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SOUND STORM - Immortalia (2012)
Par BAST le 2 Décembre 2016          Consultée 624 fois

2009.
Un minuscule "Twilight Opera", nom d’album fourre-tout qui laissait augurer avant même la première écoute d’un manque flagrant d’idées, ressenti confirmé quelques minutes plus tard quand résonna l’arnaque "Bound To Hell", titre crasseux dont on ne put retenir que sa production rachitique et son emprunt note pour note au solo introductif d’"Emerald Sword" (de vous savez qui, sinon c’est inquiétant).

2012.
Un transfert dans le giron de Scarlet Records. D’accord, on ne parle pas de Nuclear Blast. Mais quand même, l’écurie italienne a pour réputation de bien peser ses partenariats, le marché est suffisamment engorgé et fragile pour redoubler de vigilance. Et là, forcément, SOUND STORM change de dimension. La différence entre "Twilight Opera" et "Immortalia", c’est comme des bourdonnements aux tympans qui subitement cesseraient. Exit les orchestrations asthmatiques ou les riffs émaillés, place est désormais faite à ce qu’on peut escompter de mieux. Dans le genre, évidemment. Et pour l’époque.
Et là, miracle de la vie du Metal immortel ! "Immortalia" branle dix (*) compositions plutôt personnelles (le bien en chair "The Curse Of The Moon"), variées ("Blood Of Maiden" entre fureur ou romantisme) et accrocheuses structurellement. La formation italienne attendait-elle donc un sursaut de considération, telle une duchesse affectée, pour enfin dévoiler l’étendue de ses charmes ?

Ce second album est speed. Normal quand on a affaire à du Power Metal dont on sait qu’il tira, tire et retire sa substance nourricière d’HELLOWEEN et consorts, non ? Mais tout de même, "Immortalia" est vraiment speed, dans le sens DRAGON FORCien du terme. Et avec ses orchestrations nombreuses, appuyées avec une conviction guerrière ("Blood Of Maiden"), on croit par moment distinguer le troisième album (et tant espéré même si le doute est de mise) des polonais de PATHFINDER. Ce dernier demeure qualitativement au-dessus, certes, mais fichtre que les similitudes sont persistantes, surtout quand caracolent les premiers titres.

On finit ensuite par les mettre de côté, quand SOUND STORM varie ses influences. "Call Me Devil" et ses interventions opératiques omniprésentes et sa mélancolie épique prenante, "Seven Seils" dont les sonorités orientales et les ruptures de rythme rappellent le travail à la fois tout en fraîcheur et en lourdeur de KENZINER sur "The Prophecies", "Watching You Fading", ballade plus Rock que Metal évoquant RIOT (le solo) ou WINGER (la guitare acoustique) ou encore "The Portait" (son refrain et son final épique haut en couleurs), forment en effet la partie la plus intéressante de l’album, car plus personnelle (**).
C’est du reste au même moment que Philippe d’Orange (***), quoique son timbre sonne furieusement classique (et son accent italien aussi), tente de proposer une facette plus intime de son identité vocale. Rien de révolutionnaire mais la rencontre avec le bonhomme gagne du coup en intérêt.

"Immortalia" s’achève sur un constat prometteur, montrant dans quelle mesure les moyens insufflés peuvent influencer la qualité finale d’un album. Tout n’est pas question d’argent mais on peut facilement penser qu’un portefeuille mieux garni aide à se pencher plus longuement et plus scrupuleusement sur la phase de composition.
J’aurais beaucoup parié sur le contraire, SOUND STORM n’est plus la formation promises aux oubliettes. Au point que la cuvée 2016, "Vertigo", passera nécessairement entre les murs de ma demeure. Pour combien de temps ? Suspense (vertigo / suspense, jeu de mots).

(*) Plus une intro, forcément, cela fait 20 ans qu’on y a droit
(**) Il a francisé son nom, Filippo Arancio, et se fait aussi appeler Phil the Steel, quand il évolue chez NIB, formation italienne dont le premier et unique album date de 1986, preuve que le petit monde du Metal n’était, à l’époque, pas encore enclin à accueillir dans son giron une formation italienne
(***) C’est du reste une réflexion persistante ces dernières années. Rares sont les albums dont je ne souligne pas la seconde moitié au détriment de la première, lassé par une entrée en matière souvent ultra-calibrée, conçue pour familiariser à tout prix les auditeurs. Conséquence de la génération MP3 qui fait défiler les premiers titres de ses téléchargements (légaux ou non) avant d’écarter ou conserver, attitude bien compréhensible tant le marché abonde de nouveautés, la faute cette fois aux avancées technologiques auxquelles on doigt la diminution progressive des coûts de production au point qu’un jour n’importe qui pourra disposer dans son réduit d’un studio d’enregistrement convenable. Le numérique c’est bien. Mais parfois c’est chiant.

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   BAST

 
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- Massimiliano Flak (basse)
- Federico Brignolo (batterie)
- Valerio Sbriglione (guitare)
- Philippe D'orange (chant)
- Alessandro Muscio (clavier, piano)


1. Immortalia
2. Back To Life
3. The Curse Of The Moon
4. Blood Of Maiden
5. Faraway
6. Promises
7. Call Me Devil
8. Seven Veils
9. Watching You Fading
10. Wrath Of The Storm
11. The Portrait



             



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