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HEAVY PROG' SYMPHONIQUE  |  STUDIO

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Lexique heavy metal
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- Membre : Elvaron, Seyminhol, Heavenly
 

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SYMAKYA - Majestic 12 : Open Files (2011)
Par FREDOUILLE le 4 Juillet 2011          Consultée 5882 fois

Allez, j'en vois déjà au loin rouspéter... Un groupe français, une pochette attrayante, un style à la mode (Heavy Prog' Symphonique), une production en béton avec un mixage assuré par Simon Oberender (EPICA, KAMELOT, AVANTASIA) et un mastering effectué par un certain Sacha Paeth (ANGRA, KAMELOT, RHAPSODY OF FIRE...), le tout sur fond de concept qui a pour thème les manifestations extra-terrestres dans l'histoire appuyé par d'importantes recherches bibliographiques, et hop... quoi de mieux pour que SYMAKYA se voit propulsé en sélection du site. C'est facile non ?

Seulement voilà, et détrompez-vous lourdement, votre serviteur n'est pas du genre à plonger si facilement devant tant de "tape à l'oeil". SYMAKYA est tout simplement loin d'être une sélection du site au rabais, si l'on s'en tient réellement à la qualité intrinsèque musicale de l'album. Car cet opus, il faut bien le reconnaître, est la grosse découverte du premier trimestre 2011 (sortie de l'album le 14 mars). Fondé en 2009, SYMAKYA n'est d'ailleurs pas né de la dernière pluie si l'on regarde de plus près son line-up ; tout d'abord, Matthieu Morand, son fondateur, qui commence sérieusement à être connu dans le milieu avec notamment ses projets parallèles comme ELVARON - groupe de Metal Prog'- (je vous renvoie d'ailleurs à ma chronique de "The Buried Crown" (2005)- l'album est super -) et AKROMA (2 albums au compteur : "Sept" (2006) et "Seth" (2009)) officiant dans l'extrême. Preuve que le Monsieur ne chôme pas vraiment. Puis Kevin Kazek qui n'est autre que le chanteur de SEYMINHOL (idem, je vous renvoie à ma chronique de "Septentrion's walk" (2005) sur le site) et enfin Thomas Das Neves (excellent sur l'album) le batteur d'HEAVENLY sur l'album "Virus" (2006).

C'est donc à des musiciens chevronnés que l'on a affaire ici et c'est sous la forme d'un trio que SYMAKYA nous offre donc son 1er album intitulé "Majestic 12 : Open Files". Et quel album mes aïeux ! On va souvent chercher l'album "perle rare" du coté des ténors du genre et bien souvent (en tout cas bien plus souvent qu'avant), on n'y retrouve pas vraiment ce que l'on était en droit d'attendre : la déception ou la terrible désillusion. C'est selon.
On devrait parfois regarder d'un peu plus près ce qui se passe chez nous en France. Car lorsqu'on voit ce que SYMAKYA est capable de produire ici pour son premier album (QANTICE avait fait de même dans un genre pas énormément si lointain), on peut dire qu'il n'a strictement rien à envier à ses collègues étrangers. On ne peut juste qu'applaudir et lever les bras bien haut, poings fermés, devant tant de brio.

"Majestic 12 : Open Files" nous est présenté comme un album de Metal Symphonique. Mais je trouve que cela est bien restrictif pour un album de cette trempe. A travers les 10 titres qui composent l'album on est plus souvent confronté à un Heavy Metal classieux, alambiqué et musclé avec des accents carrément progressifs et quelques touches symphoniques de premier ordre comme le montrent non seulement les deux longs interludes ("The First Disturbing Contact" et "Disconnected : End Of Process" tout deux d'une durée d'un peu plus de 3 minutes) qui s'apparentent plus à une sorte de B.O. de film (samples et orchestrations à l'appui), mais aussi "Other Keys" avec sa très belle introduction (NIGHTWISH n'est pas très loin pour le coup) ou encore le rapide "Under The Banner Of The Faith" sur lequel il règne un souffle carrément épique grâce à des séquences orchestrales tout bonnement magistrales.

Je trouve d'ailleurs que le trio a trouvé LE juste équilibre entre :

- Le coté Heavy Metal de la chose avec des riffs particulièrement catchy ("Supervision : Code 1945" ou encore "Genesis" - et son passage à la basse de toute beauté - lequel nous renvoie directement vers le "Forever Free" de STRATOVARIUS), des rythmiques rapides et musclées, et quelques accents années 80's bien sentis à l'image de "Of New Idols" qui rappellera sans aucun doute un certain QUEENSRYCHE de l'époque (ou plus récemment SHADOW KEEP sur son 1er album),

- Le coté Prog' du en partie à quelques structures un tantinet complexes mais jamais prise de tête. Rassurez-vous (pour ceux qui ne raffolent pas du Prog'), nous ne sommes pas ici en présence d'un DREAM THEATER ou d'un ANDROMEDA bis (au hasard...).

- Et le coté Symphonique, léger comme l'air, dilué avec précision et délicatesse. ce qui fait que "Majestic 12 : Open Files" ne parait d'ailleurs jamais pompeux. Jamais.


De ce fait, l'ensemble des compositions nous donnent véritablement cette sensation de fluidité (tout semble vraiment couler de source entre les parties les plus Heavy, les quelques claviers ou orchestrations nous offrant parfois quelques ponts ou breaks aériens, atmosphériques de toute beauté comme sur l'excellent "Messenger Of The Verb" (un régal pour nos oreilles), et les parties les plus techniques agrémentées de soli mélodiques de très grande classe. Matthieu Morand s'en donne vraiment à coeur joie sur l'album et nous offre de véritables moments de bravoure à l'image de ce solo sur "Genesis", de celui effréné de "Human God ?" (d'une durée de près d'une minute ! Du grand art !) ou de ceux de "Supervision : code 1945" mis en évidence par des breaks tout bonnement magnifiques (l'orgasme n'est vraiment pas loin !).
Enfin, comment ne pas souligner également le chant clair si impeccable et posé de Kevin Kazek sur l'ensemble de l'album. Sa voix puissante, juste et haut perchée (attention, je n'ai pas dit aigüe !) est franchement admirable et nous offre même quelques grands moments de bonheur à la manière d'un B. Dickinson comme sur "Messenger Of The Verb" ou sur "Human God ?" avec des ohohohohoh particulièrement vigoureux et énergiques.

Voici donc un album particulièrement jouissif, vous l'aurez compris, étonnamment mature pour un premier essai avec des compositions alambiquées, riches et variées (celles-ci oscillent bien souvent entre 7 et 9 minutes) nous offrant de sublimes paysages mélodiques.
Ne passez surtout pas à coté de cet O.V.N.I.; ça tombe bien pour un concept album ayant pour thème les petits hommes verts !


Morceaux préférés : "Genesis"; "Messenger Of The Verb", "Human God ?"

La bizarrerie de l'album : l'interlude "The First Disturbing Contact" qui se situe en seconde position sur l'album et qui coupe un peu l'élan donné par "Genesis" (néanmoins volontaire je suppose selon le concept de l'album).

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   FREDOUILLE

 
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- Matthieu Morand (guitare & basse)
- Kevin Kazek (chant)
- Thomas Das Neves (batterie)


1. Genesis
2. The First Disturbing Contact
3. Other Keys
4. The Inner Control (an Evolutionary Experience)
5. Under The Banner Of Faith
6. Messengers Of The Verb
7. Of New Idols
8. Supervision : Code 1945
9. Human God ?
10. Disconnected : End Of Process



             



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