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ZORNHEYM - Where Hatred Dwells And Darkness Reigns (2017)
Par MEFISTO le 27 Novembre 2017          Consultée 906 fois

Je me suis retrouvé trop souvent dans cette situation comme chroniqueur. Comme fan de Black Sympho, ce n'est pas un problème, mais quand on doit se garder une certaine gêne face à une performance exemplaire de la part d'un nouveau combo, c'est chaud.

Les Suédois de ZORNHEYM me forcent à remettre le couvert du risque avec leur superbe tremplin "Where Hatred Dwells And Darkness Reigns", une incursion de 37 minutes dans un univers à mi-chemin entre les terres horrifiques de CARACH ANGREN et la puissante mélodicité d'un SAILLE, sans oublier la forte production à la DIMMU. Un molotov explosif donc, poussé par un don naturel pour le riff bedonnant et les atmosphères prégnantes.

Au niveau des soldats de cette petite armée, seul le leader Zornheym a officié dans un groupe connu, DARK FUNERAL, de 2011 à 2014 comme bassiste. Il mène brillamment ses fantassins à la victoire grâce à un album bien tempéré, dont la structure me fait penser à "God The Lux" de VESANIA ou "In The Flesh" de NADER SADEK ; chaque pièce est marquante et de courtes instrumentales permettent à l'auditeur de demeurer imprégné de l'atmosphère tantôt délirante tantôt épique de "Where Hatred Dwells And Darkness Reigns". C'est la formule idéale pour serrer la vis aux inattentifs !

ZORNHEYM a ainsi compris ce qui distingue le Black Sympho des autres sous-genres extrêmes. Et il le démontre dès "The Opposed", excellent crochet qui a d'ailleurs servi au premier clip des Suédois. Difficile de ne pas sauter dans la potion magique comme un sauvage tellement les ingrédients sont bien mélangés, des chœurs fantomatiques au riff rondelet. Est-on emprisonné dans un asile, erre-t-on au Purgatoire, glissons-nous dans la fosse des simoniaques ? Difficile à décrire le paysage s'ouvrant devant nos oreilles titillées à l'extrême, surtout que les Suédois n'hésitent pas à piger des sonorités sur tous les continents, en pleine forêt, aux confins des déserts les plus arides, au sommet des plus imposantes montagnes et dans les galeries les plus froides de cavernes oubliées.

Au fil des écoutes, il apparaît évident que ce Black dynamique s'avère aussi mélodique que symphonique, le meneur de piste Zornheym équilibrant les qualités de son orchestre pour tisser de fil doré des pièces comme "Trifecta Of Horrors", qui prend un majestueux envol à partir du milieu sur le chant clair de Bendler, et la nerveuse "Whom The Night Brings...", probablement la plus fédératrice du skeud. Si "Decessit Vita Patris" sonne plutôt classique et ne se distingue pas trop, l'album s'achève sur l'intéressante "Hestia", un au revoir sous-tendant une envie d'en découdre davantage dans un avenir rapproché. Oui, ZORNHEYM aura une foule de contes étranges à nous envoyer dans la gueule, c'est un souhait d'une logique implacable.

Tiraillé suis-je donc devant une telle détonation précoce. Je ne suis pas dupe, je sais que les Suédois ont laissé quelques blancs sur ce premier scénario, quelques échos me déchirent les tympans. Des erreurs de jeunesse, dira-t-on, qui sauront être corrigées sur les galettes futures, si la bête sort de son cocon comme il se doit.

Note : 3,5/5 arrondi au supérieur parce que les promesses sont bétonnées.

Podium : (or) "Whom The Night Brings...", (argent) "The Opposed", (bronze) "Hestia".

Indice de violence : 3/5.

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- Bendler (chant)
- Zorn (guitare, basse)
- Scucca (guitare)
- Angst (batterie)


1. The Opposed
2. Subjugation Of The Cellist
3. A Silent God
4. Prologue To A Hypnosis
5. Trifecta Of Horrors
6. ...and The Darkness Came Swiftly
7. Whom The Night Brings...
8. Decessit Vita Patris
9. Hestia



             



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