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DREAMLAND - Future's Calling (2005)
Par JULIEN le 27 Janvier 2006          Consultée 2616 fois

Suédois et adoptant un patronyme que j’associai immédiatement à la chanson d’HAMMERFALL figurant au programme du célèbre « Legacy Of Kings », DREAMLAND ne se contente pas de ces quelques menus ressemblances de forme d’avec leurs compatriotes. Et à l’écoute de ce premier album, on comprend d'ailleurs pourquoi Joacim Cans (chanteur d’HAMMERFALL) soutient ces jeunes suédois, se chargeant même de capturer les performances vocales, ainsi que le travail des guitares et de la basse, le maître Andy LaRocque (KING DIAMOND) s’occupant de la batterie et du mixage : DREAMLAND clame son amour pour un Heavy Speed Metal puissant et épique très traditionnel, dans le très droite lignée… d’HAMMERFALL pardi !

Il est en effet difficile de ne pas penser à la bande d’Oscar Dronjak et Joacim Cans à l’écoute de ce premier effort de DREAMLAND : même type de rythmiques à la croisée d’ACCEPT, MANOWAR et STORMWITCH, très bon chant aigu relativement proche (mais un peu plus maniéré), sens de la composition directe et lignes vocales accrocheuses, solos léchés, musique à l’ampleur conquérante mais toutefois polie d’une certaine méticulosité mélodique... bref, DREAMLAND ne promeut strictement aucune originalité, et ne dépareillerait pas le moins du monde en première partie des grands frères qui participèrent largement au revival Heavy traditionnel, dans la seconde partie des 90’s.

Sans surprises mais rebondi d'énergie, bien peu osé mais délivré avec ferveur, « Future’s Calling » ne manque ainsi pas d’évoquer « Legacy Of Kings » pour ses moments les plus costauds, mais lorgne surtout du côté de « Renegade » et « Crimson Thunder » étant donné son recours à une palette mélodique plus éclatante. Et le souci principal de la chose se terre ici : Appuyé par une production en béton, faisant preuve de justesse et d’un talent réel (les musiciens sont d'ailleurs à la hauteur), DREAMLAND n’en reste pas moins très captif de son influence principale évidente. Et du coup, n’apporte pas grand chose au propos Metal actuel, ni même à celui du genre dans lequel il s’inscrit.

L’argumentation semble donc assez simple ici : Sauf surprise, DREAMLAND devrait convaincre (et même ravir) sans problème les mordus d’HAMMERFALL et faire passer un bon – voire un excellent - moment aux amateurs de Metal traditionnel, et qui ne traquent pas l’esquisse révolutionnaire au détour de chaque sortie discographique. Mais il aura du mal à attiser les appétits de fans échaudés par ce type de sortie « spécialisée » et assez fortement cloisonnée. Ce qui est d’autant plus dommage que le groupe possède de très grosses qualités et sait composer (excepté la reprise de STRYPER "All For One") de vrais petits hymnes que l’on se plaît à reprendre en choeur (diantre, il y a même les "hohoho" de rigueur) et qui restent en tête facilement : "Hearts Like Lions", "A New Way", "Breaking The Chains", "Die Slowly", "Dreamland", "Future's Calling", "A New Dimension"... Et aucun titre raté à signaler dans le lot, l'album se réservant en outre une certaine homogénéité (fait assez rare pour un premier essai). Même la jolie ballade "Fade Away" se montre plaisante, avec son duo masculin-féminin certes convenu mais plutôt réussi.

Il m'est de ce fait difficile d'arrêter une note pour cet album. A ne comptabiliser que mon pur plaisir, je pencherais volontiers pour le 4/5. Mais je conçois que les lecteurs ne possédant pas mes accointances avec le genre pratiqué et/ou ne supportant pas les épigones puissent trouver "Future's Calling" horripilant, et matraquer le disque en condamnant cette très grande proximité d'avec les ainés suédois. La note m'est donc tout à fait propre, ne témoigne que du vif plaisir ressenti à l'écoute de cet album de cinquante minutes sacrément bien fichu - dont je ne me lasse pas en outre -, et fait l'abstraction de cette parentalité spirituelle d'avec HAMMERFALL. Pour prendre une image, "Future's Calling", c'est un peu comme se rendre au cinéma pour y apprécier un film dont on anticiperait la trame et les rebondissements, sans pour autant que cela handicape le plaisir simple et corrélatif d'un très bon moment de divertissement. Car si je devais "évaluer" ce disque en tenant compte de la "personnalité" du propos, gageons qu'il ne grimperait certes pas si haut dans mon échelle de notation. A DREAMLAND donc de nous démontrer qu’il sait se donner les moyens de se forger une véritable identité qui lui permettrait de s'imposer plus nettement dans l’océan surpeuplé du genre.

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   JULIEN

 
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- Joacim Lundberg (chant)
- Eric Rauti (guitare)
- Johan Eriksson (guitare)
- Mats Rendlert (basse)
- Marcus Sköld (batterie)


1. The Chance (intro)
2. Hearts Like Lions
3. A New Way
4. Breaking The Chains
5. Destiny
6. Die Slowly
7. Fade Away
8. All For One
9. Dreamland
10. Future's Calling
11. Blank Mind
12. A New Dimension
13. Repeating Supremacy (outro)



             



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