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ANGEL MARTYR - Black Book - Chapter One (2017)
Par DARK BEAGLE le 28 Mai 2017          Consultée 582 fois

Sortir un album après des années de galères, c’est forcément grisant pour les musiciens. Déjà fort d’un EP qui annonçait la couleur, le power-trio italien nous revient avec son premier véritable opus, qui marque déjà une certaine ambition de la part des musiciens. En même temps, avec l’EP, on avait déjà été prévenu, hein, faut pas faire les vierges effarouchées. Parce que si "Black Tales" était un prélude, ce "Black Book" est le premier chapitre d’une carrière qui débute, mais également d’une saga qui risque de durer un certain moment (enfin, dans les titres d'albums ; les morceaux sont relativement indépendants les uns des autres).

On va passer rapidement sur la pochette, assez rétro dans la conception et dans la finition, pour se concentrer directement sur la musique (en même temps, on est un peu ici pour ça, non ?). Là aussi, ANGEL MARTYR est gentiment rétro. Les Italiens, qui viennent du côté de Livourne, pratiquent un Heavy Metal volontiers Speed, qui renvoie aussi bien à la New Wave Of British Heavy Metal (NWOBHM pour les intimes) qu’aux débuts radicaux des Citrouilles Teutonnes. Bref, le genre de truc que l’on peut qualifier de passéiste et d’inutile quand c’est mal fait. Or, il se trouve que dans le style, le groupe tire son épingle du jeu.

Et pourtant, ça commence très mal. Souvent, les formations trouvent qu’entamer un album avec une petite intro est essentiel à la bonne tenue de celui-ci. Bien sûr, il y en a de très bonnes, d’autres qui tiennent la route. Et il y a celles qui ne servent pas à grand-chose, un peu comme "Obsequies" finalement. Deux minutes et des brouettes qui accumulent à peu près tous les clichés possibles et imaginables. Enfin, j’exagère un peu, mais de la pluie, une cloche qui résonne et un dialogue qui prend une tournure démoniaque, voilà quoi.

Heureusement, le trio sait s’y faire pour balancer ses riffs ! "They… Among Us" déboîte bien d’entrée de jeu. C’est classique de chez classique, mais ça fonctionne bien. Il faut quand même un certain temps pour apprivoiser la voix de Hammerhead (non, pas l’ennemi de Spider-Man…), qui fait vaguement penser à celle de Biff Byford si celui-ci passait son temps à monter dans les aigus, la gouaille en moins. Bref, ça peut être un brin agaçant aux premières écoutes, mais on finit par s’y habituer. Le souci, quand ANGEL MARTYR cherche une autre approche vocale, ce n’est pas franchement concluant non plus, comme ces passages plus graves dans "Eric The Conqueror", sensés apporter un souffle épique ne sonnent pas très bien non plus et font retomber le soufflé quelque peu.

Heureusement, le groupe sait donner corps à ses compositions et le souffle épique promis est bel et bien là. Les musiciens semblent y aller à l’instinct. Les mélodies sont simples, mais très efficaces : "Victims" a des relents MAIDENesques pas dégueux, "On The Divine Battlefield" nous embarque sur un champ de bataille au gré des cornemuses, "Angel Martyr" est le très bon final qu’il fallait pour terminer sur une note positive et faire oublier les quelques faiblesses déjà mentionnées plus haut, qui ont parfois tendance à se répéter (comme certains riffs d’ailleurs, qui semblent connaître un certain recyclage par moments – gaffe à ce que cela ne devienne pas une habitude !).

Le trio est fougueux. Là encore, le côté premier album a un rôle prépondérant à ce niveau. Les musiciens nous balancent la sauce comme… euh… comme un acteur de porn… euh non. Comme un chef cuisinier qui sait qu’elle va embellir le goût de son plat, mais pas son apparence. ANGEL MARTYR perd en élégance ce qu’il gagne en efficacité donc, et heureusement que le groupe amène parfois des éléments plus frais sinon ce serait très vite indigeste. Une guitare acoustique ici, de la cornemuse là et cela permet à l’auditeur de faire quelques pauses parce que mine de rien, ce "Black Book" dure quasiment une heure, avec des morceaux souvent assez conséquents, donc.

Mais bon, on ne va pas être plus méchant que ça avec ce groupe qui, s’il n’invente pas le riff à couper le Metal, livre un premier album très honnête et franchement sympathique à écouter. Ce n’est pas original pour un sou, cela emprunte des sentiers tellement fréquentés que les chalets d’altitude affichent complets, mais il y a une sincérité, une envie qui se dégage de cet ensemble qui fait plaisir (ah ! ce solo un brin bordélique sur "Turn On The Fire" qui se sacrifie pour que le refrain archi-mélodique fasse mouche à la reprise !). Gageons qu’avec ANGEL MARTYR un certain avenir du Heavy Metal rital se dessine et que le prochain chapitre sera ébouriffant.

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- Hammerhead (chant, guitare)
- Dario 'destroyer Rostix' (basse)
- Francesco Taddei (batterie)


1. Obsequies
2. They... Among Us
3. Victims
4. Eric The Conqueror
5. Midnight Traveler
6. Turn On The Fire
7. Pirate Song
8. On The Divine Battlefield
9. Angel Martyr



             



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