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METAL SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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HAMKA - Multiversal (2017)
Par JEFF KANJI le 13 Mai 2018          Consultée 1767 fois

À la grande époque du Metal Symphonique, soit à l'aube des années 2000, l'Europe a vu nombre de formations d'importance émerger, sous l'impulsion de RHAPSODY, qui faisait rimer Power Sympho avec Italie. Au même moment, DARK MOOR poussait ses premiers rugissements depuis l'Espagne, révélant une voix et une personnalité unique : Elisa C. Martín. La France, qui n'était pas en reste, a su exploiter son talent sur le fabuleux premier opus de FAIRYLAND, "Of Wars In Osyrhia", avant que des désaccords artistiques entre son maître à penser Philippe Giordana et Willdric Liévin ne mènent au départ du guitariste, accompagné de la furieuse blonde qui partait au même moment fonder DREAMAKER avec d'ex-DARK MOOR.

C'est sur ces bases qu'est né HAMKA, un projet symphonique qui s'enrichissait de couleurs issues de la musique traditionnelle, pour un "Unearth" haut en couleurs où Elisa se surpassait. Mais les amateurs de Speed Sympho qui ont forgé les premières années de Nightfall le savent tout ça... En revanche, le groupe a ensuite disparu de la circulation, sans donner de nouvelles avant de reparaître timidement en 2013 avec "Earth's Call" un single annonciateur d'une reprise d'activité plus soutenue. Mais il a fallu attendre décembre 2017 pour que l'album annoncé début 2016 se matérialise enfin (*), neuf ans après que Willdric a réactivé HAMKA.

"Multiversal", second album, d'une qualité équivalente au premier, ce qui constitue déjà une sacrée perf', tient ses promesses et l'attente des fans est comblée ! On a le bonheur d'y retrouver les vocalises puissantes mais plus féminines d'une Elisa quadragénaire épanouie qui habite toujours aussi bien ses textes. Surtout que plutôt que de miser tout sur elle, HAMKA se distingue une nouvelle fois par la pertinence de sa musique, la luxuriance et le soin porté à ses arrangements, et surtout à ses mélodies, même si les riffs sont loin de faire de la figuration – "The Path Of Pharaohs".

La grande force de "Multiversal" consiste à proposer des refrains entêtants ("World War III" illustré par un clip) et extrêmement mémorisables sans jamais basculer dans le cliché, "Earth's Call" étant peut-être le plus traditionnel du lot. Les éléments ethniques viennent toujours colorer avec élégance et goût les paysages tissés évoquant les cultures Moyen-orientales sans jamais chercher à les faire sonner comme telles (pas d'abus de modes ou de mineur harmonique en termes théoriques), et les instruments à vents et bruitages évoquant les canyons et les étendues désertiques des grandes réserves amérindiennes sont assez présents également. S'ils sont peu nombreux, les passages à la guitare acoustique sont aussi bien écrits que les titres Heavy, révélant un jeu de guitare beaucoup plus subtil, tel un Satriani pris d'une envie de Blues en '95, cf le début de "Multiversal Universe".

Sans le vouloir, ce disque permet aussi de s'intéresser, à travers une approche assez naturaliste, à l'infiniment grand, et me permet de rendre hommage à Stephen Hawking qui s'intéressait de près au sujet des univers parallèles avant de nous quitter en mars 2018, sujet qui permet aux musiciens d'HAMKA de proposer un Power Symphonique de haute volée, varié, jamais boursouflé, et pourtant drôlement bien orchestré ; je n'ose imaginer comment rendraient les instrumentaux comme "An End On Earth" joués par une formation symphonique… Mais bon, on fait aussi avec les moyens qu'on a ! Et le groupe s'en sort déjà remarquablement en ayant récupéré l'excellent JB de KERION à la batterie (et par ailleurs membre de FAIRYLAND depuis 2013) ainsi que son poto Sylvain Cohen, et Arvi Kaint, des Niçois de TOXXIC TOYZ.

Un 4/5 bien sonné !

(*) La version digitale était disponible depuis août 2017, et c'est cette version, que m'avait gentiment fait passer Willdric Liévin lui-même, qui a servi de base pour cette chronique, qui a mis du temps à prendre forme.

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   JEFF KANJI

 
  N/A



- Elisa C. Martín (chant)
- Willdric Liévin (composition, basse)
- Jb Pol (batterie)
- Sylvain Cohen (guitare)
- Arvi Kaint (guitare)


1. One-way Journey To The Unknown (instrumental)
2. World War Iii
3. Earth's Call
4. Hope
5. Inner Conviction
6. Dark Night Falls
7. Seaquest
8. Modern Cowboys
9. Burning Sands (instrumental)
10. The Path Of Pharaohs
11. Orkanain's Lands
12. Seed Of A New World
13. Multiversal Universe
14. An End On Earth (instrumental)



             



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