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2020 Shining Black
 

- Style : Darker Half, Deadrisen, Diviner, LabΫrinth
- Membre : Royal Hunt, Yngwie Malmsteen, Vision Divine
 

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SHINING BLACK - Shining Black (2020)
Par HAPLO le 26 Janvier 2021          Consultée 1061 fois

Vous avez sans doute entendu vaguement parler de cette insignifiante petite cochonnerie virussante qui pourrie la vie de notre chère humanité (par ailleurs déjà bien servie en fardeaux divers et variés) depuis maintenant un peu plus d’un an ?
Quand on a le bonheur d’avoir été infecté grâce au collègue super cool qui portait son masque sur le menton tout en développant des thèses complotistes postillonnantes, les premiers symptômes correspondent manifestement à la perte du goût et de l’odorat. Transposés à l’ouïe, c’est avec une certaine frayeur d’être compté parmi les premières victimes d’une version mutante de la cochonnerie en question que j’ai constaté la présence de ces signes avant-coureurs à l’écoute du premier opus studio éponyme de SHINING BLACK pourtant interprété et concocté par deux vieux cadors du circuit Heavy Power Metal… Mais revenons, si tu le veux bien cher lecteur, quelques temps en arrière, au tout début de cette (triste ?) histoire…

Et le début, justement, lui commençait très fort : chouette ! Mark Boals et Olaf Thörsen décident de nous sortir une galette métallique réunissant pour l’occasion l’organe vocal juvénilo-aigu ultra-puissant du premier au toucher guitaristique super aiguisé du second ! Ce qui, sur le papier, promet au minimum de belles envolées power-mélodiques aux soli virevoltants en perspective… Et on ne salive pas pour rien, parce qu’en matière de talent et de palmarès, nos deux oiseaux cloutés n’ont pas vraiment à rougir de leurs parcours.

À ma gauche, avec son air d’ado de dix-sept piges revendiqué et sa jolie croix celtique tatouée sur l’épaule, la voix magique de la grande époque d’Yngwie MALMSTEEN dont les capacités élastiques ont unanimement été reconnues (et souvent appréciées !), officiant depuis dans des combos comme FORCES UNITED ou DRAMATICA, j’ai nommé le cristallin et faussement enfantin Mark Boals !

À ma droite, fort de son look de quarantenaire épanoui et de son tee-shirt qui fait de la réclame (mais laissant apparaître son beau tatouage de portée musicale), un guitariste survitaminé, pierre angulaire de la très efficace formation LABŸRINTH, mais génial touche à tout œuvrant également avec des groupes comme VISION DIVINE ou PLACE VENDOME, j’ai nommé le plus nördique des gratteux italiens ; Olaf Thörsen !

Et comme cela ne suffisait (apparemment) pas, nos deux maestros choisissent pour l’enregistrement et le mixage de cette union musicale, le studio ainsi que les bons services d’une autre talentueux touche à tout en la personne de Mister Simone Mularoni (DGM, LALU guest pour des tonnes d’autres et "le" guitariste live pour REDEMPTION s’il vous plaît !) qui garantit ici un son power-puissant où chaque instrument est respecté tout en étant allègrement boosté au niveau de l’ensemble… Du bonheur j’vous dis !
Boals et Thörsen étant ce qu’ils sont, on ne s’attendait donc pas outre mesure à ce qu’ils nous pondent une ressassée de CHOPIN ou même de DOC GYNECO : s’étant croisés durant une courte période chez LABŸRINTH, nos deux compères avaient manifestement envie de laisser parler leurs inspirations métalliques communes et d’en faire un album… qui sortira en juillet 2020 sous la seule et unique enseigne de SHINING BLACK (non, je déconne… il y a aussi leurs deux noms quand même sur la pochette... au cas où). Combo bipolaire dans lequel les autres (talentueux) zicos apparaissent comme invités et plus poliment comme "musiciens de session", SHINING BLACK ne cherche effectivement pas à vendre du rêve pour tromper son monde : on est là pour vous proposer du bon Heavy Metal bien classique, assez pêchu et mélodique, servi par des compos pas (trop trop) linéaires, une base rythmique accrocheuse qui tabasse avec mesure, une bonne mise en place mais surtout surtout la mise en lumière sous les spotlights de nos deux heavy-peoples dont les noms figurent sur la pochette (au cas où je ne l’aurais pas dit…), et il faut admettre qu’en termes purement techniques, la sauce se veut relevée !

