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The BISHOP OF HEXEN - The Death Masquerade (2020)
Par MEFISTO le 14 Juillet 2020          Consultée 1195 fois

Je dois te raconter, t'avouer quelques trucs, ami lecteur. Enfin, cet ami lecteur qui, en 2020, accroche et est fidèle (merci et trois bises pour cela !) au modèle de NIME. Car oui, la concurrence est forte dans toutes les langues et sur tous les continents, alors d'être lu au détour de cette nouvelle décennie est presqu'un miracle boosté de bonne foi…

Alors, toi, ami lecteur et surtout, amie lectrice, celle qu'on oublie trop souvent et qui, contrairement à ses homologues masculins, réussit à saisir amplement le vecteur émotionnel dans notre musique violente chérie…

1. Je suis en panne d'inspiration depuis un mois, malgré la COVID. Normal, vous me direz, j'approche des mille chroniques, jamais un chroniqueur sur NIME n'a écrit autant et cette manie est une preuve que votre obligé n'a pas de vie valable.

2. Pourtant, et c'est là mon deuxième aveu, la vie familiale m'a passablement occupé. Ça et le chômage. Humhum… Eh ouais, je suis devenu papa pour la quatrième fois il y a trois semaines, jour pour jour, le 29 avril. Donc, je fête la naissance de mon troisième garçon, avec BISHOP OF HEXEN et son… troisième album, "The Death Masquerade". Incroyable quand même – pas tant que ça quand on sait d'où ils viennent – que ces talentueux zicos aient été si chiches en sorties Black Sympho depuis 1994 !

3. Je me sens un peu à contre-courant en raison de cette paternité qui m'aspire, qui me parasite depuis dix ans maintenant. Je ne rechigne pas sur ce bonheur empli de défis, au contraire, je me dis simplement que la vie m'amène ailleurs, vers des cieux fleur bleue, lézardés de pleurs, de chicanes puériles sur le trampo, de doutes, de peurs, de questions qu'un futur quarantenaire se pose d'habitude. Car oui, en plus de tout le reste, j'aurai quarante en mars 2021. De quoi bien enrober la boîte contenant cette bombe à retardement me caractérisant…

4. J'ai un peu l'impression d'avoir fait le tour du jardin et, conséquemment, de vous avoir tout raconté sur tout, en Metal. Pourtant, je suis le premier outré en lisant cette phrase que je viens moi-même d'écrire, parce que je suis le premier à chasser du revers de la main la fameuse « fin des haricots » proclamée par nombre d'initiés, de fans et d'observateurs métalliques blasés, ou pire, non-convaincus de la qualité générale de cette industrie de feu. Je vous rassure, je ne suis ni un ni l'autre. Mais… Ai-je encore ma place dans cette petite famille des commentateurs passionnés ? Je regarde mes potes Fenryl et Fredouille, plus vieux que moi, et je les admire de pouvoir frapper le fer avec verve après toutes ces années.

5. BISHOP OF HEXEN me manquait. Son second opus, pour ceux et celles qui m'ont lu ou ont eu la chance de l'écouter, a prouvé que le Black Sympho n'est réservé à personne, n'a pas d'adresse et surtout, vole de ses propres ailes depuis longtemps. Qu'ils soient norvégiens, anglais, philippins, américains ou israéliens comme c'est le cas ici, ces artistes épris de théâtralité, de grandiloquence et de puissance ont la peau de toutes les couleurs et parlent mille dialectes, sans se soucier des apparences, des frontières, des codes, des risques, des politiques – souvent obsolètes – de leur nation. Seule la musique et sa magie leur importe. Et putain, ça fonctionne ! Comme sur "The Nightmarish Compositions", un album formidable. Si cette cuvée 2006 de BISHOP s'inspirait des cauchemars, comparativement à la bonne vieille comédie musicale gothique cette fois-ci, on a l'impression de quand même jongler avec les mêmes grenades parfumées et têtes de squelette… J'ai le sentiment d'écouter un peu le même skeud… Oh, attendez, le devoir paternel m'appelle…

6. Me revoilà cinq minutes plus tard, bébé sommeillant sur le bras gauche, je poursuis en écrivant d'un doigt. Bref, en quatorze ans, si le contenant des Israéliens (je me rends compte que le seul contexte où je pourrais écrire ce gentilé est dans une chro Metal…) n'a pas évolué tant que ça, le contenu demeure solide, égayant et pertinent. Rares sont les groupes à offrir telles sonorités et mise en scène, alors on encaissera le ploumploum sans trop sourciller, en remerciant les dieux es Metal de ne pas nous avoir gâtés comme ceux d'autres styles formatés.

7. Putain, c'est long écrire à un doigt…

8. "The Death Masquerade", c'est six titres viandés et saucés jusqu'à la gourmandise, une intro et une outro instrumentales mettant et desservant la table.

9. Autre raison pour laquelle je me questionne sur mon avenir parmi (n)vous : ces infos obligatoires noircies au point 8, incluses dans chaque chro de force, qui créent une redondance après plus de neuf cent chros ; suis-je encore d'attaque pour cela, même si je suis journaliste de formation ? Pour des albums réussis comme celui-ci, ça me fait plaisir de déballer des infos basiques, mais pour d'autres galettes lambda, ça me fait occasionnellement suer par tous les pores… Est-ce de la blasitude, de la flemme ?

10. BISHOP OF HEXEN est le genre de groupe qui me fout un coup de vieux et des électrochocs en même temps. Il représente tout ce que j'aime dans le Metal, ambiances angoissantes et épiques, approche mélodieuse plus que généreuse, capacité à surprendre à chaque minute… En plus, j'ai un penchant pour la tristesse sous-jacente de la musique du Moyen-Orient, cette tragédie ADNisée dans ce large lopin de terre historique qui ne veut point l'abandonner. En plus, BISHOP est un dramaturge hors pair malgré son manque d'expérience.

11. Bébé a dormi dix minutes, me laissant un répit et donnant la chance à ses frères et sa sœur de pilonner juste assez pour le réveiller, alors je devrai conclure avant de virer fou définitivement. Ceci dit, avant que BISHOP OF HEXEN y parvienne avec son Black Sympho complètement barré, cinématographique et pugnace.

12. Si vous êtes en manque d'originalité, de Metal sorti de nulle part, de votre dose de poudre aux yeux projetée par un prestidigitateur de haut niveau, "The Death Masquerade" vous divertira comme rien d'autre… À moins que vous soyez abonnés aux chaînes Youtube de ces connards de MTV…

13. Allez, après une telle chronique merdique, je prends les paris pour mon renvoi/départ ! Haha !

Podium : (or) "The Jester's Demise", (argent) "Death Masks", (bronze) "A Thousand Shades Of Slaughter".

Indice de violence : 3/5.

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   MEFISTO

 
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- Dimrost (synthé)
- Prof. Van-helsing (batterie)
- Seelenfolter (basse)
- Lord Koder (chant)
- Ariel Eshcar (guitare)
- Avicious (guitare)


1. Catacumba Essentia
2. A Witch King Reborn
3. Of Shuttering Harps & Shadow Hounds
4. Death Masks
5. All Sins Lead To Glory
6. The Jester's Demise
7. A Thousand Shades Of Slaughter
8. Sine Nomine



             



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