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TAROT [AUS] - Life And Death (2014)
Par CITIZEN le 15 Décembre 2014          Consultée 767 fois

Ne vous fiez pas au classement en archive, c’est juste moi qui ait passé trop de temps sur AoK et pas assez sur Chroniques.doc, TAROT n'est vraiment pas vieux même si son inspiration est vieillotte, certes. Par contre TAROT est australien, et soit y a un biais de sélection terrible - qui me condamne à un éternel retour sur le continent damné pour en explorer ce qui y passe pour de la musique, abjecte pour les critères même du Rock trop Hard, soit vraiment ils déchirent plus qu’ailleurs (c’est moi ou tous les ex ANZAC/Commonwealth sont plus primitifs que la moyenne des pays développés ?). Mais aujourd’hui on fait une pause, tout le monde relâche les sphincters, après les hurlements infernaux et antédiluviens de VOMITOR, après LUSTRATION qui vous racle les conduits avec leurs avant-bras blindés de cuir cloutés (et avant les maléfices de SLAUGHTER LORD que je prépare soigneusement), découvrons l’autre penchant de la lande d’en bas qui pour s’excuser passe tel un gentil papillon sur la plaie encore purulente, colle un sparadrap et fait un bisou dessus.

Si le choix du format est repoussant (tape !) pour une partie du public pour le coup c’est assez contre-productif, puisque on voit ce genre de release trouver son sens plus pour des répètes glorifiées où la saleté et l’extrémisme priment sur le fait d’être "UG" (ou sinon être sud-américain légitime la chose). Or ici, pour leur première sortie sur le nouveau label du cru (au nom trop cool) Heavy Chains, et après une démo indépendante très amatrice, TAROT tombe la chrysalide et révèle sa musique soignée qui gagnerait à être diffusée un peu plus largement, au moins autant que tous les autres combos de revival de la même période qui arrivent par paquets depuis quelques années. Celui qui préside le rituel, l’Hermite, opère d’ailleurs dans d’autres combos d’inspiration plutôt similaires, l’assez établi The WIZAR’D mais dorénavant aussi DRACULA sorti chez le même label : du sang presque frais et bien prolifique ! Qui s’adjoint ici les services de mystérieux acolytes sous pseudos.

Ici il s’immerge dans une dérive onirique typée 70s à la RAINBOW surtout, et nous révèle la face gentille de l’old school, qui fait dans l’hommage cosy plus que dans le garage humide, et parvient presque à nous convaincre qu’il a été enfanté dans un pays de cocagne magique et pas dans la lande des drop-bears et du bagarre-torture-Metal calé une décennie ou deux après. Avec "Life And Death" (coïncidence avec Paul Chain ? Doigt dans l’œil) vous faites une ballade solitaire tranquille, avec juste la nymphe qui vous prend par la main et vous guide à travers une brume vaguement inquiétante. Pas de chanteuse, pas de bougies, pas de flûtiau, même pas de dimension occulte ou psychédélique trop poussée dans l’esthétique minimaliste et classieuse, où le seul culte de la guitare domine (et des amplis Orange qui ont droit à leur photo sur la tape suivante en lieu et place du portrait de groupe), imprégnée en renfort d’un clavier fantomatique et d’une basse pépère, des lignes de chant mélodieuses qui s’étirent et se perdent dans le lointain. Du Hard Rock/Heavy ancestral très posé garanti sans cri perçant ni accélération soudaine, d’où un vocabulaire que j’utilise pas très souvent et que je maîtrise pas très bien, euh, matelas à flotte, Bambi et Rondoudou ? Si le morceau-titre qui amorce la cassette est encore pêchu, dès l’intro "Sound Of The Horn" vous êtes envoyés sur un autre monde et on en oublie limite le martèlement encore tout de même très frontal de la batterie. Ces deux dernières pistes sont en tout cas très entêtantes, à défaut de refrains claquants ce sont des oraisons apaisantes qui s’installent, particulièrement avec "Vagrant Hunter" qui persiste si fort après avoir bouclé la démo qu’il faut lever son cul pour retourner la tape et le chasser en se renvoyant le tout.

Mille fois hélas le tout n’est qu’une délicate entracte planante d’un quart d’heure, quand ce genre de dérive à vous plonger dans un exil intérieur ou à vous conforter dans votre spleen du dimanche devrait se développer presque sur des heures et des heures une fois qu’il vous a mis le grappin dessus, vous mettre catatonique à terre en pyjama et le filet de bave qui coule le long du cou. La rêverie s’interrompt vite pour nous réveiller en sursaut et nous faire hurler furax pour davantage. Mais j’aurais aussi bien pu dire ça de la tape suivante remarquez, et comme ils viennent d’en sortir encore une toujours chez HC on se tord comme des malheureux pour demander enfin une sortie longue durée, et pas des chansons livrées au compte-goutte par EP, à moins que ce soit mieux de dévoiler le mystère progressivement ? Ou que le secret doive être gardé, tant on voit mal ces types s’exposer à une scène où les M., les B. voire les S. (!) raflent la mise.

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1. Life And Death
2. Sound The Horn
3. Vagrant Hunter



             



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