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HARD ROCK  |  STUDIO

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DIRTY SHIRLEY - Dirty Shirley (2020)
Par JEFF KANJI le 12 Septembre 2020          Consultée 696 fois

Je suis tout à la fois enthousiasmé et lassé de la prolifération de projets collaboratifs mis en place par Frontiers. Au-delà de certains fantasmes inassouvis de son directeur artistique Serafino Perugino qui peuvent enfin se réaliser et du formidable travail de réseau effectué pour permettre à de nombreuses légendes des eighties de redorer leur blason ou briller une dernière fois, il y a un productivisme forcené qui voit le label italien sortir chaque année bien plus d'albums que de raison, quand bien même on a un grand appétit pour le Hard Rock mélodique et tout ce qui est plus ou moins FM.

La dernière trouvaille du label a été de repérer le jeune Dino Jelusić, encore relativement inconnu, mais repéré par déjà bien des acteurs de la profession ; le jeune Croate a été révélé par Paul O'Neill qui lui a permis de rejoindre le TRANS-SIBERIAN ORCHESTRA, avant que son premier album avec ANIMAL DRIVE ne révèle les capacités vocales exceptionnelles du bonhomme. C'est qu'il fallait passer derrière Nathan James pour la petite histoire (si vous n'avez pas encore écouté INGLORIOUS, il n'est jamais trop tard pour bien faire !). Ainsi Dino, avec sa voix qui s'inscrit dans la tradition Dio/Coverdale, est un camarade de Ronnie Romero et un sérieux concurrent au maître de la deuxième génération, à savoir l'inénarrable Jørn Lande. Il a pour lui ce sens du groove, cette aptitude à sentir le chanter le Blues (il fait un malheur sur "Voice Of A Soul"), ce grain caractéristique et cette amplitude vocale dingue.

Alors quand Frontiers suggère au légendaire George Lynch d'écrire un album avec cet inconnu à ses yeux, il lui écrit un album aux tonalités Pop, avant de recevoir des premières épreuves vocales qui auront tôt fait de lui faire revirer son approche ! Composant intégralement de son côté, à l'exception des mélodies vocales et donc de quelques structures qui pouvaient permettre au jeune prodige de laisser parler son talent, George Lynch, qui renoue ici avec sa vieille ESP Kamikaze des années DOKKEN avec une Les Paul et une Telecaster, écrit dans une optique assez vintage avec toujours des conceptions artistiques qui lui sont propres.

Le bonhomme est peut-être à moitié cinglé mais il est doué d'une créativité sans borne, et ce projet DIRTY SHIRLEY lui donne l'occasion d'en faire une nouvelle démonstration. À l'image des albums de son collègue shredder des eighties Jake E. Lee, il utilise DIRTY SHIRLEY pour produire quelque chose d'assez proche dans la démarche de ce que l'Améridien produit avec RED DRAGON CARTEL. Le challenge de Lynch est ici de laisser parler les textures tout en produisant un album qui ne sonne pas daté, pertinent artistiquement avec des rythmiques inventives qui occupent 80% de l'espace ! Une sacrée performance qui rappelle un peu l'ossature si spécifique des compositions d'Eddie Van Halen, l'un des plus grands rythmiciens du circuit (si tant est qu'on le considère comme toujours en activité). Les quelques soli distillés par George Lynch restent insaisissables (comme le bonhomme, cf "Escalator To Purgatory" ou encore la litanie de "The Voice Of A Soul" où l'on se demande bien où il veut en venir, surprenant à chacune de ses interventions.

"Dirty Shirley" tourne ainsi rapidement au laboratoire à idées, ce qui ne suffit pas hélas à en faire un bon album. C'est un peu ce que l'on pouvait reprocher à KXM d'ailleurs, le projet où il rejoint dUg Pinnick et Ray Luzier. D'ailleurs vite fait, le batteur sur ce disque (qui a pas mal de boulot mine de rien) n'est rien de moins que Will Hunt d'EVANESCENCE. En cela "Dirty Shirley" manque un peu son but, mais ne sert pas seulement de faire-valoir à Dino Jelusić, qui, malgré ses aptitudes vocales assez dingues mais coincées dans un classicisme qui tend à estomper la redoutable performance, ne s'avère pas si décisif que ça finalement. George Lynch n'a encore pas sorti un album de dingue mais il a honoré sa réputation d'artiste perché toujours en recherche d'innovation et de nouvelles façons de faire parler son art (à l'image de ce "Grand Master" final très axé percussions et que je soupçonne d'être exécutées sur un corps de guitare d'ailleurs).

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Dino Jelusić (chant, clavier)
- George Lynch (guitare)
- Trevor Roxx (basse)
- Will Hunt (batterie)


1. Here Comes The King
2. Dirty Blues
3. The Dying
4. Last Man Standing
5. Siren Song
6. The Voice Of A Soul
7. Cold
8. Escalator To Purgatory
9. Higher
10. Grand Master



             



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