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GUARDIANS OF TIME - A Beautiful Atrocity (2011)
Par BAST le 15 Octobre 2011          Consultée 1638 fois

Refaire surface après sept ans d’absence implique une certaine remise en question. A l’opposée des formations aux sorties régulières et assez peu espacées qui peuvent se permettre une évolution douce, GUARDIANS OF TIME a un retard à combler. Il serait maladroit d’affirmer que la scène Power Metal/Speed mélodique a, en sept ans, subi une mutation en profondeur. Non, évidemment ; le style demeure le même. Reste qu’une tendance au durcissement et à la concision, dont les illustrations sont à trouver dans le retrait des quotités symphoniques, le raccourcissement des titres et l’imposition des growls black/death, s’est clairement affirmée.
Le temps du Speed mélodique à l’italienne, mal produit, chargé de clavier et gourmand en longueurs gentiment progs, est révolu.

Pour qui connaît le groupe norvégien et son second album "Machines Of Mental Design" (assez bien accueilli lors de sa sortie) rien de bien insurmontable. GUARDIANS OF TIME y manifestait déjà une forte attirance pour les guitares lourdes et tranchantes, pour le chant rocailleux, pour les titres peu enclins à s’épancher plus qu’il ne faut. Sur son successeur, on retrouve la même appétence pour les mélodies frottées à la pierre ponce (le riff de "God v2.0").
Bernt Fjellstad, seul rescapé avec Pål Olsen de la longue cassure opérée de 2004 à 2011, dispose d’une tessiture lui permettant d’adapter facilement son chant en fonction des différentes atmosphères mises bout à bout sur "A Beautiful Atrocity". Des atmosphères résolument sombres, en adéquation avec le thème développé par le quintet norvégien où il est question de pandémie défiant la science et d’aliénation. Ainsi, si Bernt Fjellstad force le trait sur "Tide Of Time", accompagnant une hargne montant en intensité, il radoucit son chant sur "I, Sinner", dans un registre au seuil du Hard FM.
Pål Olsen (l’autre rescapé, donc), gratifie son public de quelques soli aussi peu aventureux que suffisamment fournis pour que son travail soit souligné. Intervention ininterrompue sur "Tide Od Time", participation au feeling sur "God V2.0", on retrouve bien le guitariste fécond de "Machines Of Mental Design".

"A Beautiful Atrocity" s’avère travaillé et varié, un bon point pour lui, mais déçoit assez rapidement, quand on finit par lui reconnaître un grossier manque d’accroche. Alors que les refrains de son prédécesseur jaillissaient comme des bouées dans un océan tourmenté, ceux composés en 2011 souffrent d’une carence de saveurs au point, parfois, de semer la confusion chez qui cherche à en défendre l’existence ("Perverse Perfection"). Cette caractéristique, probablement voulue, produit un résultat globalement plat, dénué de ce genre d’éclaircies nécessaires à une assimilation naturelle. Sur "God V2.0", le refrain se repère facilement. Seulement, enseveli sous une avalanche de guitares, il conforte une lourdeur déjà fortement privilégiée pour, au final, confiner à un rendu indigeste.
Unique exception, "Only In A Dream". Il s’agit là d’un superbe exercice de composition où l’objectif est de reproduire la manière dont les hits des années 80 savaient filer la banane en dix secondes chrono. Étrange écart entre ce titre jouissif et ses congénères globalement ternes.

"A Beautiful Atrocity", en dépit d’une production sur laquelle il peut s’appuyer confortablement, n’est pas le digne successeur de "Machines Of Mental Design". Je me souviens combien ce dernier avait tardé à livrer tout son potentiel. L’obstination, cette fois-ci, ne fonctionne pas. On pourra se raccrocher à une poignée de parties agréables, notamment le pont acoustique sur "God V2.0", les soli adroitement exécutés ou le chant toujours opportun de Fjellstad. On se raccrochera encore davantage à la pépite "Only In A Dream".
Mais au jeu des qualificatifs, c’est bien la platitude qui l’emporte au moment des comptes.

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   BAST

 
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- Pål Olsen (guitare)
- Bernt Fjellstad (chant)
- Jonkis (basse)
- Øivind Vågane (batterie)
- Bent Lindebø (guitare)


1. The Beginning Of The End
2. Perverse Perfection
3. God V2.0
4. Monster
5. Altered In Red
6. Mind Divided
7. Heart Of Darkness
8. Sleep Eternal
9. Dreamworld Messiah
10. Tide Of Time
11. Only In A Dream
12. I, Sinner
13. The Man



             



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