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DOOM DEATH ATMOSPHéRIQUE  |  STUDIO

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Lexique doom metal
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- Membre : Anneke Van Giersbergen

CELESTIAL SEASON - Forever Scarlet Passion (1993)
Par KARL VON KARL le 13 Juillet 2013          Consultée 1436 fois

Poursuivons sans tarder notre joyeux tour du propriétaire de l’ancien manoir Doom Death des années 90. Voici donc chez Adipocere l’acte de naissance du Hollandais CELESTIAL SEASON qui précède bien évidemment le fameux "Solar Lovers", ouvrage poétique et jubilatoire à plus d’un titre. En vérité, "Forever Scarlet Passion" se révèle comme le simple brouillon de son glorieux successeur, nos amis ne possèdent pas la moitié du charisme qu’ils atteindront deux ans plus tard. Une sculpture encore mal dégrossie qui peine à atteindre les sphères des ténors britanniques du genre. Si l’excellence fait ici sérieusement défaut, ne dressons pas de constat trop lapidaire pour autant et sachons apprécier cet enregistrement pour ce qu’il est : un témoignage touchant des débuts d’un combo capable et pour le moins original. N’oublions pas que cet opus fait accessoirement partie des albums pionniers du courant qui nous intéresse.

Les énormes guitares cotonneuses se parent déjà de sonorités 70's du plus bel effet, lesquelles deviendront la marque de fabrique du groupe. Le paisible chant Death, rugueux et croustillant à la fois, alterne de manière heureuse avec ces déclamations désabusées qui évoquent les plaintes de Darren White du jeune ANATHEMA. Cependant, avouons que l’inspiration n’irradie pas encore de manière assez tenace ces compositions cafardeuses qui éprouvent toutes les difficultés à élever leur propos. Les morceaux manquent d’accroches marquantes malgré la présence de quelques idées louables qui pointent au bout du cimetière. CELESTIAL SEASON est ambitieux, mais il ne parvient pas à retranscrire ses envies et ses humeurs avec toute la justesse qu’il aurait désiré.

L’hypnotique "Ophélia" fait toutefois ici figure de pièce maîtresse, tant sa capacité à attiser nos sens est pénétrante et intense. Le meilleur de MY DYING BRIDE et du CELTIC FROST de "Tristesses De La Lune" réunis pour une alliance immortelle. Un moment délicat, où des claviers discrets accompagnent un violon alléchant qui entame une mélodie irrésistible et mélancolique d’une grâce absolue. Précisons en outre que le jeu de cet instrument reste sur l’ensemble du disque relativement pauvre et sans véritable singularité. Une erreur dommageable qui sera judicieusement réparée par la suite.

L’entraînant "In Sweet Bitterness" fera remuer les plus réfractaires à l’aide de ses riffs évidents qui rappelleront le futur "Dancing To A Thousand Symphonies". On pense furtivement à "The Ethereal Mirror" de CATHEDRAL et au regard du millésime, on se rend compte que tout cela est plutôt culotté. Citons en sus le tragique "Afterglow" doté lui aussi de riffs plombés et inspirés, dont le refrain mémorable n’aurait pas dépareillé sur le "Serenades" d’ANATHEMA. L’ouverture "Cherish My Pain", malheureusement oubliable, retiendra toutefois notre maigre attention à l’aide de son dynamique break seventies. L’instrumental "Flowerskin" est lui honteusement inutile au contraire de ses petits frères se trouvant sur le chamanique "Solar Lovers". Passons sur les pièces restantes souvent poussives, qui ne parviennent pas à convaincre en dépit d’honorables intentions et de brèves qualités. Je me répète il me semble, mais vous voyez le tableau.

Une œuvre à la personnalité attachante et affirmée qui souffre des défauts liés à sa prime jeunesse. À ne pas ignorer pour qui voudrait comprendre ces dramatiques premiers pas. Tout à fait digne d’intérêt pour les amateurs du style, ce recueil de tristes complaintes oubliées exorcisera les temps de grisailles hivernales et les sombres pensées.

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   KARL VON KARL

 
  N/A



- Lucas Van Slegtenhorst (bass)
- Jason Köhnen (batterie)
- Stefan Ruiters (chant)
- Jeroen Hangkamp (guitare)
- Robert Ruiters (guitare)
- Sylvester Piyel (claviers)
- Edith Mattot (violon)


1. Cherish My Pain
2. The Merciful
3. In Sweet Bitterness
4. Ophelia
5. Together In Solitude
6. Mother Of All Passions
7. Flowerskin
8. Afterglow
9. For Eternity



             



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