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- Style : Hammerfall, Nocturnal Rites

IRON FIRE - Revenge (2006)
Par BAST le 4 Septembre 2006          Consultée 4109 fois

IRON FIRE est considéré par une frange d’amateurs de heavy mélodique comme le canard boîteux du genre. Mais ces Danois sont-ils réellement aussi pathétiques qu’on a pu le lire ça et là ?
Non.

IRON FIRE subit à mon sens la surexposition qui avait accompagné son premier album. Car porté par une signature fracassante chez Noise, IRON FIRE a été médiatisé très rapidement. Et ceci en plein boom du revival heavy. Ainsi, ceux qui supportaient difficilement l’émergence de groupes fortement inspirés par telle ou telle référence sans apporter une once de nouveauté dans leur musique ont trouvé en IRON FIRE le groupe à conspuer par excellence. Un peu comme STEEL ATTACK, signé en France par CNR (ex NTS).

Je ne remets pas en cause l’opinion de ces fidèles à un style où HELLOWEEN et GAMMA RAY ont été depuis belle lurette sacralisés. Chacun son avis, finalement. Mais que le choix se fût porté sur IRON FIRE plutôt que sur un autre relève à mes yeux de l’injustice. D’ailleurs, le simple fait qu’un groupe porte à lui seul la « faute » commise par beaucoup d’autres est anormal. Ca n’est rien moins que de l’humiliation intellectuelle.

IRON FIRE n’est certainement pas le groupe de speed mélodique le plus mauvais qui soit. IRON FIRE est même plutôt adroit dans le genre, quoiqu’il ait cette fâcheuse tendance à trop insister sur la pléthore de clichés dont les groupes Suédois raffolent, HAMMERALL oblige (chœurs guerriers, attitude « on y croit », jusqu’auboutisme stylistique).

Sur « Revenge, à commencer par le titre, ces clichés sont bien là… Et les titres de power/speed mélodique fédérateur aussi, j’y reviendrai.

IRON FIRE a beau comptabiliser près de dix ans de carrière, « Revenge » ne constitue que son troisième opus. En effet, cinq années ont été nécessaires pour finaliser cet album et surtout pour IRON FIRE de renaître de ses cendres, comme la bio le précise sur le site officiel des Danois.
En effet, après les mauvaises critiques recueillies par « On The Edge » (2001) tandis que « Thunderstorm » (2000) avait enchanté la plupart des magazines allemands, IRON FIRE a entamé une lente descente aux enfers.
Alors que six mois eurent été nécessaires pour trouver un nouveau batteur, après que Noise eut libéré le groupe de ses obligations, peu satisfait de la démo qu’il venait de lui fournir, une fois que le guitariste originel eut quitté ses comparses par manque de motivation face aux galères de l’époque, il a fallu à IRON FIRE consentir plusieurs sacrifices afin de parvenir à sortir la tête de l’eau et sortir « Revenge ».
Non des moindres, celui de digérer la signature chez un label moins influent que Noise, Napalm Records (excellent label au demeurant). Celui aussi d’accepter de repartir de zéro.
Fort heureusement pour le groupe, c’est une nouvelle fois Tommy Hansen (HELLOWEEN) qui s’est chargé de produire « Revenge ».

Que les fans du groupe se rassurent, IRON FIRE retourne à ses premières amours. La mollesse relative de « On The Edge » est oubliée, le groupe a pris l’initiative d’adopter de nouveau un tempo appuyé. Power metal plus que speed mélodique d’ailleurs, la musique des Danois se décline en douze compos musclées.

Parmi les plus marquantes, on retiendra l’épique « Metal Messiah », où le chant à la Andi Derris de Martin Steene est convaincant, l’entraînante « Savage Prophecy » qui sent bon les années 80, la martiale « Stand As King » et son refrain bien ficelé, l’hymne « Alone In The Dark », la ballade « Ice Cold Arion » et ses fragrances authentiques ou encore « Break The Spell », soutenue par une guitare lourde et massive.

Bien foutu, cet album pourra contenter nombre d’amateurs de heavy épique costaud. Après, il convient de pardonner au groupe quelques petites erreurs. Toujours les mêmes, en fait, car la formation danoise n’a pas changé.
IRON FIRE est « true » et n’hésite pas à le rappeler à travers des chœurs guerriers à la HAMMERFALL, des riffs parfois simplistes ou des refrains qui, en voulant aller à l’essentiel, cassent parfois le construction plus élaborée des morceaux qu’ils accompagnent.

Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts, IRON FIRE revient à un moment où ce type d’album continue d’encombrer les bacs des disquaires. Mais les Danois disposent de plusieurs atouts. Ce côté « true metal », d’une part, un peu tombé en désuétude ces derniers temps. Voilà peut-être de quoi contenter certains fidèles qui attendent de leurs formations fétiches un retour aux sources plutôt qu’une évolution vers du « tout symphonique ».
Autre atout et pas des moindres, la production impeccable de Tommy Hansen, qui sait y faire pour puiser l’essence même des années 80, avec tout juste ce qu’il faut de « réactualisation ».

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   BAST

 
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- Jens B. (batterie)
- J.j (guitare)
- Martin Steene (chant)
- Martin Lund (basse)
- Kirk Backarach (guitare)


1. Wings Of Rage
2. Iron Head
3. Metal Messiah
4. Wirhlwind Of Doom
5. Savage Prophecy
6. Fate Of Fire
7. Stand As A King
8. Brotherhood Of The Brave
9. Alone In The Dark
10. Mind Machine
11. Ice Cold Arion
12. Break The Spell



             



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