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AESTHESIA - Shattered Idols (2010)
Par ALANKAZAME le 3 Décembre 2011          Consultée 2742 fois

AESTHESIA, vous l’ignorez peut-être, mais c’est une des fiertés du Hard Rock français. C’est aussi un groupe qui a de l’expérience, avec une démo et deux albums au compteur depuis 2005. C’est enfin un groupe qui s’exporte, en Europe mais également aux États-Unis, où ses LP sont commercialisés et où il se produit en concert. Par cette chronique, je vais vous parler de leur second opus, "Shattered Idols". Preuve que ce combo français est reconnu dans le milieu, l’album a été masterisé par le Suédois Björn Engelmann, qui a déjà travaillé avec, entre autres, IN FLAMES et RAMMSTEIN. Il s’est aussi démerdé pour obtenir la participation de l’ex HARDCORE SUPERSTAR Thomas Silver et celle de Thomas Hakansson (des HELLACOPTERS) sur deux chansons. Bref, on n’a pas affaire à des glandus.

Le très efficace titre d’ouverture "Greed Machine" annonce la couleur : on aura droit à du Hard Rock, du vrai, du traditionnel, avec un bon son bien root fleurant bon les premiers AC/DC. Contrairement à ce qu’affirme bille en tête le micro-label Shotgun Generation, qui distribue le groupe en France, "Shattered Idols" n’a rien d’un album 100% Glam. Ce qui est certain en revanche, c’est que c’est un album 100% GUNS N’ ROSES. Il ne m’a jamais été donné pour l’instant de poser mes oreilles sur un album s’inspirant autant de la bande à Slash et Axl ROSE… Outre les riffs et le son des guitares (et je ne parle pas des soli), ce qui frappe le plus c’est la grande similitude entre la voix du chanteur, Nico Marlyn, et celle du sulfureux frontman des GUNS. Tout nous ramène à Axl : le timbre vocal, le style, les mélodies, et même le ton ! On retrouve cette voix râpeuse dans les aigus et la fois pâteuse et provocante dans les tonalités plus graves… Il faut vraiment l’entendre pour le croire, à la première écoute ça m’a vraiment cloué le claque-merde.

Mais bon, en dehors de ça, nos chers compatriotes d’AESTHESIA sont loin de se résumer à un vague plagiat du style de la coqueluche du Hard Rock californien. Leur album d’une durée de plus de 51 minutes est particulièrement bien foutu et équilibré. Tous les titres se valent et sont de qualité égale. Le son est plutôt pas mal, même si les petits moyens que le groupe a pu investir dans la production ne rendent clairement pas hommage à la qualité, indéniable, de ses compositions. Loin de son contenter de bourriner du début à la fin, AESTHESIA se montre capable de varier les plaisir. Outre les terribles boulets de canon "Greed Machine" et "Tales Of Underground", et les délicieusement old school "Lyna Red" et "Under 16", on tombe aussi nez-à-nez avec un mid-tempo au refrain entêtant, "Hometown", et avec une chanson aux couplets à la LED ZEP, "Mary Green". Les gratteux, omniprésents et loin d’être des manchots, se fendent sans lasser de riffs aux consonances bluesy bien trouvées, et abandonnent régulièrement la saturation pour des sonorités plus alambiquées. Pas sûr que le niveau technique général de tout ce monde-là soit bien éloigné des grands pontifes du genre. En tous cas, je ne suis pas surpris outre-mesure que ça plaise aux Étasuniens…

Bon alors quand-même, certains titres font franchement penser à GUNS N’ ROSES. "District Of Swine" aurait pu se retrouver sans problème sur "Appetite For Destruction" avec son refrain bordélique et Marlyn qui singe Axl avec une facilité déconcertante, et les refrains comme le jeu de guitares de la power-balade "Gone" ne laissent guère le moindre doute quant à la provenance de l’inspiration ayant conduit à son écriture. AESTHESIA s’inspire tellement des GUNS qu’il lui arrive souvent bien au-dessus de la cheville. Je le redis sans complexes, certains titres de "Shattered Idols" n’auraient vraiment pas dépareillé sur les trois premiers albums du groupe susdit. D'ailleurs, ces gars-là ne manquent pas d'humour, comme peut en témoigner le clin d’œil de la fameuse petite note à la guitare à la fin du titre "Rattlesnake Preacher", en tous points similaire à celle clôturant "Mr. Brownstone"... Avis aux amateurs, je vous aurai prévenu : si vous n’êtes pas convaincu dès la première écoute, il va falloir réviser vos classiques. En tous cas moi, j’ai pris mon pied, et je ne me suis toujours pas lassé de cet album !

Ça fait vraiment plaisir de voir que notre scène française compte dans ses rangs des groupes aussi talentueux. Ne serait-ce qu’au regard de la performance bluffante du vocaliste Nico Marlyn, "Shattered Idols" mérite bien quatre étoiles. Ce qui est sûr, c’est que n’importe quel bouffeur de Hard Rock de la vieille école y trouvera son compte. Maintenant, j’ai hâte de voir le groupe se produire sur scène… En première partie de GUNS N’ ROSES peut-être ?

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   ALANKAZAME

 
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- Nico Marlyn (chant)
- Julien Gatter (guitare, chœurs)
- Jetblack (guitare, chœurs)
- Johnny Lips (basse, chœurs)
- Mike Marcia (batterie)


1. Greed Machine
2. Lyna Red
3. Under 16
4. District Of Swine
5. Hometown
6. Hoodoo Queen
7. Gone
8. Tales Of Underground
9. Mary Green
10. Rattlesnake Preacher
11. Daydream



             



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