. La corrélation entre la musique et le visuel n’est toutefois pas évidente, à plus forte raison pendant les premières écoutes qui furent pour ma part d’un assez faible engouement. Voyez plutôt.

Histoire de vous éclairer un tant soit peu, derrière les vocaux death et très graisseux de Simon Beux s’articulent des guitares très lourdes et une batterie qui me laisse pantois tant Dirk « don d’ubiquité » Verbeuren maîtrise une fois de plus son sujet. Bref, oscillant entre rapidité, lourdeur et entrain, on y reconnaît un death très simple d’accès, un peu à la manière des derniers ENTOMBED. Pas de quoi s’y représenter un lutin. Ajoutez enfin à cela des guitaristes au niveau technique élevé (certains solos très « Satrianistes » (et non « satanistes ») sont là pour le prouver) et la coupe est pleine, le paradoxe trop important.

J’oubliais volontairement jusqu’à présent la deuxième facette de cet album. A commencer par les sonorités de guitare. Quand elles ne sont pas brutes, elles évoluent dans un registre beaucoup plus poétique et mélodique, comme si leurs notes devenaient moins accessibles et moins appuyées. Voilà en fait la gageure de « The Parting » : mélanger une lourdeur virulente avec des passages bien plus légers. L’alliance n’est pas des plus réussies dans les premiers morceaux, tout est trop délimité et même si ces breaks aériens sont très émouvants, le but n’est pas atteint. Il faut attendre les 4 derniers morceaux pour prendre son pied. Mélange incroyablement « groovy », leur death/rock se métamorphose en trip entraînant où l’accès à ce paradis naturel s’ouvre enfin lorsqu’une acoustique mélancolique et un chant clair arrête le mouvement incontrôlable de votre pied et ferme vos yeux. Ces derniers, accompagnés de solos hard-rock très satisfaisants et d’une batterie jouissive, effacent complètement le morne début d’album. Enfin, pour couronner l’ensemble, « The Parting » se conclut sur un morceau UTILE, laissant l’auditeur dans cette atmosphère plus aérienne que d’habitude.

Bien qu’ayant essayé d’y réfléchir par moi-même, je n’ai jamais pu mettre autre chose que ces moments évasifs en corrélation avec leur visuel. La recherche est pourtant intéressante, notamment lorsque puissance et légèreté s’imbriquent. Il ne me reste qu’à les encourager à poursuivre dans leur quête du surprenant et du nouveau, en réussissant la prochaine fois à nous proposer un mélange homogène duquel nous ne saurons plus distinguer qui est l’élément touchant et l’élément imposant.

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- Simon Beux (chant)
- Florent Beux (guitares acoustiques et rythmi)
- Benoît Lélias (guitares rythmiques)
- Nicolas Lopin (claviers)
- Anthony Lopin (basse)
- Dirk Verbeuren (batterie)


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9. The Parting



             



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