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MESSALINE - In Cauda Venenum (2009)
Par POWERSYLV le 2 Juin 2009          Consultée 2856 fois

Ville situé au sein d’une province riche par son patrimoine et sa gastronomie, Bourg en Bresse est un véritable carrefour au sein de le région Rhône Alpes. Mais ce n’est pas pour faire mon Jean-Pierre Pernaut que je vous mets l’eau à la bouche de la sorte, c’est bien pour vous parler d’un groupe de heavy metal français du nom de MESSALINE. En espérant que ce glorieux nom antique ne fournira pas au groupe un destin aussi funeste que l’impératrice romaine du même nom, rendue célèbre par Suétone et Tacite notamment. Ce serait dommage. D’autant que les 3 principaux protagonistes du combo (Eric Martelat au chant, Mickäel Colignon à la guitare et JC Zurun à la basse) n’étaient pas des nouveaux venus dans les sphères metalliques lorsqu’ils ont créé le groupe il y a 5 ans maintenant. Les 3 zicos ont fait leurs armes dans ABSURD (rien à voir avec les décérébrés d’Outre-Rhin) et ont sorti deux albums sous ce nom ("Pour un Oui Pour un Nom" en 2001 chez Adipocere et "Dernières Sommations" en 2003 chez Brennus).

La première fois que j’ai entendu parler de MESSALINE, c’était sur le Tribute à KILLERS (un groupe qui les a beaucoup influencé) intitulé "Les Fils des Loups" (2004). Ils reprenaient le « French Paradox » des Tueurs Basques, un des derniers titres de leur 109 (1999). La reprise était honorable mais ce n’était pas le titre qui se détachait « plein pot » du tribute (remarquez, valait mieux ça que de s’en détacher pour de mauvaises raisons … mais je ne citerai pas de noms). Je suis passé à côté de "Guerres Pudiques", premier album sorti en 2005 – désolé. Messaline, les guerres puniques … des jeux de mots … ben ma foi ça pourrait me plaire tout ça moi qui suis fan d’histoire et qui me repasse les épisodes de « La Classe » en boucle.

J’ai eu 19/20 en option en latin au bac. Bon, c’était en 1992 (faites le calcul). In Cauda Venenum, ça veut dire “le venin est dans la queue”. Et chez MESSALINE, tout est piquant.

Et ça commence par les textes (ce qui m’a le plus impressionné dans le travail du groupe), avec un Eric Martelat très en verve, même si j’avoue avoir un peu de mal avec le timbre de sa voix qui a pourtant le mérite de sonner très spontané. Remarquez, ça m’avait fait pareil avec KILLERS à l’époque. Me faut un temps pour m’habituer aux voix plus rugueuses. Les textes sont l’un des points forts du groupe avec moults jeux de mots bien trouvés selon les situations. La richesse des textes et les redondances syllabiques d’ « Espèce d’icône » où le champ lexical antique et mythologique est mis en valeur place la barre très haut dès le début. L’histoire et occultisme vous attendent depuis les tortures de Savonarole (« Le Bûcher des Vanités ») jusqu’aux conflits récents d’où sortent les mutilés (« L’infirme amant »). On peut trouver également un peu d’heroic fantasy – miroir imaginaire pas si éloigné de la réalité finalement – avec le très bon « Fin de règne » … alors qu’un hommage bilatéral (ben oui, moi aussi les jeux de mots ça me connaît) appuyé au grand Claude Nougaro (R.I.P.) et à Bernard Lavilliers nous attend au tournant sous la forme d’un dynamique « Nougat Noir » (medley inattendu du célèbre « Nougayork » du premier et des « Idées Noires » du deuxième). « Zèle de poulet » cuisine la police aux petits oignons pour une chansonnette assez amusante et « Ecarte-Les » revient dans le giron de l’histoire avec nos amis les Templiers, chers au monde du metal.

Musicalement, MESSALINE trouve ses racines dans le heavy metal des années 80, IRON MAIDEN et/ou KILLERS en tête, bien que l’humour et les références (sans parler du chant en français) me font parfois pas mal penser à ADX. Quelques breaks et accélérations bien pensées font sortir certains classiques du lot (« Espèce d’icône », « L’infirme amant », « Fin de règne » …), d’autres marquent moins musicalement que par leurs textes. Le point faible de l’album est le son qui me paraît un peu sale : un son plus moderne et propre aurait certainement apporté un bonus non négligeable à ces petites perles de metal qui auraient été plus « lustrées ». Mais bon, peut-être que je suis exigeant sur ce point où trop habitué aux sons actuels (faudrait que j’arrête le death suédois). Ceux qui aiment le son « brut de décoffrage » auront certainement un autre avis sur la question et je leur laisse le soin d’ajouter l’étoile supplémentaire qui fera de ce « In Cauda Venenum » peut-être un futur album culte du metal français. Pour la part, les qualités intrinsèques développées sur l’album valent au minimum un 3/5. Je monte la note à 3,5/5 afin de prodiguer nos encouragements à un groupe français qui, avouons-le, sait cultiver sa personnalité propre. Et c’est si rare !

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   POWERSYLV

 
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- Eric Martelat (chant)
- Mickäel Colignon (guitare)
- Jc Zurun (basse)
- Stéphane Cordovado (batterie)


1. Espèce D'icônes
2. Le Bûcher Des Vanités
3. L'infirme Amant
4. Toujours Plus Bas
5. Souffler Dans Le Cul De Lucifer
6. Fin De Règne
7. Nougat Noir
8. Zèle De Poulet
9. Ecarte-les
10. Tragic Circus
11. In Cauda Venenum



             



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