Mark Boals nous (re)place en effet immédiatement sous le charme de cette voix claire, puissante et si cristalline dont les capacités à escalader les aigus ne sont pas sans me rappeler un certain Klaus Meine sur sa grande époque SCORPIONS (notamment sur la balade "A Sad Song"). Notre éternel ado fait ainsi montre d’une réelle expérience tant en termes de placement que de feeling mélodique avec une voix pleinement expressive et donc attrayante…

Olaf Thörsen n’est de son côté pas en reste ; loin de là. Le sniper de LABŸRINTH nous (re)prouve que sa renommée n’est pas volée et nous décoche des soli multiples, variés et accrocheurs sans pour autant tomber dans le cours d’aérobic du manche : le jeu est nerveux, souvent rapide et va jusqu’à s’entremêler assez habilement avec un solo clavier ("The Carousel") ou choisit l’enchaînement de plusieurs pièces sur un même morceau ("The Day We Said Goodbye").

Oui mais voilà, la technique ne fait décidément pas tout ! Et en l’occurrence, même si le ciment est de qualité, les parpaings en papier mâché font que cette construction ambitieuse ne tient pas, malgré les efforts redoublés de nos deux compères pour y parvenir ! Les titres s’enchaînent en revisitant méticuleusement tous les poncifs et autres passages obligés du style concerné, mais demeurent malheureusement d’une similitude et d’une platitude assez affligeantes au regard des talentueux moyens tant humains que techniques mis en œuvre sur "Shining Black"… Que l’on ne s’y trompe pas, nous ne sommes pas face à du très mauvais : la musique et l’énergie sont bien présentes mais ne décollent réellement jamais et nous limitent à une jolie visite des installations de l’aéroport en roulant d’une piste à l’autre… pour finalement retrouver son aire de départ. Une magnifique dalle plasma murale allumée mais pas de son ni d’image et encore moins de couleurs : le zéro de tension absolu du Heavy-Power Metal téléguidé !

Alors oui, je suis dur et exigeant, mais vu l’affiche proposée (au fait, je vous ai dit pour les deux noms sur la pochette ?), SHINING BLACK n’a tout simplement pas répondu à mes attentes – et c’est dommage. Mais pour être complètement honnête, et rendre justice au travail effectué (et qui se doit d’être respecté), je dois quand même reconnaître que les titres "The Boogeyman" avec sa seconde partie de couplet joliment mélodique et sa rythmique pêchue, ou l’accrocheur "The Carousel" aux tempi variés et à l’énergie indiscutable, m’ont presque donné l’espoir d’un (petit) décollage car la mayonnaise semblait prendre…. Ils sont les seuls dans ce cas.
Bref, comme tu l’aura compris cher lecteur éclairé, nous nous sommes loupés Boals-Thörsen et moi sur ce premier opus studio pondu par nos métallo-baroudeurs : ce qui ne les empêchera pas de dormir ni moi de passer à ma chronique suivante… les avis ou éventuels commentaires à paraître sur NIME et ailleurs indiqueront peut-être si mon ressenti est partagé ou si j’ai écouté trop de très bonne musique juste avant de passer à SHINING BLACK (ben, du coup la marche est haute…). En attendant, et malgré la fougue et le talent qu’y mettent Mark Boals / Olaf Thörsen dans leurs parties respectives, "Shining Black" reste selon moi un album tristement prévisible et sans surprises comme il en sort un très grand nombre au fil des mois. Les musiciens nous proposent ici une musique très convenue, certes écoutable, mais désespérément ronronnante avec un sentiment de déjà-entendu qui grandit trop rapidement. Globalement décevant donc.

Ayant ressorti la disco de l’âge d’or d’Yngwie MALMSTEEN et les très bons albums de LABŸRINTH dont l’intelligence artistique et la qualité musicale me confortent dans mon choix, j’assène un intransigeant 2/5 à ce SHINING BLACK qui ne brille que par les illustres noms qui figurent sur sa (belle) pochette.

- pour la (petite) étincelle d’espoir : "The Boogeyman", "The Carousel",
- pour la gentille baladounette et la voix : "A Sad Song",
- pour le tour des pistes en roulant : le reste de l’album...

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   HAPLO

 
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- Mark Boals (voix)
- Olaf Thörsen (guitare)
- Guest/session
- Oleg Smirnoff (claviers)
- Nik Mazzucconi (basse)
- Matt Peruzzi (batterie)


1. The House Of The Fallen Souls
2. The Boogeyman
3. My Life
4. A Sad Song
5. Shining Black
6. Just Another Day
7. Where Are Your Gods
8. The Carousel
9. The Day We Said Goodbye
10. We Fall



             



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