Recherche avancée       Liste groupes



      
CYBER GRIND BREAKCORE  |  STUDIO

Lexique grindcore
L' auteur
Acheter Cet Album
 

2008 Concrete
 

- Membre : Corpo-mente, ÖxxÖ XÖÖx, Igorrr

WHOURKR - Concrete (2008)
Par METALOMANE le 22 Octobre 2015          Consultée 894 fois

Bienvenue dans le monde merveilleux de Gautier "Igorr" Serre avec un de ses innombrables projets, WHOURKR et ce premier album après l’EP "Naät". "Concrete" pour ne pas le nommer, s’apparente à un labo expérimental où se déroulerait des tas de choses plus ou moins légales (musicalement parlant). Bruitiste et difficile d'accès au premier abord, c’est seulement avec une grande ouverture d'esprit que vous parviendrez à dompter la bête. Les premières écoutes vous donneront plutôt l’impression de passer la tête dans un mixeur que d’écouter un album de musique, mais le sado-masochiste qui se trouve au fond de chacun de nous saura vous y faire revenir au galop, une cravache dans la bouche. On y trouve en vrac : une BAR épileptique programmée avec génie, des riffs destructeurs, des délires vocaux, du piano, des bidouillages électro-bruitistes et j’en passe…

WHOURKR propose une musique difficilement comparable à quoi que ce soit d’autre et s’avère même étonnamment moins foutraque qu’IGORRR, qui a tendance à me perdre assez facilement malgré sa qualité. Les titres sont courts, en général basés sur une idée principale qui se fait violer dans tous les sens par l’esprit tordu de Monsieur Igorrr. Le son est vraiment monstrueux d'autant plus qu'il est auto-produit (ce "Mindgerb" avec ses basses à faire trembler les murs!).

Dans le registre des tueries intégrales, on retiendra "Mindgerb" qui ouvre l'album d'une façon fracassante avec des riffs à en perdre la tête, l'intro fantastique de "Bore Injektion" aux vocaux quasi-Townsendiens, les sublimes "Santo" et "Plantea" (qui mériterait une chronique pour elle toute seule), seuls titres plus ou moins calme dans un océan d'agressions sonores aux vocaux superbes et aux ambiances poignantes, l'énorme "Slaagt" qui démarre sur un riff tueur bien plombé puis une courte orgie de percussions électro ultra-jouissives avant un break divin au piano et chant clair à la clé, l'amusante mélodie de "Cera Pollutea" et "Groovinbear" qui porte bien son nom avec des parties rythmiques génialement destructrices.

Ce premier essai aurait pu facilement virer au capharnaüm total s’il n’avait pas été sauvé par ses mélodies fortes judicieusement placées et ses audaces vocales surprenantes. En effet, pas de paroles ici, la voix est utilisée comme un instrument à part entière et se permet des délires difficilement imaginables, largement aidée par des effets en tout genre qui donne une très bonne dynamique à l’ensemble des compos. Il en découle des titres très accrocheurs à l’inverse de l’album suivant, uniquement brutal et stérile.

Bon, ce disque est tellement riche et blindé d'idées géniales à chaque seconde que je pourrais en écrire un roman en le décortiquant entièrement titre après titre, mais je vais arrêter là. Allé, c'est pas souvent qu'on découvre des groupes aussi géniaux et novateurs (et français qui plus est, une fierté nationale pour ma part!), alors faites-vous violence et enfoncez-vous cette galette dans le crâne (ou ailleurs hein, vous voyez ça avec votre proctologue), vous me remercierez.

A lire aussi en GRINDCORE :


JIG-AI
Katana Orgy (2008)
La deuxième orgie japano-tchèque




LAST DAYS OF HUMANITY
Putrefaction In Progress (2006)
Un disque majeur de goregrind

(+ 1 kro-express)

Marquez et partagez




 
   METALOMANE

 
  N/A



- Gautier 'igorrr' Serre (guitare, programmation)
- Yann 'i-snor' Coppier (chant, programmation)


1. Mindgerb
2. Antzcrowzing
3. Bore Injection
4. Santo
5. Skovsnails
6. Slaagt
7. Freugz
8. Squirk
9. Cera Pollutea
10. Gorowatz
11. Groovinbear
12. Tawakitawa
13. Fatrubber
14. Plantea



             



1999 - 2017 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod