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- Membre : MÖtley CrÜe, Brides Of Destruction

58 - Diet For A New America (2000)
Par MULKONTHEBEACH le 23 Mars 2014          Consultée 1391 fois

58 fût un projet « one shot » de Nikki Sixx, illustre bassiste de MÖTLEY CRÜE dans les heures creuses de son groupe… Après un Tommy Lee parti en 1998 former son METHODS OF MAYHEM rappeur et consensuel, et avant un album du CRÜE qui sentait bon la naphtaline…

Alors libre de tout engagement, l’ex-drogué mais toujours corbeau s’acoquine avec des amis afin de laisser sa créativité s’exprimer de quelque manière que ce soit.
Il faut dire que derrière les clichés, l’homme est doté d’une belle ouverture d’esprit, ce qui a de quoi nous contenter.

58, sur le fond et sur la forme propose une musique adéquate dans le contexte d’alors de cette nouvelle décennie, mais également lorsqu’on connaît un tant soit peu le gaillard…

De la Pop éthérée, voilà ce qu’il en est globalement, avec quelques réminiscences Metal, mais on est loin du compte…

J’adore les traversées du désert de mes groupes favoris, car c'est dans ces moments-là que leurs membres délivrent souvent le meilleur d’eux-mêmes, sans contraintes artistiques ni contractuelles… D’où une certaine liberté de créativité bien souvent bienvenue.

58 est constitué principalement de Nikki donc à la basse, de Steve Gibbs (fils d’un BEE GEES) à la guitare et au chant, de Bucket Baker à la batterie, et de David Darling, producteur et multi-instrumentiste confirmé. Cependant, personne n’a de rôle réellement défini et il va sans dire que les invités sont nombreux.

"All My Heroes Are Dead" est la parfaite illustration de ce qu’est le Rock en Amérique du Nord à cette époque ? Perdu ! La retranscription de la Californie calligraphiée comme je l’ai vue… Je l’ai parcourue de long en large à ce moment-là, et j’ai bien vu le changement d’humeur du public, le Neo Metal faisant alors ses œuvres !
"Alone Again", reprise du méconnu Gilbert O’SULLIVAN est parfaitement exécutée, s’inscrivant dans une pure veine « west coast ».

D’ailleurs, cet album est le reflet parfait de la Californie du sud, lancinant, léger mais sulfureux, d’une moiteur palpable…

Les morceaux sont variés mais l’ensemble donne l’effet d’une totale homogénéité, une qualité rare dans l’histoire du Rock, d’autant que l’album n’est en rien conceptuel.

"Stormy", titre tranquille et sautillant nous transporte toutefois vers une fin dénaturée, avec des chœurs scandés et triturés d’effets de distorsion…

"Piece Of Candy", single par défaut, est du même acabit, avec son habillage faussement Pop, ou une certaine rage contenue est engagée en fin de piste.

"Song To Slit Your Wrist By" est une resucée d’un bonus-track de l’album "Generation Swine" de MÖTLEY CRÜE, mais d’un rendu bien plus mordant dans cette forme .

J’ai choisi délibérément de placer ces trois titres en avant car ils définissent au mieux la perception d’un album que peu ont eu l’audace, la curiosité, ou la possibilité d’écouter…

Il y a peu ou prou de sonorités un tant soit peu Metal, si ce n’est un onctueux mélange de Pop/Rock agrémenté de « loops » toujours à propos et discrets… Car finalement, il s’agit de finesse d’exécution ici, ne cherchez pas de Hair Metal coloré à la MÖTLEY CRÜE, vous seriez déçus ! Point d’hymnes ouvertement dédiés au sexe ou à la gente féminine vous trouverez ici…

Maître Yoda vous parle et il ne plaisante pas gnarf gnarf !!! Plus ouverts d’esprit vous serez, plus heureux vous sortirez de cette musique originale, un brin barrée, mais on le sait au bout du compte : la Californie a engendré les EAGLES mais aussi bon nombre de dégénérés notoires, tels MARILYN MANSON (quand bien même il est né dans l’état de l’Ohio) et autres rejets de la société bien pensante moderne…

L’Amérique, et surtout la Californie c’est ça : des églises chrétiennes à chaque coin de rue avec ses déviances évangélistes ou orthodoxes, des synagogues, quelques mosquées mais point trop n’en faut, et à côté de ça les partouzes, la dépravation à son paroxysme… Bref, avec tous ces paradoxes, essayer d’y trouver un équilibre relève du défi olympique !

Quid de qui joue le mieux ? Ben nobody et tout le monde, la Power Pop n’étant pas un style où les musiciens se réclament d’une quelconque reconnaissance.

La basse de Nikki ronfle toujours autant, et c’est le seul point de repère que j’ai depuis mon phare planté en pleine mer…

Vous avez besoin de détente, écoutez donc cet album où le marketing est absent, l’ordonnance est là, à portée d’oreille, alors allez-y, ce n’est pas remboursé par la CPAM, mais on s’en fout non ?! On n’aura pas de retraite alors foncez !

CARPE DIEM MOTHER NIMMERS !!!

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   MULKONTHEBEACH

 
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- Nikki Sixx (basse, chant)
- Steve Gibbs (chant, guitare)
- Bucket Baker (batterie)
- David Darling (programmation, chant, guitare)


1. Don't Laugh (you Might Be Next)
2. El Paso
3. Piece Of Candy
4. Shopping Cart Jesus
5. Queer
6. Song To Slit Your Wrists By
7. Stormy
8. Killing Joke
9. All My Heroes Are Dead
10. Alone Again (naturally)
11. Who We Are



             



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