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2020 Ithaca
 

- Style : Kamelot, Serenity
- Membre : The Chronicles Project, Paradox, Suicidal Angels, Sunburst
 

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BLACK FATE - Ithaca (2020)
Par JEFF KANJI le 17 Juillet 2021          Consultée 514 fois

Je suis dégoûté. Pourquoi ? Parce que statistiquement nous savons que les nouveautés sont plus consultées que les archives. Si ces dernières y gagnent clairement sur la longueur, il est toujours plus difficile pour un petit nom de se faire sa place, et proposer ce quatrième album des Grecs de BLACK FATE en pleine colonne centrale avec les quatre étoiles qui lui sont éminemment dues, aurait sans doute davantage attiré l'attention sur cette perle signée chez Rockshots Records et sorti fin octobre 2020. Pas sûr que cette plainte introductive fasse s'attarder beaucoup de curieux, mais néanmoins je me devais d'essayer.

Car trouver des arguments en faveur de BLACK FATE, ce ne sera pas difficile avec "Ithaca". Formé il y a déjà vingt ans, soit un poil avant KAMELOT, la formation à laquelle on pense le plus en l'écoutant, le combo de Thessalie a mis longtemps à émerger pour sortir son premier album après douze ans d'existence, en 2002 avant de livrer trois autres œuvres plutôt espacées dans le temps, "Ithaca" succédant à "Between Visions And Lies" après six ans. C'est que ça va vite à ce rythme-là. Pour autant, n'allons pas nous plaindre, car si je ne peux pas encore m'avancer clairement sur la qualité des albums précédents, l'opus de 2014 était déjà de très belle facture, et notre grand Fredouille avait même songé à vous en dire deux mots.

BLACK FATE propose un Heavy très marqué par la vague fin 90-2000. Foncièrement axé sur la guitare sans la jouer rétro, ni foncer tête baissée dans le giron Power, BLACK FATE s'est, d'une certaine façon, extrait de carcans qui auraient pu limiter son expression. Ainsi, il arbore fièrement ses claviers sans jamais prendre le contrôle du mix pour autant, se laisse aller à des sophistications qu'on serait trop prompt à associer au Prog. Par ailleurs, le groupe s'il a bien commencé dans le giron Metal Prog, qui ne lui seyait guère, il a su s'en éloigner pour trouver des manières plus efficaces de faire parler son art.

Mais il est évident, que comme KAMELOT, et on va un peu en parler, même si BLACK FATE n'en est pas une copie, car il a sa façon de riffer, d'utiliser la tension épique et de structurer ses morceaux, l'arrivée de Vasilis Georgiou au chant a été pour le moins décisive. C'est simple, ce mec propose un chant léché, à la fois délicat et puissant, comme un certain Roy Khan… Mais attention, là on parle du Roy Khan de la grande époque, au début des années 2000. Et la musique de BLACK FATE ne se perd jamais dans les circonvolutions latines et autres passages plus théâtraux chers aux Américains.

Non, on s'appuie avant tout sur des mélodies soignées et interprétées avec profondeur par ce sacré chanteur, qui sait enjoliver de quelques harmonies les passages qui le nécessitent, et capable de proposer des refrains ouverts hyper lumineux, pas très éloignés de ce que peut proposer SERENITY. Mais ces lignes n'atteindraient pas leur plein potentiel sans ce riffing soigné et omniprésent de Gus Drax, dont l'apport sur l'album précédent était assez net. Le guitariste de SUNBURST et SUICIDAL ANGELS nous gratifie également de soli bien envoyés qui font plaisir et aèrent les morceaux par ailleurs remarquablement équilibrés.

C'est bien simple, si son Heavy est sophistiqué, comme QUEENSRΫCHE ou CRIMSON GLORY savaient déjà le ciseler, BLACK FATE n'en fait jamais trop, mais toujours assez pour attirer notre attention, nous saisir avec des variations rythmiques ou des syncopes pas toujours hyper évidentes, mais tout ça sans jamais briser la règle tacite de l'écriture de ce quatrième album : proposer quelque chose de cohérent, d'intéressant et qui fasse voyager l'auditeur.

Ainsi c'est une véritable révélation, et je vais m'empresser de rattraper les anciens albums, notamment le précédent, "Between Visions And Lies" qui a l'air de valoir lui aussi son pesant de cacahuètes. Ne laissez pas passer ces Grecs, ils n'ont sincèrement pas grand-chose à envier à leurs concurrents directs, si ce n'est ce qui concerne les moyens, car ce disque sonne aussi bien que ceux de la première moitié des années 2000, mais ne peut pas prétendre jouer dans la même cour que les derniers SYMPHONY X ou KAMELOT. En passant, ceux qui comme moi sont fatiguées des productions pleines de samples et de programmation seront ravis.

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   JEFF KANJI

 
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- Vasilis Georgiou (chant)
- Gus Drax (guitare)
- Vasilis Liakos (basse)
- Nikos Tsintzilonis (batterie)
- Themis Koparanidis (claviers)


1. From Ashes & Dust
2. Ithaca
3. Maze
4. Savior Machine
5. Fortress Of Solitude
6. Nemesis
7. Secret Place
8. Reach For The Stars
9. Rainbow's End
10. One Last Breath
11. Queen Of Shadows
12. Circle Of Despair



             



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