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MONO - Requiem For Hell (2016)
Par ISAACRUDER le 16 Avril 2017          Consultée 273 fois

Sur la route en direction de New York les forêts de sapin défilaient comme dans un manège. Les collines verdoyantes semblables à celles du Vermont, avec leurs mystères et leurs légendes. Le paysage traçait ses contours tandis que je me retrouvais un moment avec moi-même. MONO passait dans la voiture, il chantait avec l'atmosphère de rêve du trajet. Du calme et de la beauté en fusion romanesque. "Requiem For Hell" dégageait au moyen de ses mélodies des masses de pensées et souvenirs, de doutes et d'espoirs.

"Death In Rebirth" rythmait un éveil, paradoxe subtil pour une musique qui appelle à la contemplation et à la méditation. Éveille-toi mon vieux, repense-toi, tu as l'occasion de te parler depuis un bon moment. C'est effrayant c'est sûr, tu pourrais aussi aller te réfugier dans une fiction histoire de ne pas te frotter à toi-même, mais non, tu vas suivre les crescendos de MONO et faire du dialogue intime.

MONO a cette passion du lead Post-Rock qui irrigue l'âme. Un sens de la justesse qui traverse leur parcours et atteignait des sommets sur "Hymn To The Immortal Wind". Rien de révolutionnaire, jamais, leur musique est comme un art ancestral dans leur terre japonaise : une question de précision et de maîtrise. "Ely's Heartbeat" est ainsi d'une splendeur sans nom, tout en délicatesse et juxtaposition de touches mélodiques. Une subtilité impériale.

J'ai eu le temps de me dire que le temps passait bien trop vite. C'est amusant de prendre le temps de le réaliser. Et effrayant aussi. La nostalgie peut vite arriver avec MONO, c'est tout le problème de la musique qui attaque l'âme. Elle saisit les espaces de tristesse et extirpe l'obscurité. "Stellar" m'a rappelé le travail de MOGWAI sur la bande-son "Les Revenants", avec son piano qui fige l'espace et la pensée dans une boucle de souvenirs. On prend le temps de questionner ses choix, de penser son futur. Le conditionnel reprend ses droits, "et si" devient le leitmotiv de l'écoute pendant "Requiem For Hell". Peut-être est-ce la malédiction d'un album qui parle de vie et mort, passant de la quiétude à la puissance volontaire (le titre éponyme) en un clin d’œil.

"Requiem For Hell" est l'album d'une coexistence qui ne se dit jamais assez. Celle de la joie et de la tristesse. De l'amour et de la perte. Des espoirs et des peurs. Des fuites en avant et des regrets. Le trop-plein de vie qui nous parcourt en fin de compte. MONO, dans sa sagesse légendaire, distille chaque seconde de cet album un moment de grâce qui rappelle aux angoisses et aux bonheurs. S'il y a bien une fiction à choisir pour un moment, "Requiem For Hell" est sans conteste celle qui vous fera saisir votre propre existence. Autrement dit un indispensable.

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(+ 1 kro-express)

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   ISAACRUDER

 
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- Takaakira 'taka' Goto (guitare)
- Hideki 'yoda' Suematsu (guitare)
- Tamaki Kunishi (basse, piano)
- Yasunori Takada (batterie, claviers)


1. Death In Rebirth
2. Stellar
3. Requiem For Hell
4. Ely's Heartbeat
5. The Last Scene



             



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