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2014 Aria

VIZA - Aria (2014)
Par CANARD WC le 22 Mars 2016          Consultée 1569 fois

Dans la catégorie des groupes défunts mort prématurément et dont l’absence m’est douloureuse telle une épine sous le gros orteil – ouille – il y a SYSTEM OF A DOWN (SOAD). Ils me manquent. Pas un mois sans que je me repasse un petit "Toxicity" ou n’importe lequel car ils sont tous bons (oui même "Hypnotize" faut pas déconner). Les yeux dans le vague, regard voilé d’un rien d’humidité, je repense à SOAD et je me dis que putain c’est fou ce que ce groupe me manque. J’ai eu beau me manger avec une excitation coupable SCARS ON BROADWAY ou les trucs solos de TANKIAN, ça n’a pas suffi à me rassasier. Pire encore, ces side-projects n’ont fait qu’accentuer ce vide, rendant plus difficile encore l’absence de SOAD dans notre paysage musical. Alors qu’on parle tout de même de l’un des meilleurs groupes de Néo. Incroyable quand on y réfléchit que ce groupe n’ait pas fait plus d’émules, que son influence fut quasi nulle après lui.

J’en étais à ce stade de désespérance avancée quand un certain LOLOSTRALOPITEK, lecteur de PGC(*) à qui je dédicace cette chronique merveilleuse m’a poussé du coude un petit groupe inconnu au bataillon (en ce qui me concerne), censé combler le vide angoissant.

VIZA.
C’est le nom.
Une écoute et l’horizon s’en est trouvé dégagé d’un coup suivi d’une humidité entrejambesque équivoque. Puis je me suis jeté sur le groupe, main tremblante et futal mouillé.

Quelle est délectable cette sensation de découvrir un petit nouveau plein de promesses. On « google-ise », on « youtube » en lisant toutes sortes de choses, on prend connaissance de l’ampleur de la disco en espérant avoir découvert un nouveau filon. L’espace d’un instant, on redevient un fan en chaleur, on se prend pour un explorateur, un archéologue, un conquérant bercé de doux rêves.

Sauf qu’on va se calmer un peu, VIZA n’est qu’un SOAD-like assez flagrant. Certains parleront de pompage éhonté (tant il est vrai que sillonner sur les traces laissées par SOAD oblige à un certain mimétisme), d’autres s’en foutront, trop contents de retrouver ces émotions car l’essentiel n’est-il pas le plaisir car – comme le chantait ce brave JJ - quand la musique est bonne, bonne, bonne hein (**), le reste n’est pas si important en définitive. Évidemment, je me tiens dans le camp de ceux que ça n’a pas dérangé pour un sou, de ceux qui vont accorder beaucoup de crédit à ledit album avec attribution d’une super note à la clé sans trembler du menton.

Pour crédibiliser ma position ferme et définitive pro-VIZA, je préciserais qu’on retrouve des influences folkloriques slaves dans la musique du groupe (voire une touche arabisante sur "Viktor's Vanguard") et même des pointes de DIE APOCALYPTISCHEN REITER (en moins brutales) notamment sur "Forward March", titre qui aurait très bien pu figurer au menu d’un certain "Riders From The Storm" si vous voyez ce que je veux dire. J’ajouterais aussi qu’il y a des partis-pris, comme cette sucrerie écœurante de "The Girl That Doesn’t Exist" toute de piano et d’arpèges vêtues qui sans être raté fait un brin tâche (tout le monde ne s’appelle pas SAVATAGE ou X JAPAN). Bref, VIZA est un SOAD-like certes, mais pas tout à fait non plus, on peut chipoter et couper les cheveux en quatre pour faire bonne figure. Seuls "Never Feel" et "Quicksand" puent le SOAD à plein nez. Et pendant que vous comptez les points, "Aria" a défilé, aura probablement fait son travail de sape. Douze titres, aucun ne dépasse les quatre minutes. VIZA va vite, vous impose ses reliefs, vous donne l’impression rapidement d’évoluer dans un univers familier au sein duquel les nuances finissent par se dessiner. Au point qu’on a rapidement envie de jeter une oreille au reste de la disco avec une délicieuse excitation ou a minima avec une curiosité bienveillante.


Pour ces effluves de SOAD, pour avoir réussi à pondre un album dans le bon sens, à s’engouffrer dans cette brèche où il reste encore tant de choses à dire ; pour ces trois raisons VIZA mérite le coup d’oreille. Et peut-être que je complète leur disco ici même.

Note : 4/5 (merci LOLO).

Morceau préféré : "Vanished".
Le « tube » : "Midnight Hour".

(*) Mon blog à moi : http://www.pasgrandchose.com/
(**) https://www.youtube.com/watch?v=-boDeijWuOY

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   CANARD WC

 
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- K'noup Tomopoulos (chant et guitare)
- Orbel Babayan (guitare)
- Shant Bismejian (guitare)
- Andrew (antranig kzirian)
- Alex Katcherian (basse)
- Chris Daniel (batterie)


1. Never Feel
2. Quicksand
3. Midnight Hour (dingle Rock)
4. Vanished
5. Viktor’s Vanguard
6. The Girl That Doesn’t Exist
7. Forward March
8. Beneath The Waves
9. C’est La Vie
10. Alley In Tijuana
11. Take Over The World
12. Brunette



             



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