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BLACK SYMPHO/ORCHESTRAL  |  STUDIO

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MALEVOLENTIA - République (2016)
Par MEFISTO le 30 Mai 2016          Consultée 3084 fois

Chers fans,

Oui, car ils sont au nombre de 5, mais merde, sont-ils intenses !

Vous saviez que quand j’ai fomenté le machiavélique projet de revenir vous partager mes coups de cœur métalliques, certains membres de l’équipe n’ont pas voulu de moi ? Hanhan, ils m’ont rejeté comme une vieille éponge. Imaginez NIME sans moi aujourd’hui… 1) Plus de métaphores foireuses. 2) plus de Black Sympho.

Mais que serait le monde sans Black Sympho, je vous le demande ! Si nous philosophons comme des nèfles, cela voudrait dire que NIME ne serait rien sans Black Sympho. Avouez que c’est dans ce genre de cas extrême que les cours de philo s’avèrent essentiels…

Bref, les Français de Belfort en Franche-Comté (je n’ai aucune putain d’idée où ça se trouve) de MALEVOLENTIA reviennent en trombe avec leur troisième album, un concept autour d'un mélange pimenté de "1984" d'Orwell et des forces occultes dirigeant le pays, qui déboîte votre mâchoire et vos cervicales en un cruel et sauvage synchronisme. Les plus sensibles sentiront peut-être leurs rotules les lâcher en cours de route, qui sait. MALEVOLENTIA, qui m’a bien botté avec son second skeud, "Ex Oblivion", m'achève le fion avec ce mastodonte.

Bon, l'heure est venue de me lancer quelques fleurs. J'écrivais, à la fin de ma chro d'"Ex Oblivion" : MALEVOLENTIA est un combo à suivre, car il pourrait devenir un leader de la scène Black Sympho. Je lui souhaite sincèrement et le félicite pour cet "Ex Oblivion", fameux effort non-hollywoodien conçu pour nous ficher une peur bleue. Deux éléments à souligner : le passage sur le potentiel de devenir un leader de la microscopique scène Black Sympho française (ce qui lui est acquis avec cette orgie orchestrale et ces chœurs complètement fous) et le passage sur l'effort non-hollywoodien. Cette affirmation, avec le recul et une bonne dose de mauvaise foi, signifiait plutôt que j'espérais que MALEVOLENTIA devienne une espèce de grosse bête déjantée sans gêne qui ruerait dans le clinquant. Car j'entendais le potentiel. Et bim ! Cinq saloperies d'années plus tard, le quintette assure la relève d'ANOREXIA NERVOSA avec un album aussi dense que riche duquel il est très, très difficile, de trouver des défauts tellement il garde en haleine.

"République" est le genre d'opus qui bluffe et divertit, et pour longtemps. OK, les orchestrations de Dies foutent de la poudre aux yeux, mais il y a tellement plus de phares vous guidant durant ces 57 minutes que c'en est presque indécent. Le chant 100% en français, possédé, hurlé, pleureur, de Spleen, les mélodies hyper catchy et les innombrables solos de Dies et Raid, l'intensité des chœurs qui meublent les quelques rares interstices de l'ensemble… C'est si touffu que les titres défilent comme un train impossible à stopper, qui pourrait tourner en rond pendant des siècles sans ennuyer. Et cela grâce notamment à plusieurs airs que vous aurez l'impression d'avoir entendus sur d'autres albums de référence, de quoi recharger quelques vieilles batteries. Pas de quoi crier à la redite ou à l'hologramme, seulement au bonheur inspiré et inspirant.

"République" est ainsi un album qui s'écoute en boucle sans qu'on s'attarde aux titres des morceaux tellement chacun est passionnant, nous évoque une trame sonore de drame d'horreur historique, nous invite à nous rebeller contre la tyrannie des réels dirigeants de l'État français : les puissants des sociétés dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom-sous-peine-d'être-taxé-de-débile-avide-de-la-théorie-du-complot.

Reste que si on s'imprègne suffisamment de l'atmosphère de l'album après une quinzaine d'écoutes au minimum, il est clair que les Français ont envie d'en découdre et de clamer la vérité. Car "République" a des airs de Révolution française avec sa grandiloquence, sa langue française tapissée d'un bout à l'autre et ses thématiques coups de poing. C'est aussi une mise à jour des souffrances vécues par ce peuple déchiré, errant, et une affirmation forte dotée d'un style archi cinglant. Un objet précieux et rare en somme.

Je ne sais pas si les amateurs de Black Sympho accrocheront autant que moi à ce "République", mais il reste que cette galette pourra sûrement être comparée à "Damnation And A Day" de COF dans quelques années, quand toutes ses subtilités et géniales idées seront éventées.

Et quand nos tympans croisent un tel album, on modifie notre vision de l'art. De chroniquer aussi. C'est pourquoi, cette fois, il n'y aura pas de podium, car je vous ordonne (le mot est bien choisi) d'écouter ce skeud sans vous soucier de la tracklist. Contrairement à d'autres sorties, c'est ici un élément quaternaire dont je tirerai simplement une montée en puissance émotionnelle au fur et à mesure que les minutes s'égrènent.

Pour le reste, il vous faudra plonger tête baissée et prendre ce pain dans la gueule.

J'oserai même dire la trame sonore de la prochaine Révolution.

Note : 4,5/5.

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- Spleen (chant)
- Dies (guitare et orchestrations)
- Raid (guitare)
- Robin (basse)
- Jc Reiss (batterie)


1. Protogonos
2. Annuit Cœptis
3. Völuspá
4. Etemenanki
5. Virtù & Fortuna
6. Magnus Frater Spectat Te
7. Requiem Aeternam Deo
8. Alma Mater
9. Qohelet
10. Doxa
11. Ordo Ab Chao
12. Para Doxa
13. Nocte & Nebula
14. Eschatos



             



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