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DESULTORY - Into Eternity (1993)
Par SHAKESBEER le 29 Juillet 2006          Consultée 2208 fois

Au début des années 1990, une nouvelle scène de death commençait à s’imposer sérieusement face aux Etats-Unis (la Floride est d’ailleurs le foyer du style) : la Suède. Un certain nombre de groupes, issus de cette scène, comme ENTOMBED, DISMEMBER, GRAVE ou encore UNLEASHED sont désormais une référence dans le milieu. Mais derrière cette « vitrine » se cachent d’autres groupes, moins connus : c’est le cas de DESULTORY.
DESULTORY s’est formé en 1989 et, après quelques démos et un EP, a sorti en 1993 son premier album « Into Eternity », objet de cette chronique (ouf, j’y viens). Ce groupe est logiquement moins connu que les groupes précités, puisqu’il a changé de nom et de style après trois albums seulement, en 1996, pour se nommer ZEBULON, groupe de heavy metal, toujours actif de nos jours.

L’album démarre sur le pied de guerre avec le morceau titre, qui est, autant le dire tout de suite, un bijou ! Ce titre sans faille frise la perfection : il allie dynamisme, intensité et mélodie (mais tout est relatif), il définit d’ailleurs très bien cet album. Durant ces 6 premières minutes, le groupe nous démontre que nous n’avons pas là affaire à un groupe de pacotille ou superficiel.
Et n’en restons pas là : le reste de l’album est du même acabit, même si le titre « Into Eternity » se place un chouilla au dessus de l’ensemble (un peu comme « Painkiller » de JUDAS PRIEST en fait). On enchaîne donc sur « Depression » et sa rythmique entraînante, « Tears » et son solo sublime, le soutenu « The Chill Within », « Forever Gone » avec son riff plus lent et hypnotique au début, avant de repartir de plus belle, etc., on pourrait mentionner tous les titres !
Le death pratiqué sur cet album est intelligent, il est assez accrocheur, et comme je l’ai annoncé plus haut, doté d’un certain dynamisme, tout en étant parfois aéré par des passages –plus lents ou non- assez mélodiques (dans le sens où ces passages sont beaucoup plus mélodiques que dans du death classique, mais ce n'est pas pour autant du death mélodique ou du heavy, et encore moins de la chansonnette ^_^) et sublimes. Je citerais par exemple le passage unique, inoubliable que contient « Into Eternity » (le titre, non l’album), et un passage de « Tears ». Il est vrai que les soli sont extrêmement soignés, se rapprochant même du heavy par moment, ce qui apporte une touche très positive à l’ensemble. On sent dans de tels moments les prémisses du death mélodique qui ne va d’ailleurs pas tarder à émerger dans le même pays. De plus, on décèle parfois un petit côté thrash, notamment sur certains couplets, par exemple sur ceux de « The Chill Within » et « Twisted Emotion », la voix typée thrash/death (sur ces passages) y contribuant assez. Tiens justement parlons de la voix, elle n’est ni caverneuse, ni monocorde à la CIANIDE ou à la DECAPITATED, mais plutôt assez criarde tout en restant quand même dans les graves. Son intonation est en parfaite adéquation avec le son, qui est assez typique de cette vague de death suédois du début de la décennie 90 : un son pas très clair, assez brouillon, mais qui permet de distinguer sans peine chaque instrument (la guitare a vraiment un son idéal, et justement quand on entend une guitare seule, elle a un son assez thrash, pour rejoindre ce que je disais plus haut), et permet d’apprécier pleinement l’agressivité assez évidente qui émane des compos (ce n’est pas le genre de son qui adoucirait le tout).
La production est d’ailleurs effectuée par le même homme (Tomas Skogsberg) que les premiers GRAVE, mais je trouve qu’il a vraiment progressé par rapport à « You’ll Never See » (deuxième album de GRAVE, sorti une année plus tôt), dans lequel la production gâchait un peu l’ensemble à mon goût.
Les musiciens connaissent bien leur sujet (on le sent dès le début) et nous délivrent leur substance avec une spontanéité que je trouve essentielle. On peut en retenir une rythmique assez béton et tout de même variée, une voix féroce sans être écorchée, et des parties de guitare bien trouvées (que ce soit dans les riffs ou dans les soli).
A la fin de l’album, la musique s’efface progressivement (pour aller dans l’éternité ?) et laisse place à une note unique assez glaciale, jouée au synthé probablement. (c’est la seule touche de synthé de tout l’album - je précise).

En conclusion, c’est un album que j’affectionne beaucoup (même si ce n’est pas le chef d’œuvre du siècle), doté d’excellentes compositions, excellemment interprétées par le groupe. Un album énergique et passionnant s’écoutant sans difficultés. Ne serait-ce que par curiosité, si vous tombez dessus un jour, n’hésitez pas à jeter une oreille, ou même les deux tant qu’à faire :)…(au risque d’être déçu à la limite, cette chronique étant totalement subjective).

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   SHAKESBEER

 
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- Klas Morberg (guitare, chant)
- Stefan Pöge (guitare)
- Hakan Morberg (basse)
- Thomas Johnson (batterie)


1. Into Eternity
2. Depression
3. Tears
4. The Chill Within
5. Visions
6. Twisted Emotion
7. Forever Gone
8. Passed Away
9. Asleep



             



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