Recherche avancée       Liste groupes



      
HARD ROCK  |  STUDIO

Metalhit
L' auteur
Acheter Cet Album
 


 

- Style : Black Sabbath, Path Of Samsara, Rival Sons

CHILDRENN - International Exit (2017)
Par DARK BEAGLE le 6 Avril 2018          Consultée 544 fois

Il y a des déceptions que l’on n’attend pas. Et le pire, c’est que pour les expliquer, on se retrouve comme un cancre devant sa copie, les antisèches trop illisibles pour se révéler d’une quelconque utilité. Mais bon, il s’agit quand même de sortir ce papier dans les temps, pour que l’album soit encore traité comme une nouveauté et pas comme une archive. Pour vous faire le topo, sur NIME (mâtin ! Quel beau site), on donne six mois à une nouveauté pour être traitée, ce qui est pas mal. On a le temps de bien écouter l’album, de s’en imprégner, de l’oublier et de devoir cravacher quand un admin s’amène et nous dit « hé Coco, tu crois que ça va s’écrire tout seul ? ». Quand un disque est vraiment très bon, on autorise des petits délais (c’est comme ça qu’on vous passe des albums de 2014 ni vu ni connu !), mais ce "International Exit" n’a même pas cette excuse. Et Dieu sait qu’elle est bonne. Donc va falloir que j’explique en quoi ce premier véritable opus de CHILDRENN est une déception.

"Animale", premier mini/EP des Danois avait été une belle surprise. On trouvait des Danois qui jouaient une musique sympathique, héritée des années 70 avec une modernité pas dégueulasse au milieu de tout ça. Les morceaux n’étaient pas toujours évidents, ils demandaient une certaine concentration pour être bien assimilés. Bref, le truc qui met l’eau à la bouche et qui nous fait faire des conneries. Chez NIME, on a un système de pari. Je vous en parle vite fait parce que ce n’est pas super légal, mais bon. On mise des sommes sur les nouveaux groupes qui vont, selon nous, faire le buzz. Là, vu ce que j’ai placé sur CHILDRENN, va falloir que je justifie à la banque pourquoi je vide les comptes. Et en plus ça ne me garantit en aucun cas de ne pas terminer avec les doigts brisés. Oui, chez Nightfall, nous sommes des durs. Même si ça ne se voit pas.

On passera rapidement sur le petit changement de personnel. Rune Kristensen a passé ses baguettes à Johan Lei Gellett de BABY WOODROSE (inconnu au bataillon. Et là, sincèrement, je m’en fous, vu ce que ça change). Musicalement, on reste sur une dynamique assez semblable à "Animale". Un Hard Rock qui porte donc les stigmates des ’70, voire même des ’60 avec une production tout ce qui est de plus actuel. Mais là où le groupe se montrait un peu aventureux sur "Animale" (F**k Like A Beast, oui, fallait que je la fasse), il va se montrer lancinant ici, répétant les riffs ad nauseam. Et c’est là que ça commence un peu à clocher. Parce que cela va avoir une espèce d’effet papillon sur le disque. Oui, une catastrophe naturelle peut être appliquée à un monde réduit, d’une quarantaine de minutes.

Bon, je me rends compte que pour le moment, je ne livre pas un tableau très jouasse de l’ensemble. Mais on ne va pas cracher dans la soupe non plus. Déjà, parce que ça ne se fait pas (et si vous avez vu votre mère le faire, c’est que votre père avait des trucs à se reprocher). Ensuite, parce qu’il y a des passages fort sympathiques, comme cette charnière représentée par "The Signal’s Clear" et "A New Low", cette dernière ayant de beaux relents ZEPPELINiens ; des moments où Jakob Brixen, le chanteur, semble touché par la grâce et se rapproche d’un David Bowie sans en avoir la classe cependant, mais offrant un joli contraste ("11th Hour Lullaby/Cloud #22"). Non, franchement, il y a des moments qui rappellent avec un certain bonheur ce qui était présenté sur "Animale". C’est pour cela que je ne peux pas être entièrement et extrêmement virulent avec ce disque.

Mais quand même, il y a des moments, où CHILDRENN essaye de péter un peu plus haut que son cul. Des instants où l’on se dit que les musiciens s’adressent à une certaine intelligentsia du Rock. Ah ça, on peut dire des Progueux qu’ils s’adressent à des élites (whowhowho ! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Il y a du Prog tout ce qu’il y a de plus abordable), mais certaines formations s’y entendent très bien pour nous mettre le nez dans le caca et nous y laisser (ce qui me rappelle que je dois faire le plein de PQ. C’est génial de faire de la chronique, on rebondit d’idée en idée et on évite des mini catastrophes domestiques). Ou alors, cette impression provient du fait que le groupe ne véhicule pour ainsi dire que très peu d’émotions là où "Animale" se montrait plus complexe dans les sentiments développés.

Après, je peux également me tromper. Ne pas être rentré dans ce disque malgré des écoutes répétées, espacées, répétées à nouveau est une possibilité également. Mais "International Exit" ne m’a pas parlé (le disque qui ne murmurait pas à l’oreille du chroniqueur) et malgré tout le bien que je pensais de CHILDRENN et que, au fond de moi, je continue de penser malgré tout ; il y a un raté quelque part. Et je pense aussi que le groupe est capable de nettement mieux, qu’il n’a peut-être pas su gérer la pression que ce premier album a engendré. C’est dommage, il ne manquait pas vraiment grand-chose pour avoir quelque chose de sympathique, un peu d’éléments torturés, une ambition différente quant à la composition, un goût plus prononcé pour l’aventure. Que sais-je ? Un peu de tout ça ou un élément en particulier. Là, la soupe est quand même un peu fade…

A lire aussi en HARD ROCK par DARK BEAGLE :


INGLORIOUS
Ii (2017)
Essai transformé




HEART
Fanatic (2012)
Nos marraines à tous


Marquez et partagez



Par DARK BEAGLE




 
   DARK BEAGLE

 
  N/A



- Jakob Brixen (chant, guitare)
- Manoj Ramdas (guitare)
- Jakob Jorgensen (basse)
- Johan Lei Gellett (batterie)


1. Coolache
2. Royal Fever
3. Where's The Door ?
4. Year Of Complaint
5. The Signal's Clear
6. A New Low
7. 11th Hour Lullaby/cloud #22
8. I Am The Antenna
9. Sing Sing Electric
10. Year Of Desire



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod