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DREAMAKER - Human Device (2004)
Par BAST le 2 Mai 2004          Consultée 2792 fois
DREAMAKER est la cause du split de DARK MOOR. Las de jouer un heavy qui ne leur correspondait plus car trop arrangé, envieux de s’émanciper de la prééminence du compositeur attitré de DARK MOOR, Enrik Garcia, Elisa C. Martin (chant), Albert Maroto (guitare) et Jorge Saez (batterie) ont décidé il y a peu de quitter DARK MOOR pour s’en aller former un groupe où leurs idées pourraient s’exprimer pleinement et où leurs velléités d’expérimentation se manifesteraient davantage.

Depuis, Elisa a aussi rejoint les géniaux français de FAIRYLAND, qui officient dans un style très proche de DARK MOOR (c'est-à-dire un style très proche de RHAPSODY... Vous le saviez, n’est-ce pas ?). Allez comprendre ! Peut-être la chanteuse ibérique voulait-elle assurer au mieux en se positionnant sur deux scènes différentes, la scène où évolue FAIRYLAND étant celle qui lui a valu la reconnaissance et le succès dont elle jouit aujourd’hui.

Et la scène au sein de laquelle se situe DREAMAKER, qu’en est-il exactement ? Les transfuges de DARK MOOR ont-il décidé de jouer du nu-metal ? Pas vraiment, non. Car la formation espagnole reste ancrée au heavy-speed mélodique que l’on connaît. DREAMAKER a été formé pour mettre au jour un style propre et moderne, certes, on peut d’ailleurs noter quelques idées originales (comme les effets sur « Nightmares Factory »), mais l’on reste tout de même assez loin de la révolution annoncée. Sorte de croisement entre HELLOWEEN et ANGEL DUST, voila qui pourrait plaire à ceux que la redondance du style commence à sérieusement lasser.

Malheureusement, si je reconnais volontiers à DREAMAKER de nombreuses idées, force m’est d’avouer que « Human Device » s’avère plutôt mitigé. La faute à des titres trop faibles (« Without Angels », « Enemy ») qui contrebalancent durement les meilleurs moments de l’album. Parmi ces derniers, on retiendra par exemple « Forever In Your Arms » ou « Welcome To My Hell », deux titres assez proches de ce que fait DARK MOOR, et surtout le magnifique « Alone Again », morceau qui s’impose grâce à des lignes vocales somptueuses transcendées par l’extraordinaire voix d’Elisa (je suis fan !).

Et le comble, c’est que les meilleurs titres de l’opus sont aussi les plus classiques. Dommage pour un groupe qui voulait s’affranchir des stéréotypes du genre en proposant des idées modernes et originales. Je me suis un moment demandé si ces titres m’ennuyaient en raison de l’habitude trompeuse que j’ai d’associer la voix d’Elisa à un style précis (DARK MOOR ou FAIRYLAND pour ceux qui n’auraient pas suivi). Mais à force d’écouter cet album, je balaye définitivement cette interrogation. Les morceaux où DREAMAKER s’essaye à de l’originalité ne me plaisent pas, mis à part quelques rares moments, c’est tout.

Malgré l’admiration que je porte à Elisa, en dépit de la volonté affichée des membres du groupe de dépoussiérer un genre, volonté qui se doit d’être soigneusement soulignée, mon impression finale est en demi-teinte. « Human Device » s’avère ennuyant sur les titres les plus modernes (la première partie de l’album) et tout à fait réussi sur les titres plus classiques (la seconde partie). Six morceaux sur douze, l’achat peut-il décemment se justifier ?

Maintenant, je ne fais pas encore partie de ceux que la scène heavy-speed lasse, quoique je devienne de plus en plus exigeant. Ceux qui se reconnaissent dans cette catégorie dont je m’exclu pourront peut-être mieux saisir le pas en avant que DREAMAKER a voulu insuffler à leur genre de prédilection ?

Je finirais cette chronique par une note positive et sans équivoque. Elisa a été élue par le magazine metal numéro un en Espagne meilleure chanteuse ibérique (où concourraient aussi bien les hommes que les femmes). Ce n’est que justice pour cette sublime voix dont je ne me lasserai jamais !

Première partie de l’album (titres 1 à 6) : 1,5/5
Seconde partie de l’album (titres 7 à 12) : 4/5




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   BAST

 
  N/A



- Elisa C. Martín (voix)
- Albert Maroto (guitare)
- David Ramos (guitare)
- Carlos Peña (basse)
- Roberto Peña De Camus (clavier)
- Jorge Sáez (batterie)


1. Dream Machines
2. The Eye Of War
3. Nightmares Factory
4. Without Angels
5. Killing
6. Enemy
7. Forever In Your Arms
8. Alone Again
9. Welcome To My Hell
10. Eternal Love
11. Crystaline Eyes
12. Awakening



             



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