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ARSEBREED - Munching The Rotten (2005)
Par GORR le 2 Février 2006          Consultée 1674 fois

Commençons directement cette chronique par un petit point biographique. ARSEBREED (autrefois nommé BLOODCUM) a été fondé en 2000 et a immédiatement débuté sa carrière par un brutal death US dans la lignée d'un DEEDS OF FLESH ou encore d'un IMMOLATION. Après un petit break survenu en 2002, les hollandais remettent le couvert deux ans après, avec un line-up complètement remanié. PYAEMIA, DISAVOWED, et MANGLED. Trois géants du brutal death réunis dans une même formation : ARSEBREED. Bordel, ça fout quand même l'eau à la bouche ! Avec ce premier album, ARSEBREED était prêt à poser les bases de leur musique et à foutre tout le monde sur le cul. Neurotic Records a apparemment voulu tenter le coup avec les hollandais et après la sortie de ce nouvel opus, ils doivent quand même l'avoir mauvaise. Oui, n’allons pas par quatre chemins, j'ai tout de même été déçu par ce premier forfait. Et justement de part ce line-up, le groupe n'a vraiment pas assuré pour le coup.

C'est technique, beaucoup trop technique en fait. Le groupe fait abstraction de toute mélodie mais aussi de toute puissance. Ca n'envoie pas, ça ne blast pas. Presque aucun break pour se raccrocher à quelque chose. Les riffs sont tout de même bien foutus, et la basse claque aussi à n'en plus finir, mais le tout reste trop linéaire et surtout sans originalité aucune. "Munching The Rotten" nous donne plus l'impression d'être en pleine écoute d'un album de DEEDS OF FLESH, que d'être entrain d'écouter du ARSEBREED. C'est justement pour cela que l'album perd tous ses points. Le plus souvent les morceaux sont mid-tempos, une petite accélération bienvenue, un riff sensas, mais aucune puissance et détermination dans tout ça. C'est de la pure démonstration technique, rien de plus. Les guitares combattent avec une batterie ressemblant somme toute à des barils de lessive, et la basse ne prendra son ampleur que dans ses parties solos, où elle ne sera pas étouffée par une voix gutturale pas si bonne que ça, elle-même étouffée par le reste d'un arsenal pas si meurtrier que cela. Cette kermesse de technicité n'aura donc pas l'effet escompté sur un auditeur en perte de régime plus l'album avancera au fil des minutes. "Munching The Rotten" n'a pas l'âme qu'il voudrait avoir, et ne rivalise même pas une seconde avec un "Pierced From Within" de SUFFOCATION ou encore un "Reducted To Ashes" de DEEDS OF FLESH, qui dans la même veine qu'ARSEBREED avait proposer quant à eux, quelques chose de vraiment nourrissant comparé à ce "Munching The Rotten".

Aucun titre ne marquera l'auditeur d'un petit quelque chose sortant de l'ordinaire. L'album reste brutal, mais vidé de toute puissance dès "Festfit Stretched Third Eye" qui nous annonce directement à quoi nous avons à faire. Seuls quelques petits passages viendront nous redonner le sourire par courts moments, comme la basse virevoltante de Rizzo sur "Bloody Posttraumatic Ejaculation". Mais pour le reste, l'album demeure plat au possible, et assomme l'auditeur comme il se doit. Ni les riffs de Daan et de Marco assez bien ficelés, ni la voix de Bob assez gutturale et alternée, ne viendront prendre de l'ampleur derrière ce manque d'originalité flagrant et désolant. Et quand vient l'écoute de "Anal Cum" (vive le nom), on se rend bien compte que l'opinion que l'on se faisait de "Munching The Rotten" était la plus juste qu'il soit. Les hollandais ne font rien sur cet album, et n'accentue en aucun cas leur brutal death d'une quelconque nouvelle facette qui aurait pu bien lui aller. Les morceaux deviennent de plus en plus répétitifs, la batterie devient de plus en plus insupportable, et le chanteur devient de plus en plus muet tout au long de l'album. Mais les guitares, elles, n'arrêtent pas une seconde. Leurs riffs gras et rapides ne laissent aucune place et aucun moment à l'auditeur de respirer une seconde.

Sa production ne fera pas gagner plus de points à "Muching The Rotten". A vouloir trop sonner US, le groupe n'a pas vraiment fait le bon choix. Scott Burns n'est effectivement pas derrière les manettes, et le tout restera infiniment mal produit, laissant subsister un son assez exécrable. Les guitares donneront encore plus envie de vomir de part leurs sonorités américaines, et énerveront plus qu'autre chose pendant les 30 minutes beaucoup trop longues de "Munching The Rotten".
Quant aux paroles, bien évidemment, c'est le sang et l'horreur qui dominent une fois de plus. Une pochette assez loufoque viendra tout de même agrémenter des paroles gore, encore une fois déjà-vu dans le milieu.

Alors voilà ce qu'ARSEBREED nous avait réservé, et effectivement le groupe n'a pas tiré l'as de pique ici, mais plus le 2 de trèfle. Les fans de DEEDS OF FLESH seront pour le moins assez ravis mais les plus pinailleurs auront leur mot à dire. Mais ne tirons tout de même pas la langue trop vite à ARSEBREED, les hollandais ont tout de même un énorme potentiel, qu'ils peuvent utiliser à tout moment. Cependant, "Munching The Rotten" n'a pas réussi sa mission, et c'est vraiment dommage pour lui. Trop de talent tue le talent.

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- Daniel (guitares)
- Pranger (guitares)
- Joey (chant)
- Floris (batterie)
- Robbe (chant)
- Rizzo (basse)


1. Fistfit Stretched Third Eye
2. Vaginal Butchery
3. Bloody Posttraumatic Ejaculation
4. Impregnated While Giving Birth
5. Munching The Rotten
6. Riping Chainsaw Orgasm
7. Stabbed In The Arse
8. Rectal Vomit
9. Anal Cum
10. Vomit Heaps Of Flesh
11. Chopped In Excrements



             



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